Le 11 mai, à Redon, sera diffusé le film Entre leurs mains sur l'accouchement vécu par la femme, la naissance vécue par le bébé...
La page facebook peut vous intéresser aussi : https://www.facebook.com/events/
La projection aura lieu au cinéma Manivel : http://www.cinemanivel.fr/entre-leurs-mains
Séance débat "un autre regard sur la naissance en France", lundi 11 mai à
20h30. En présence de Jacqueline Lavillonnière, sage femme.
Pour un avant goût : la bande annonce :
A bientôt !
Pour toutes les familles d'enfants, de bébés, d'ados et les futurs parents. Pour s'apprivoiser et vivre ensemble. N'hésitez pas à commenter et partager ici. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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31 mars 2015
21 févr. 2014
Statut des sages-femmes : où en est-on ?
Communiqué de presse_20/02/2014
IIIème marche des sages-femmes à Paris
Le
19/02/2014, 4000 sages-femmes étaient venues de toute la France, réclamer à
Marisol Touraine des mesures concrètes concernant leurs revendications.
Depuis 4 mois, les sages-femmes
mènent une grève sans relâche face à l’injustice faite à cette profession.
Elles demandent à rejoindre le
statut médical hospitalier existant : praticien hospitalier, permettant
une réelle autonomie et une rémunération à hauteur des compétences et
responsabilités.
Elles réclament des mesures
concrètes afin que la sage-femme, profession ayant les compétences nécessaires,
est une visibilité dans la parcours de
santé des femmes afin d’améliorer
l’accès aux soins pour le suivi gynécologique, la contraception ou le suivi de
grossesse.
Elles veulent intégrer une formation
universitaire dans une composante universitaire autonome. Elles veulent que le
statut du corps enseignants et celui des étudiants soient décidés en même temps
que les décisions rendues pour les sages-femmes hospitalières.
Le
19/02/2014, s’est tenu la dernière réunion du GT sur le statut hospitalier.
Le Collectif a voulu croire en un
vrai débat sur le statut des sages-femmes. Un débat centré sur l’intérêt des
femmes avec un statut qui affirme l’autonomie des sages-femmes dans l’organisation
des maternités.
Le socle commun est vide de sens,
les hypothèses sont incohérentes au niveau législatif. Le statut dans la
Fonction Publique Hospitalière n’aura de médical que le nom ! Les
médecins, praticiens hospitaliers, eux-mêmes ont dit que jamais ils ne
rejoindraient cette filière de la FPH.
Le Collectif des sages-femmes se
demande comment la Ministre pourrait prendre une décision d'une telle
importance pour les femmes et les sages-femmes en se basant sur un document
contenant nombre d'incohérences et ne tenant pas compte des propositions des
sages-femmes représentées par le Collectif qui souhaitent le statut de
praticien hospitalier
Le
Collectif des sages-femmes refuse de valider le socle commun en l’état et les
propositions actuelles de statut hors et dans la FPH qui renient le caractère
médical de la profession.
Le Collectif des sages-femmes (ONSSF, CNSF, ANSFC, ANESF, CNEMa, CFTC santé sociaux)
Contacts presse pour le Collectif des sages-femmes :
Caroline RAQUIN
(Organisation Nationale Syndicale des Sages-Femmes) : 06 66 42 95 94
Nicolas DUTRIAUX
(Collège National des Sages-Femmes de France) : 06 12 89 22 64
Yannick LARTIGUE
(Fédération Santé CFTC) : 06 81 89 21 92
Isabelle DERRENDINGER
(Conférence Nationale des Enseignants en Maïeutique) : 06 46 81 18 01
Sylvie BONNEFONT
(Association Nationale des Sages-Femmes Cadres) : 06 74 36 32 45
Anthony WEBER
(Association Nationale des Etudiants Sages-Femmes) : 06 46 13 20 87
Elisabeth TARRAGA, secrétaire générale
Chargée de la Communication
0621942526
27 sept. 2013
Troc Livres pour tous
Un troc livres ouvert à tous a lieu :
samedi 28 septembre
à Plessé (44630)
salle polyvalente
de 14h30 à 17h
Entrée gratuite tout public
![]() |
| source pinterest |
Troc visiteurs : limité à 20 livres par personne
Troc adhérents : pas de limitation de nombre de livres
Système par points. Un billet nominatif vous sera donné sur lequel figurera votre total de points de troc.
