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31 mars 2015

Projection du film Entre leurs mains à Redon

Le 11 mai, à Redon, sera diffusé le film Entre leurs mains sur l'accouchement vécu par la femme, la naissance vécue par le bébé...
La page facebook peut vous intéresser aussi : https://www.facebook.com/events/

La projection aura lieu au cinéma Manivel : http://www.cinemanivel.fr/entre-leurs-mains
Séance débat "un autre regard sur la naissance en France", lundi 11 mai à 20h30. En présence de Jacqueline Lavillonnière, sage femme.

Pour un avant goût : la bande annonce :

A bientôt !

31 oct. 2014

Sondage jeunes mamans

Vous avez accouché entre juillet 2013 et avril 2014 ?
Je me fais aujourd'hui le relai d'une sage-femme qui fait une étude sur les effets du maternage sur la vie du couple après la naissance de bébé. Que vous ayez materné ou non, vous pouvez participer à ce sondage.


Bonjour,
Je suis sage-femme et actuellement en formation au Diplôme inter-universitaire de sexologie à la faculté de médecine de Paris Descartes.
Pour valider mon cursus (3ans), j’effectue une étude sur la répercussion des pratiques de maternage sur la sexualité du couple après la naissance.
Pour cela, je diffuse un questionnaire qui va me constituer deux groupes, un maternage et un témoin que je comparerai dans un deuxième temps.

Pour pouvoir répondre à ce questionnaire, il suffit d’avoir accouché entre Juillet 2013 et Avril 2014.

Voici le lien pour participer au sondage : sondage couple après une naissance

Merci de votre aide.
Chloée BL

A bientôt !

1 oct. 2014

Loba ou la Naissance aujourd'hui : Cinéma engagé - 1 film à soutenir

Quel est le rôle des sages-femmes?
Comment les femmes vivent-elles la naissance aujourd'hui ?

C'est ce que propose de découvrir le film documentaire "Loba" - ici la bande annonce :


LobaFilm est un documentaire de Catherine Béchard, une mosaïque de témoignages qui incitent à se questionner sur l'accouchement de nos jours et la condition du métier de sage-femme aujourd'hui.


Synopsis:
Catherine Béchard, ostéopathe et thérapeute depuis plus de 20 ans a été amenée, au cours de sa pratique, à se questionner sur les conditions d'accouchement des mamans. Alors que la plupart lui répondait qu'elles avaient vécu un accouchement "normal", Catherine s'est demandée ce qu'était un "accouchement normal".
Elle est partie, accompagnée de sa fille Lila à la rencontre de mères, de pères, de sage-femmes, d'obstétriciennes, de doulas en France, en Catalogne, au Mexique et à Cuba pour recueillir les récits de ce moment intime qu'est la naissance.

"Ce film a été réalisé dans l'objectif qu'il puisse être utilisé comme un outil pour informer et créer des débats. Cette automne, nous lançons un crowdfunding (financement participatif) afin de rémunérer les professionnels qui ont permis à ce film de voir le jour.
A cette occasion, nous organisons des projections de la bande-annonce suivies de débats au sein d'associations, de collectifs.
Si vous êtes intéressés, contactez-nous!

Vous pouvez aussi suivre l'actualité du film sur facebook
ou nous suivre sur twitter "

Cécile Pomier, coordinatrice de communication LobaFilm
La sortie du film est prévue pour janvier 2015.
A partager !

Liens et sources:
Le site :  loba films
l'histoire du film, les projets, les objectifs...
Le blog : lobafilm le blog

21 févr. 2014

Statut des sages-femmes : où en est-on ?

Communiqué de presse_20/02/2014
IIIème marche des sages-femmes à Paris
Le 19/02/2014, 4000 sages-femmes étaient venues de toute la France, réclamer à Marisol Touraine des mesures concrètes concernant leurs revendications.
Depuis 4 mois, les sages-femmes mènent une grève sans relâche face à l’injustice faite à cette profession.
Elles demandent à rejoindre le statut médical hospitalier existant : praticien hospitalier, permettant une réelle autonomie et une rémunération à hauteur des compétences et responsabilités.
Elles réclament des mesures concrètes afin que la sage-femme, profession ayant les compétences nécessaires, est une visibilité  dans la parcours de santé des femmes  afin d’améliorer l’accès aux soins pour le suivi gynécologique, la contraception ou le suivi de grossesse.
Elles veulent intégrer une formation universitaire dans une composante universitaire autonome. Elles veulent que le statut du corps enseignants et celui des étudiants soient décidés en même temps que les décisions rendues pour les sages-femmes hospitalières.
Le 19/02/2014, s’est tenu la dernière réunion du GT sur le statut hospitalier.
Le Collectif a voulu croire en un vrai débat sur le statut des sages-femmes. Un débat centré sur l’intérêt des femmes avec un statut qui affirme l’autonomie des sages-femmes dans l’organisation des maternités.
Le socle commun est vide de sens, les hypothèses sont incohérentes au niveau législatif. Le statut dans la Fonction Publique Hospitalière n’aura de médical que le nom ! Les médecins, praticiens hospitaliers, eux-mêmes ont dit que jamais ils ne rejoindraient cette filière de la FPH.
Le Collectif des sages-femmes se demande comment la Ministre pourrait prendre une décision d'une telle importance pour les femmes et les sages-femmes en se basant sur un document contenant nombre d'incohérences et ne tenant pas compte des propositions des sages-femmes représentées par le Collectif qui souhaitent le statut de praticien hospitalier
Le Collectif des sages-femmes refuse de valider le socle commun en l’état et les propositions actuelles de statut hors et dans la FPH qui renient le caractère médical de la profession.
Le Collectif des sages-femmes (ONSSF, CNSF, ANSFC, ANESF, CNEMa, CFTC santé sociaux)
Contacts presse pour le Collectif des sages-femmes :
Caroline RAQUIN (Organisation Nationale Syndicale des Sages-Femmes) : 06 66 42 95 94
Nicolas DUTRIAUX (Collège National des Sages-Femmes de France) : 06 12 89 22 64
Yannick LARTIGUE (Fédération Santé CFTC) : 06 81 89 21 92
Isabelle DERRENDINGER (Conférence Nationale des Enseignants en Maïeutique) : 06 46 81 18 01
Sylvie BONNEFONT (Association Nationale des Sages-Femmes Cadres) : 06 74 36 32 45
Anthony WEBER (Association Nationale des Etudiants Sages-Femmes) : 06 46 13 20 87

ONSSF     
Elisabeth TARRAGA,
secrétaire générale
Chargée de la Communication

0621942526



22 janv. 2013

Bibliothèque MMM

Bibliothèque MMM  (réservée aux adhérents) 
Prêts au mois, renouvelable si l'ouvrage n'est pas réservé.

Liste des ressources documentaires présents dans la bibliothèque
 
Allaiter, c’est bon pour la santé de la mère et de l’enfant
Claude Didierjean-Jouveau,Jouvence 2003

Amour, enfant, boulot...comment sortir la tête de l’eau
 Anne Gatecel, Carole Renucci, Albin Michel 2000

Attendre bébé... autrement, ressources pour une grossesse naturelle
Catherine Piraud-Rouet, Emmanuelle Sampers-Gendre, La plage, 2008
 
Au cœur des émotions de l’enfant
Isabelle Filliozat, Marabout, 1999

Césariennes: questions, effets, enjeux. Alerte face à la banalisation
Dr Michel Odent, Le souffle  d’or, 2005
 
Comme des invités de marque
Léandre Bergeron,Trois-pistoles, 2002
 
Donner la vie en beauté, Conseils esthétiques pour le visage et pour le corps avant et après la naissance
Clarins, 1997

Eduquer sans punitions ni récompenses
Jean-Philippe Faure, Jouvence, 2005

100 activités Montessori pour préparer mon enfant à lire et à écrire - 2/6 ans
 Marie-Hélène Place, Nathan 2010  
 
… Et je ne suis jamais allé à l’école, histoire d’une enfance heureuse
André Stern, Actes Sud, 2011
 
Elever son enfant autrement, ressources pour un nouveau maternage
Catherine Dumonteil-Kremer, La plage, 2009
 
Etre parent avec son cœur, l’approche de la Communication Non Violente
Inbal Kashtan, Jouvence, 2006
 
Frères et sœurs sans rivalité, manuel de survie pour une famille plus sereine! 
Adele Faber Elaine Mazlish, Editions du Phare 2013

Guide des couches lavables et autres alternatives aux couches jetables
Ouvrage collectif sous la direction de Carine Phung, Grandir Autrement, 2008

Homéopathie La femme enceinte
Docteur Claudette Rocher, Marabout, 2003
 
J'ai tout essayé. Opposition, pleurs et crises de rage: traverser sans dommage la période de 1 à 5 ans
Isabelle Filliozat, JC Lattès, 2011

Jeux et massages, à l’école, à la maison, en centre de vacances
Joël Savatofski, Vivez soleil, 2002
 
La Fessée, questions sur la violence éducative
Olivier Maure
 
La peau et le toucher, un premier langage
Ashley Montagu, Seuil, 1979

L'allaitement de la naissance au sevrage
Marie Thirion, Albin Michel, 2004

L’apprentissage informel expliqué à mon inspecteur
Claudia Renau, L'Instant présent, 2012

La véritable nature de l’enfant, Choisir l’amour pour guide
Jan Hunt L'Instant présent, 2007
 
Le bébé et les apprentissages, Genèse et incidences
Sous la direction de M. Glaumaud-Carré et M. Manuélian-Raver, Syros,1995
 
Le guide de l’allaitement maternel
inpes, 2009

Le quotidien avec mon enfant, un environnement adapté aux jeunes enfants
Jeannette Toulemonde, L'Instant présent, 2005
 
Les clés de l’harmonie familiale
Christel Petitcollin, Jouvence, 2004
 
Les couches lavables, ça change tout
Christelle Beneytout, La plage, 2008

Les 10 plus gros mensonges sur l’accouchement
Blandine Poitel, Dangles,2006
 
Les lois naturelles de l’enfant
Céline Alvarez, Les arènes, 2016
 
Le massage de bébé
Euphia, Natural baby care 2005

Les philo-fables pour la Terre
Michel Piquemal, Philippe Lagautrière, Albin Michel, 2010
 
Mon cahier Steiner Waldorf, activités créatives au fil des saisons
Isabelle Huiban Mizuho Fujisawa, Nathan, 2017
 