Livres jeunesse, romans, poches, documentaires, livres d'éditeurs... (pas de magasines)
Pas de vente, pas d'argent : du troc et puis c'est tout!
Espace association
Coin des petits
Possibilité de réservation de dernière minute sur place pour exposer pour les puces (très peu de places restantes) de samedi 5 octobre.
les donc sont possibles.
Les stocks restants seront triés puis données aux écoles de la commune ou à des associations locales.
Organisé par l'association MMM (Maman papa et Moi on Materne), association collégiale de loi 1901, créée fin 2008.
thèmes :
Agenda,
Conso,
dons,
Ecologie familiale,
éducation,
enfance,
famille,
Femme,
grands-parents,
homme,
lire,
partager et échanger,
recycler,
sorties,
troc de livres
1 févr. 2013
On parle de nous
En parcourant les visiteurs du blog de MMM, je trouve parfois des trésors, et parfois aussi tout simplement des surprises - agréables. En voici une...
Vous êtes nombreux à venir ici en effectuant des recherches sur le sommeil des bébés et des enfants, notamment sur le "cododo", aussi appelé "sommeil partagé" ou cosleeping en anglais.
Or, cette semaine, j'ai constaté un lien dirigé sur notre blog venant d'un dossier des maternelles (france 5) pour une émission qui passera le 5 février (tiens le jour de l'anniversaire de mon petit dernier) : dormir avec son enfant : jusqu'à quand . Plutôt positif ! ;)
Voici à propos le lien vers les articles en question si c'est ce qui vous a amené ici :
Je rajouterai enfin un lien extérieur vers des articles scientifiques sur la question du sommeil partagé : cododo.free.fr
Et encore l'autre jour, une maman m'a posé des questions sur le sommeil des bébés, ajoutant après mes précisions de base (et quelques conseils sur les sources et liens des recommandations en vigueur à propos du sommeil familial ( que je trouve plus joli que le sommeil partagé ou que le cododo qui me fait penser à un oiseau (pas vous?) ), elle m'a avoué avec plaisir que son bon sens et son ressenti l'avaient plutôt bien guidée jusqu'à présent à ce sujet, et qu'elle appréciait de pouvoir lire des témoignages détaillés sur les sujets qui lui posent question, que ça soit le cosleeping ou l'allaitement maternel, entre autres...
Alors, si un sujet (pour ce blog) ne vous semble pas très clair ici ou ailleurs, pourquoi pas en faire part sur un commentaire ou par mail - si je me sens d'attaque pour le traiter bien entendu...
J'aimerais trouver d'autres intervenants pour ce blog, mais toujours dans un esprit de rendre service et jamais de propagande ou de publicité -sauf si celle-ci peut manifestement servir une cause qui le mérite et sans en être le mauvais exemple ou contrevenir à cette cause-...
J'ai bien un article de prévu un de ces jours sur un focal sur un métier peu connu... mais j'aimerais d'abord un
article avec témoignages de professionnelles sur le métier de sage-femme
!
22 août 2012
Mon périnée et moi, c'est pour la vie ! De l'adolescence à la femme... découvre ou redécouvre.
Le périnée, on en entend, hélas, rarement parler avant une grossesse, voire avant
d'avoir accouché, pour une femme (car bien entendu, le périnée existe
tant chez les hommes que chez les femmes), on pourrait le comparer à une
orchidée ou une fleur dont les pétales sont toutes aussi délicates et
ont chacune leur rôle et leur valeur, toute la vie. J'ai souhaité
revenir pour les vacances des VI sur cet article de la Tellectuelle qui a beaucoup suscité d'intérêt et de réactions http://lesvendredisintellos.com/2011/12/02/connaitre-et-maitriser-son-perinee-les-retrouvailles-avec-son-corps/
et nous ne parlerons ici que du périnée féminin, car il est sujet à de
nombreuses sollicitations, dont celles dues à la grossesse et à
l'accouchement. Cet article nous évoque les méthodes les plus connues et
répandues de rééducation périnéales, pour décrire une méthode moins
connue mais qui respecte davantage l'intimité, le ressenti et le corps
de la femme : la méthode “Connaissance et Maitrise du Périnée” (CMP).
| Source image : de cette très féminine illustratrice Liloo in June |
Démarrer chaque séance par un petit retour (fait par la patiente !) sur les évolutions depuis la dernière séance lui permet d’exprimer ses ressentis et ses interrogations éventuelles. La partie de vérification des exercices est un moment important de validation des ressentis de la patiente.