Parents efficaces au quotidien, la méthode Gordon expérimentée et vécue
Docteur Thomas Gordon, Marabout, 1995

Parler pour que les enfants apprennent à la maison et à l’école,
Adele Faber, Elaine Mazlish, Relations Plus, 2004
 
Partager le sommeil de son enfant
Claude Didierjean-Jouveau, Jouvence, 2005
 
Peau à peau, technique et pratique du portage
Ingrid Van Den Peereboom, Jouvence, 2006

Petits plats maison pour jeunes enfants
Pascal De Lomas, Isabelle Delaleu, Le Duc.S, 2010
 
Porter bébé, Avantages et bienfaits
Claude Didierjean-Jouveau, Jouvence, 2005

Pour une naissance à visage humain
Claude Didierjean-Jouveau, Jouvence, 2000

Pour une parentalité sans violence
Claude Didierjean- Jouveau, Jouvence, 2002

Magazines Cram-cram N°18 (janvier-février), 19(mars-avril 2013), (pour les enfants à la découverte du monde, sans pub)

Magazines Peps (parentalité positive) Abonnement en cours depuis 2018

Magazines Keizen :
N° 7 (Dossier Les dessous du vêtement éthique),
N° 8 (Dossier Permaculture : coopérer avec la nature),
N° 9 (Dossier Cosmétique bio, la nature sur la peau),
N° 10 (Dossier : pourquoi a-ton besoin des arbres ?),
N° 11 (Dossier : Plus forts ensemble, Comment des communautés se mobilisent pour changer leur destin)

Magazines Grandir Autrement (Numéros 2, 7, 8, 9, 10, 11, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 24, 26, 27, 30, et Hors séries Numéro 2 Naître chez soi, N°3 L'instruction en famille, N°7 le sommeil),
 et abonnement en cours depuis 2018

Magazines Fanette et Filipin (depuis automne 2019)


Autres livres pour références :

Les 10 plus gros mensonges sur l'accouchement (Blandine Poitel)
Le fermier et l'accoucheur (Michel Odent)
Césariennes : questions, effets, enjeux (Dr Michel Odent)
Pour une naissance à visage humain (Claude Didierjean-Jouveau)
Allaiter, c'est bon pour la santé (Claude Didierjean-Jouveau)
Pour une parentalité sans violence (Claude Didierjean-Jouveau)
Partager le sommeil de son enfant ( Claude Didierjean-Jouveau)
Porter bébé ( Claude Didierjean-Jouveau)
Peau à Peau (Ingrid Van Pereboom)
Le massage de bébé
Les clés de l'harmonie familiale (Christel Petitcolin)
Relations frères et soeurs (Catherine Dumonteil-Kremer)
Eduquer sans punitions ni récompenses (Jean-Philippe Faure)
Sans fessée comment faire (Olivier Maurel)
 Le quotidien avec mon enfant (Jeannette Toulemonde)
Jouons autrement (Catherine Dumonteil-Kremer)
Arrête d'embêter ton frère, laisse ta soeur tranquille (Elizabeth Crazy)
Les maths à toutes les sauces
Parler pour que les enfants apprennent (Faber et Mazlisch)
 Relaxations créatives pour les enfants ( Nathalie Peretti)
Jeux-Massages (Joel Savatofski)
L'atelier des bonbons bio (Linda Louis)
Peintures végétales avec les enfants (Helena Arendt)
L'adolescence autrement (Catherine Dumonteil-Kremer)
Parler aux ados pour qu'ils écoutent (Faber et Mazlisch)
Fais-toi confiance (Isabelle Filiozat)
Nos grands-mères savaient (Jean Palaiseau)
Jolies tenues pour fillettes coquettes (Akiko Mano)
Mademoiselle (Mes carnets de couture Yuki Araki)
...

Mis à jour le 28/09/2019

6 juin 2012

Bien débuter son allaitement

Allaitement : les débuts

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Ce dossier a été publié dans Allaiter Aujourd'hui n°31, LLL France 1997

Un bon départ pour l'allaitement


Même s'il faut dire et redire qu'en matière d'allaitement, pratiquement rien n'est irrécupérable, qu'on peut, avec une forte motivation, beaucoup de soutien et de bonnes informations, presque "tout" rattraper, il n'en reste pas moins que dans les faits, un mauvais démarrage se conclut trop souvent par un sevrage précoce.
Or ces mauvais démarrages n'ont rien de fatal. Il ne sont le plus souvent que le résultat de mauvais conseils, donnés en toute bonne foi mais qui dénotent une ignorance totale de la physiologie de la lactation.
Aussi avons-nous eu envie de revenir sur le sujet qui faisait le dossier du premier numéro à 'Allaiter aujourd'hui' .
Huit ans après, si l'on en croit les témoignages qui suivent, les choses ne se sont pas beaucoup améliorées, et les trois "règles d'or" ne semblent toujours pas connues ni appliquées dans beaucoup de services de maternité.
Elles sont pourtant - en plus de l'importance de la tétée précoce - le B.A.BA d'un bon démarrage :
- une bonne position du bébé au sein (tout son corps tourné vers la mère, il a en bouche non seulement le mamelon mais une bonne partie de l'aréole, qu'il comprime entre sa langue et son palais), ce qui évite douleurs de mamelons, crevasses (voir AA n° 23), et par une bonne stimulation du sein, apporte au bébé tout le lait dont il a besoin ;
- dès la naissance, un allaitement vraiment à la demande, c'est-à-dire sans limitation ni du nombre ni de la durée des tétées, sans intervalle minimum entre deux prises du sein (les 3 heures fatidiques !), ce qui permet d'éviter les engorgements, de bien mettre en route la lactation et de combler les besoins de nourriture, succion et contact du bébé(l);
- pas de biberons de complément, qui comportent un double danger. D'une part la tétine du biberon (de même que les sucettes et les téterelles) risque d'entraîner chez le bébé
une confusion sein/tétine, qui fait qu'il ne sait plus "bien" téter le sein (voir AA n° 28). D'autre part les compléments (qu'il s'agisse de lait ou d'eau sucrée) perturbent l'établissement de la sécrétion lactée : selon la loi de l'offre et de la demande, plus le bébé tète, plus il y a de lait, moins il tète, moins il y a de lait ; s'il est "calé" par un biberon, il va moins téter, fera fabriquer moins de lait, sera frustré à la tétée suivante, et l'on sera alors tenté de lui donner davantage de complément. Amorce d'un engrenage qui aboutit très vite au sevrage du sein.

Mais plutôt que de détailler ces "il faut, il ne faut pas", nous avons eu envie de publier ici une large partie de l'intervention du Dr Gro Nylander à la Journée internationale de l'allaitement, le 21 mars dernier. La façon dont elle décrit comment l'allaitement démarre quand on ne lui met pas de bâtons dans les roues, nous a semblé tellement simple, belle et naturelle, que nous avons voulu vous la faire partager.
N'oublions pas que Gro Nylander est norvégienne, que les bébés norvégiens sont allaités à 98% à la naissance, qu'ils le sont encore à 60% à 6 mois. Preuve que le démarrage s'est bien passé !
Ce que nous pouvons souhaiter de mieux aux bébés et aux mères de chez nous, c'est de pouvoir vivre eux aussi un démarrage aussi simple.

C.D.J.

(I) Rappelons que toutes les observations de populations primitives, où l'allaitement se rapproche sans doute le plus de ce que la Nature a prévu pour l'espèce humaine, montrent des tétées courtes et très fréquentes (trois ou quatre par heure, jusqu'à une soixantaine par 24 heures !). Voir par exemple Melvin Konner et Carol Worthman, "Nursing Frequency, Gonadal Function, and Birth Spacing Among !Kung Hunter-Galherers", Science, vol. 207, 15 Feb. 1980, pp. 788-91.



Les organisatrices de ce congrès m'ont demandé de parler du bon démarrage de l'allaitement. C'est un point capital, car si le départ est bon, l'essentiel du travail est fait, et la mère allaitera généralement sans gros problèmes.

Le mode de naissance et les analgésiques jouent un rôle.
Un accouchement normal, par voie basse et avec une analgésie réduite au minimum, est ce qu'il y a de mieux. Tous les analgésiques, y compris la péridurale, ont un impact sur le nouveau-né, et affectent négativement la mise au sein pendant plusieurs jours. Ces dernières années, nous avons appris de plus en plus de choses sur les capacités, instincts et réflexes du nouveau-né, qui permettent à la plupart des enfants nés à terme et en bonne santé de trouver le sein, dans la mesure où la mère n'a pas été trop lourdement médicamentée pendant l'accouchement.

Dans les circonstances normales, tous les bébés nés à terme et en bonne santé sont placés dès la naissance sur le ventre de leur mère, à proximité de ses seins. Le bébé peut pleurer, avoir quelques petits problèmes respiratoires transitoires ou avoir besoin de se reposer. Mais après un moment de repos, pouvant aller de quelques minutes à une ou deux heures au maximum, la plupart des bébés se réveillent et ont un comportement standardisé. Si les yeux du bébé ne sont pas fermés par un œdème, il va regarder avec une grande concentration, et fera preuve d'un intérêt particulier pour le visage de sa mère -surtout ses yeux- et pour le sein et le mamelon.

Il commencera à faire des grimaces avec sa bouche, à bouger les lèvres et la langue. Si l'on touche ses lèvres, il ouvrira grand la bouche. Si on lui touche la joue, il se tournera vers le côté touché.

Il va commencer à ramper, d'abord en remuant les hanches et les jambes, puis en remuant les bras, dans le but de se hisser vers les seins. Il va commencer à porter sa main à sa bouche. Il va étendre et replier les bras, et essayer d'agripper tout ce qui lui passera sous la main, souvent le mamelon s'il le peut.

De même, la plupart des mères agissent de façon similaire, pour peu qu'on les laisse faire tranquillement et qu'on leur assure que tout va bien. Elles vont explorer tendrement le corps de leur bébé du bout des doigts, parcourant tout son corps s'il est nu. Plus tard, elles vont le caresser pour le rassurer, surtout s'il pleure, et garderont sur lui des mains protectrices.

A certains moments, le bébé "appellera" sa mère à l'aide de petits cris aigus : "Eh ! Eh !", et la mère répondra. Elle parlera à son bébé, généralement d'une voix très particulière, d'une tonalité douce mais plus aiguë que la voix normale, la "voix de bébé". Les recherches ont montré que les bébés portaient une attention particulière à ce type de voix, tout particulièrement si elle provient de leur mère. Les bébés sont nettement moins intéressés par les voix masculines de tonalité grave.