Je trouve cette écoute primordiale.
J’ai trouvé incroyable qu’on me dise “Non, vous ne ressentez pas cela”. Je suppose qu’il voulait dire que cette impression n’était pas fondée et que cela n’était probablement qu’une question de sensibilité. Mais cette formulation maladroite m’a simplement enfermée dans le rôle de la spectatrice un peu crétine qui ne comprend pas grand chose à ce qu’il se passe.
Ici je pense à toutes celles qui ont déjà
ressenti cette impression ou à celles qui trouvent un peu "froides" les
rééducations type biofeedback : sonde à contrôler par le moyen de ses
muscles périnéaux, mais sans vraiment distinguer chaque type de muscle -
serrer doux, moyen , fort, moyen, etc... selon un diagramme calculé ou
établi par l'ordinateur : pas très glamour, mais pas mal si on ne veut
pas trop être tripotée et qu'on ne connait pas la CMP ou l'eutonie, dont
on reparle ici aux VI dans un spécial guest sur la rééducation périnéale, en suite de cet article de la Tellectuelle .
J'avais demandé en commentaire à la Tellectuelle quelle est la différence de la CMP avec la méthode manuelle :
Je crois qu’elles sont complémentaire, puisque le thérapeute (SF ou kiné) doit forcément “vérifier” à un moment ou un autre que l’on contracte correctement.
Mais la majorité des exercices se fait sans rien dans le vagin et pour moi, après la période “open-touffe” que sont la grossesse et l’accouchement, c’est un véritable “argument de vente”.
La CMP permet donc à la femme de se connaître, de savoir s'écouter et surtout de faire confiance aux signaux que le corps lui envoie. Avec un corps qui a subi tant de changements (une grossesse et un accouchement, c’est assez phénoménal en si peu de temps), c’est limite si on n’a pas besoin d’une rééducation globale pour réinvestir notre enveloppe corporelle !
"Les premières consultations sont consacrées aux diagnostics détaillés, les suivantes aux traitements et enfin les dernières au bilan et à la mise en place d’une hygiène périnéale." ( la Tellectuelle s'appuie sur le site de l’Institut Naissance et Formation, qui a pour objectif de former les sages femmes et kinesithérapeuthes à la méthode CMP)L’autre point fort de la méthode est cette éducation à “l’hygiène périnéale”. A la fin de la rééducation, la femme est en parfaite compétence pour rééduquer son propre corps : elle sait, et pour toute sa vie.
Lantoine
a décrit dans les commentaires quelques unes des images qui lui ont
permis de bien visualiser les exercices à faire pour faire travailler
toutes les zones musculaires du périnée :
Les images qu’utilise ma Sage Femme sont très faciles à s’imaginer: Fleurs à 5 pétales (nénuphar), ailes de papillon, cymbales, bec d’oiseau,… Le toucher vaginal qui ait réalisé pendant ses exercices de contractions, aident aussi dans un 1er temps à localiser beaucoup plus facilement chaque groupe de muscles. De plus, au mur du cabinet, il y a 2 schémas où sont représentés les différents groupes de muscles. Ce schéma permet pour moi aussi de mieux localiser les muscles. Et comme la déjà écrit “coco” c’est super de découvrir “des muscles dont j’ignorai l’existence !!” et d’avoir le mode d’emploi pour les faire travailler seule pendant toute sa vie. Je me sens beaucoup plus autonome avec cette méthode et plus efficace.
Dans les commentaires assez riches qui
ont suivi cet articles, Coco a repris cette idée que je trouve parmi
les plus importantes de ce que m'évoque cet article :
Je trouve que cette rééducation devrait être faite déjà avant d’accoucher !!!