(...) Le nouveau-né a aussi un sens de l'odorat bien développé. Si l'un des mamelons est lavé et pas l'autre, la plupart des nourrissons choisiront le sein non lavé. Il vaut donc mieux que la mère ne se soit pas lavée juste avant. Et si plus tard, un bébé est mis en présence d'un coussinet provenant du sein d'une mère allaitante et d'un coussinet provenant du sein de sa propre mère qui ne l'allaite pas, il choisira le coussinet de la mère qui allaite. Le bébé sait qu'il a besoin de ce lait ! De même, la plupart des mères savent, au bout de quelques jours, reconnaître leur bébé à son odeur les yeux fermés.

Le bébé va devenir de plus en plus actif dans sa recherche du mamelon. Il va bouger la tête, la remuer de droite à gauche, quelque chose que nous n'aurions pas cru possible il y a quelques années.

Habituellement, il semble bon d'aider le bébé à prendre le sein quand il montre qu'il est prêt à le faire. Mais si on ne le fait pas, bon nombre de bébés en bonne santé se débrouilleront pour trouver le sein eux-mêmes. Lorsque le mamelon touche sa bouche, le bébé commence à le "chercher", ouvrant grand la bouche, remuant les lèvres, allongeant la langue afin de pouvoir prendre une large bouchée de sein dans sa bouche. Il est nécessaire que le tissu mamelonnaire soit introduit jusqu'au fond du palais dur pour déclencher le réflexe de succion. Il est très important d'attendre que le bébé ait un bon réflexe de fouissement, même si nous souhaitons l'aider, car cela lui rendra plus facile une bonne prise en bouche du sein.

Nous devons faire en sorte que le bébé fasse ses premières expériences de succion sur un sein souple et extensible, et non sur la tétine dure et peu élastique d'un biberon ou d'une sucette, ce qui peut induire une confusion sein/tétine.

Parfois le bébé ne tétera pas correctement au sein les toutes premières fois. Il pourra se contenter de frotter son nez dessus et de goûter un petit peu. Il sera alors important d'expliquer à la mère que c'est une façon comme une autre de commencer, et que cela ne constitue pas un refus du sein.

Il est bon que le bébé reçoive quelques gouttes de colostrum lors de cette première tétée, ce qui aidera au démarrage de ses fonctions digestives et immunitaires. Il est encore plus important de savoir que le fouissement du sein par le bébé induit des taux très élevés d'hormones chez la mère, ce qui fera démarrer en flèche sa sécrétion lactée.

Le nombre des récepteurs pour l'ocytocine est particulièrement élevé dans le tissu mammaire juste après la naissance. Cette hormone, qui est responsable des contractions utérines pendant l'accouchement, est aussi responsable du réflexe d'éjection du lait. Lorsque le bébé tète, un signal est envoyé par le système nerveux depuis les seins de la mère jusqu'à l'hypophyse et l'hypothalamus, lieux de production de l'hormone, qui sera excrétée dans le sang. Elle sera ensuite amenée par la circulation sanguine dans toutes les cellules maternelles, induisant des contractions utérines après la naissance, ainsi que la contraction des petits muscles qui entourent les ascini mammaires, ce qui en fera sortir le lait. Ce circuit du sein au cerveau, du cerveau au sang, avec retour au sein, prendra un certain temps, souvent plusieurs minutes au début. C'est une des raisons pour lesquelles les instructions qui limitent fortement le temps passé au sein par l'enfant sont si néfastes à l'allaitement. Le réflexe d'éjection ne nécessite qu'une faible quantité d'ocytocine, mais sans cette faible quantité, le bébé n'obtiendra pas le lait.

L'ocytocine est aussi produite lorsqu'on caresse la peau, et elle induit un sentiment de bien-être tant chez la mère que chez l'enfant. Après quelques instants, la mère et l'enfant montreront les signes d'une douce somnolence, et pourront même s'endormir ensemble pour peu qu'on les laisse sans les déranger.

(...) Le rôle du père, à ce moment particulier, me semble être celui de protecteur. Très souvent on voit le père suivre tout le processus très attentivement. Au bout d'un moment, lorsque règnent le calme et la paix, quelque chose de drôle arrive : le père commence à ressembler à un lion ! Il pourra entourer de ses bras protecteurs sa femme et son enfant, et si quelqu'un approche, surtout si c'est une personne inconnue, il respirera profondément, soufflera vers la personne en question et lui jettera un regard peu amène.

Parfois le bébé ne tétera pas correctement au sein les toutes premières fois. Il pourra se contenter de frotter son nez dessus et de goûter un petit peu. Il sera alors important d'expliquer à la mère que c'est une façon comme une autre de commencer, et que cela ne constitue pas un refus du sein.

"brouillard de l'allaitement"
Dans mon pays, nous avons une expression, le "brouillard de l'allaitement". Elle rend compte de cette observation, faite depuis bien longtemps, selon laquelle une femme qui allaite, tout particulièrement pendant les premières semaines après l'accouchement, est dans une sorte de flou. Elle est centrée sur elle-même. Elle obtient généralement des scores plus bas aux tests cognitifs. Cela est probablement un judicieux arrangement de la Nature au moment où la mère a besoin de se concentrer sur son bébé et sur leur petit univers commun.

Plusieurs des hormones secrétées lors de l'allaitement ont apparemment cet impact. La prolactine, produite aussi par la glande pituitaire pendant les tétées pour réguler la sécrétion lactée, atteint son plus haut niveau après les tétées nocturnes, ce qui assure ensuite à la mère un bon repos.

Une hormone digestive, la cholécystokinine, sécrétée tant chez la mère que chez l'enfant pendant les tétées, induit un sentiment de détente et de satisfaction. Le contact peau à peau a le même effet. Les bébés qui reçoivent une quantité adéquate de calories mais ne bénéficient pas d'un contact physique, pourront présenter une stagnation staturo-pondérale. La cholécystokinine facilite aussi la mise en place chez l'enfant des systèmes de stockage énergétique.

Il est souvent dit que l'allaitement est épuisant à cause des tétées nocturnes. Toutefois, même pendant le séjour en maternité, les femmes qui n'allaitent pas sont aussi fatiguées que celles qui allaitent et gardent leur bébé avec elles pour l'allaiter la nuit. Toutes les mères auront besoin de siestes pendant la journée. Une des raisons en est probablement que les rythmes de sommeil changent chez la nouvelle mère, sans doute à cause des modifications hormonales induites par l'allaitement. La mère atteindra plus rapidement le stade du sommeil paradoxal, un sommeil particulièrement important, profond et réparateur, le sommeil des rêves.

Ainsi dans l'idéal, nous avons la mère et son enfant en train de se reposer tranquillement ensemble, après avoir vécu cette suite de réflexes qui ont aidé l'enfant dans son voyage depuis le placenta jusqu'au sein. Il est important qu'ils ne soient pas dérangés. Il a été démontré que même une seule minute d'interruption, par exemple pour aspirer le bébé, est suffisante pour retarder le processus et en compromettre le succès.

Néanmoins tout n'est pas perdu si nous ne pouvons pas obtenir ce départ idéal. Les premières heures qui suivent l'accouchement semblent être une période capitale pour le démarrage de l'allaitement et l'établissement du lien mère/enfant, mais grâce à leur cerveau très développé, les humains ont beaucoup d'autres possibilités et occasions d'établir la lactation et les liens mère/enfant. Cela demandera juste davantage d'efforts à la mère et à l'enfant, et davantage de soutien de la part des professionnels de santé.

L'on m'a aussi demandé de dire quelques mots sur les suppléments donnés en maternité, étant donné que cela constitue en France un problème important. Croyez-moi, vous n'êtes pas les seuls ! Il a été difficile de faire accepter le fait qu'un pauvre bébé devait apparemment rester affamé en attendant la montée de lait chez sa mère, même si aucun autre mammifère ne reçoit de suppléments après sa naissance.

Il y a douze ans, j'ai mené une étude sur la supplémentation en Norvège. A cette époque, les laits industriels à base de lait de vache avaient été proscrits, et l'eau glucosée était le supplément donné en routine. Elle était donnée toutes les trois à quatre heures pendant les trois premiers jours, pour prévenir l'hypoglycémie.

Il est apparu que les enfants recevaient en moyenne 600 ml de cette eau sucrée en trois jours. Cela semble peu de chose à première vue, mais cela correspond à quarante canettes de boisson sucrée avalées par un adulte...

Lorsque l'on a abandonné cette pratique, la prévalence de l'hypoglycémie n'a pas augmenté. A leur sortie de maternité, les enfants qui n'avaient reçu que le lait de leur mère avaient une meilleure prise de poids que ceux qui avaient reçu tous ces suppléments.

Aujourd'hui, en Norvège, très peu de bébés nés à terme et en bonne santé reçoivent autre chose que le lait de leur mère. Aucun supplément n'est donné, sauf indication médicale. Bien sûr, il a fallu se battre pour obtenir ce résultat : ce n'est que l'an dernier que nous avons achevé de mettre au point un texte sur les "critères médicaux pour la supplémentation en maternité", texte approuvé par les chefs de service en pédiatrie et auquel tous les services de maternité se sont vus demander de se conformer.

(...) Les maternités constatent que les mères ont plus de lait et plus vite que jamais auparavant, et que les bébés perdent moins de poids maintenant que lorsqu'ils recevaient des suppléments en abondance.
(...) Je vous souhaite bonne chance dans votre travail en France. Il semblerait que vous en ayiez besoin !

Le texte complet de cette intervention et celui de toutes les interventions à la 3° Journée internationale de l'allaitement sont publiés dans un numéro hors-série des Dossiers de l'allaitement.

Gro Nylander

Le texte complet de cette intervention et celui de toutes les interventions à la 3° Journée internationale de l'allaitement sont publiés dans un numéro hors-série des Dossiers de l'allaitement.



Peut être reproduit, imprimé ou diffusé 
à condition de mentionner la provenance de cet article.

30 mai 2012

Pour la naissance respectée ici, là et partout dans le monde




Film à faire tourner et partager partout et à toutes et tous !

Film to be shared to everybody and  all over the world !


Très émouvant !

Réagissons !

8 févr. 2012

Le CIANE dénonce les dangers de l'utilisation d'ocytocine de synthèse durant l'accouchement (Communiqué de presse)

Communiqué de presse du CIANE 7 Février 2012
Etude INSERM : l’ocytocine pendant l’accouchement est un facteur de risque indépendant d’hémorragie grave

Avertissement : un communiqué légèrement différent a été envoyé à un certain nombre de correspondants du CIANE lundi 6 février. Nous avons souhaité apporter quelques modifications afin de clarifier notre propos, mais cela ne change en rien le fond de notre position. Merci de faire référence plutôt à cette dernière version.

Les hémorragies graves du post partum ont causé 61 décès maternels en France entre 2001-2006. [1]
Une étude menée par l’INSERM [2] pendant 2 ans en 2004-2006 dans plus de 100 hôpitaux français, a mis en évidence une augmentation significative des hémorragies du post-partum (HPP) graves lorsqu’on administre pendant l’accouchement de l’ocytocine (ou oxytocine, hormone dont la forme de synthèse est le Syntocinon®)
Le risque d’HPP grave est pratiquement doublé en cas d’administration d’ocytocine (X 1,8), il est de surcroît proportionnel à la quantité administrée : quintuplé (X 5,7) pour les plus hautes doses, c’est à dire celle observées dans 10% des accouchements avec ocytocine. [3]
Cependant, l’administration préventive d’ocytocine juste après l’accouchement permet de réduire le risque d’HPP grave et donc de compenser dans une certaine mesure l’augmentation de risque liée à l’administration d’ocytocine pendant le travail, sauf quand les doses administrées pendant l’accouchement sont fortes.

Les maternités doivent en tirer des leçons sans attendre
La volonté des praticiens de contrôler le déroulement de l'accouchement s'est traduite par un recours croissant à un certain nombre de pratiques (déclenchement, accélération du travail) dont l'administration d'ocytocine est une composante essentielle: ceci permet de comprendre que, comme le montre l’étude INSERM, elle soit devenue aujourd'hui une pratique de routine en France concernant ⅔ des accouchements par voie basse.
Compte tenu des risques associés à l’administration d’ocytocine, nous demandons aux professionnels de santé de remettre en question sans tarder les protocoles d’accélération du travail et de réserver les interventions aux situations dans lesquelles elles ont une indication précise et validée. La même modération devrait s’appliquer concernant les déclenchements: en particulier, nous espérons la prise en compte des recommandations du Collège national des gynécologues et obstétriciens français qui font le point sur les plages de déclenchement pour les grossesses prolongées [4].

Eradiquer l’obstétrique du pompier-pyromane
Le mérite de cette étude de l’INSERM a été d’émettre et de tester l’hypothèse, difficilement audible quand l’étude a été lancée en 2005 [5], que des accidents graves pouvaient être causés par les pratiques de ceux-là mêmes qui, ensuite, tentaient de sauver les femmes.
Nous ne doutons pas que les professionnels aient agi en toute bonne foi, suivant le credo de l’obstétrique “plus on intervient, plus c’est sûr”. Cette attitude doit appartenir définitivement à l’histoire et faire place au principe du “primum non nocere”, autrement dit : sur une femme qui va bien, on ne prend pas le risque d’intervenir sans savoir si, vraiment, c’est mieux.

Il faut agir : appel aux agences de santé, sociétés professionnelles, et pouvoirs publics
En coordination avec le collectif des associations et syndicats de sages-femmes, nous avons présenté en juin 2011 un dossier de demande de travaux à la Haute autorité de santé (HAS) sur l’évaluation des interventions et des modalités de surveillance au cours d’un accouchement à bas risque. Nous serons vigilants à ce qu’il y soit donné suite.
Parallèlement, les résultats de l’étude INSERM plaident pour un réexamen sans délai des recommandations sur l'hémorragie du post-partum, élaborées par le CNGOF et validées par la HAS en 2004. Nous déposerons une saisine en ce sens auprès de la HAS.
Le CIANE en appelle aux sociétés savantes - Collège national des gynécologues et obstétriciens français, Collège national des sages-femmes - pour qu'elles attirent dès maintenant l'attention des praticiens sur les risques induits par l'utilisation de l'ocytocine et soutiennent les démarches de révision des recommandations de pratique professionnelle.
Les pouvoirs publics ne peuvent rester inactifs face aux résultats de ces études qui révèlent que des procédures lourdes pour sauver des femmes (transfusions, hystérectomies, admissions en réanimation...) ainsi que les traumatismes et séquelles associées – voire peut-être des décès – sont pour partie la conséquence de pratiques obstétricales utilisées en routine.
Le Collectif interassociatif autour de la naissance (CIANE) est un collectif d'associations agréé pour la représentation des usagers dans le système de santé. Il réunit une quarantaine d’associations françaises d’usagers de la santé concernés par les questions relatives à la grossesse, à la naissance et aux premiers jours de la vie.
Le CIANE a développé une expertise collective appuyée sur l’expérience des associations, valorisée dans des partenariats avec des professionnels (HAS, CNGOF).
Il milite auprès des pouvoirs publics pour le respect des parents, de leurs droits et de leurs choix, et réclame une information complète et loyale sur les choix qui se présentent aux parents.

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CIANE, 9 rue Boulitte, 75014 Paris
Contact : Chantal Ducroux-Schouwey, 06 77 00 57 61
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Références

[1] Rapport du comité national d’experts sur la mortalité maternelle (CNEMM) 2001-2006.
http://www.invs.sante.fr/publications/2010/mortalite_maternelle/rapport_mortalite_maternelle.pdf Sur 61
décès pour hémorragie du post-partum en 2001-2006, 33 ont été expertisés, parmi lesquels 17 font
suite à un accouchement par voie basse. Dans 9 cas, il y a eu déclenchement sans indication précise
et parfois sans indication du score de Bishop. Analyse clinique pp 23-26
[2] Oxytocin during labour and risk of severe postpartum haemorrhage: a population-based, cohortnested case–control study. Belghiti J et coll. BMJ Open 2011;1:e000514 doi:10.1136/bmjopen-2011- 000514 http://dx.doi.org/10.1136/bmjopen-2011-000514 (texte intégral en accès libre)
[3] Il s’agit des risques ajustés. Les autres variables prises en compte : âge maternel, indice de masse corporelle avant la grossesse, antécédent d’hémorragie post-partum, antécédent de curetage de l’utérus, primiparité, déclenchement du travail, fièvre > 38°C pendant le travail, analgésie péridurale, durée de la phase active du travail, durée des efforts expulsifs, âge gestationnel, extraction instrumentale, épisiotomie, déchirure périnéale, poids de naissance. La population exclut les femmes ayant un antécédent de chirurgie utérine dont la césarienne, les grossesses multiples, les morts foetales, les accouchements avant 37 semaines de gestation, les accouchements par césarienne, les femmes ayant des problèmes de santé et des maladies obstétricales (pre-existing conditions, obstetric disease)
[4] J Gynecol Obstet Biol Reprod 2011;40:693-962. Texte court sur le site du CNGOF
http://www.cngof.asso.fr/D_TELE/RPC_gr_prolongee_2011.pdf
[5] http://ciane.net/Ciane/DossierHPP

31 janv. 2012

Couches : quels choix ?

Les couches , chaque bébé ou presque ( HNI )  est concerné depuis que l'Homme se préoccupe de l'hygiène familiale... C'est donc un choix important  : non content de concerner une période minimale de 2 ans (souvent un peu plus) , les couches jetables, si elles ont été un pas vers une libération familiale et féminine, comme on dit souvent, ne sont pas sans danger pour la peau de nos enfants ni sans conséquences écologiques ! En outre, le budget pour les couches jetables n'est pas mince, c'est important de noter en effet que les utilisateurs de couches lavables font des économies non négligeables!

Image Creative Commons Flickr Nalu Images


Un reportage intéressant à partager pour tous ceux qui n'ont pas encore décidé ou qui se posent des questions :
Couchormama (Arte)

" Comment, pour de jeunes parents, concilier travail quotidien, émancipation et conscience écologique ? Un rapide calcul montre en effet l'ampleur du problème environnemental posé par l'emploi généralisé des couches culottes : en France, par exemple, les décharges publiques doivent traiter chaque année 2,5 milliards de tonnes de couches usagées. L'enquête sur les pratiques existantes dans les pays industrialisés et sur l'extension du marché dans les pays émergents confirme que, de manière générale, il ne faut pas compter sur les industriels pour s'attaquer fondamentalement au problème. Mais d'autres pays, d'autres cultures traitent différemment l'hygiène des tout-petits. Et l'abandon de la couche jetable n'est pas forcément synonyme d'un retour à l'âge de pierre, comme le montre ce film très bien documenté qui donne la parole à des chercheurs, des fabricants, des consommateurs, des écologistes et des féministes de tous horizons. "


(la vidéo n'est plus disponible en lien direct, désolée)
Pour voir d'autres vidéos d'arte pour les parents : videos.arte.tv/videos/parent

Parents quels choix s'offrent à nous ?

Maman de 5 enfants, croyez que je n'aurais pas continué d'utiliser les couches lavables une fois testées si je n'avais pas largement trouvé plus d'avantages à leur usage qu'à celui des couches jetables... même face à des jetables écologiques, les lavables ne sont pas spécialement plus contraignantes niveau lavage que d'avoir à penser à acheter un paquet ! Vous ne manquerez jamais de couches, il suffit juste de les laver tous les deux jours environ (dans la machine, avec le linge commun si vous utilisez une lessive non irritante pour toute la famille, dans un filet ou non selon que vous êtes prêts à mettre ou non les mains... les possibilités sont fonction de vos envies...

Bien sûr vous ferez des économies avec les couches lavables, même si vous ne les utilisez que pour un seul enfant! Et plus encore si elles servent à plusieurs enfants! Vous pouvez facilement les revendre : elles sont très recherchées en occasion, vous pouvez aussi les vendre à une bourse puériculture , comme notre Bourse des Ecofamilles organisée par l'association MMM Maman papa et Moi on Materne en savoir plus ici .

Et la peau de votre enfant vous dira merci !! Avez-vous déjà touché ces tissus tout doux ? Et connaissez-vous les produits chimiques dont certains reconnus toxiques par des spécialistes et Greenpeace  que contiennent les couches jetables traditionnelles ?
Côté esthétique, il y en a aussi pour tous les goûts ! des plus simples au plus "fashion" !

La planète s'en portera mieux aussi évidemment ;) des tonnes de déchets en moins !


Alors, n'avez-vous pas envie d'envelopper les petites fesses de votre enfant dans un tissus tout doux et respectueux de la peau de votre enfant ?