Bien sûr, après ces exercices, on connaît son périnée, mais c’est effectivement tout son corps qu’on apprend à sentir, à écouter. J’ai eu aussi cette sensation d’avoir le “mode d’emploi” de ce qu’on ne voit pas, qu’on ne parle pas, bref qui “n’existe pas” ou presque… Les clés d’une chaîne de muscles dont j’ignorai l’existence !!
Cette
maîtrise et connaissance de son périnée devrait être pratiquée durant
l'adolescence (avec une personne dont l'ado soit en confiance, sinon
cela n'a aucun intérêt évidemment : on est si peu à l'aise la plupart du
temps avec son corps changeant en cette période, mais justement cela
permettrait d'apprivoiser plus facilement son corps!) et permettrait
d'éviter bien des stress, des traumatismes et des soucis durant la vie
de femme et même de jeune fille... Parler n'est pas suffisant en ce
domaine, même si c'est nécessaire de pouvoir discuter librement, il me
semble que connaitre et apprendre à décoder son corps un minimum ne
devrait-il pas être une évidence ?!
Bien entendu, cela n’exclurait
pas de reprendre la CMP si l'on ne se sent plus très au point durant sa
vie d'adulte, qu'on ait accouché ou non, - et permettrait d'éviter la
rééducation par biofeedback (sonde) apparemment nécessaire au préalable
en cas de gros troubles urinaires- , mais je suis certaine que
l'apprivoisement de son corps par la jeune fille puis la femme tout au
long de sa vie serait source de confiance en elle, et la mettrait en
éveil pour repousser plus facilement des atteintes non désirées à son
corps... L'un comme l'autre ne sont-ils pas non négligeables ?
L'article est paru également sur lesvendredisintellos.com/ton-perinee-c-est-pour-la-vie/
thèmes :
adolescence,
couple,
éducation,
Femme,
partager et échanger,
Sages-Femmes,
santé,
Vendredis Intellos
30 mai 2012
Pour la naissance respectée ici, là et partout dans le monde
Film à faire tourner et partager partout et à toutes et tous !
Film to be shared to everybody and all over the world !
Très émouvant !
Réagissons !
8 févr. 2012
Le CIANE dénonce les dangers de l'utilisation d'ocytocine de synthèse durant l'accouchement (Communiqué de presse)
Communiqué de presse du CIANE 7 Février 2012
Etude INSERM : l’ocytocine pendant l’accouchement est un facteur de risque indépendant d’hémorragie grave
Avertissement : un communiqué légèrement différent a été envoyé à un certain nombre de correspondants du CIANE lundi 6 février. Nous avons souhaité apporter quelques modifications afin de clarifier notre propos, mais cela ne change en rien le fond de notre position. Merci de faire référence plutôt à cette dernière version.
Les maternités doivent en tirer des leçons sans attendre
Eradiquer l’obstétrique du pompier-pyromane
Il faut agir : appel aux agences de santé, sociétés professionnelles, et pouvoirs publics
http://ciane.net/blog/
CIANE, 9 rue Boulitte, 75014 Paris
Contact : Chantal Ducroux-Schouwey, 06 77 00 57 61
presse@ciane.net
Références
[1] Rapport du comité national d’experts sur la mortalité maternelle (CNEMM) 2001-2006.
http://www.invs.sante.fr/publications/2010/mortalite_maternelle/rapport_mortalite_maternelle.pdf Sur 61
décès pour hémorragie du post-partum en 2001-2006, 33 ont été expertisés, parmi lesquels 17 font
suite à un accouchement par voie basse. Dans 9 cas, il y a eu déclenchement sans indication précise
et parfois sans indication du score de Bishop. Analyse clinique pp 23-26
[2] Oxytocin during labour and risk of severe postpartum haemorrhage: a population-based, cohortnested case–control study. Belghiti J et coll. BMJ Open 2011;1:e000514 doi:10.1136/bmjopen-2011- 000514 http://dx.doi.org/10.1136/bmjopen-2011-000514 (texte intégral en accès libre)
[3] Il s’agit des risques ajustés. Les autres variables prises en compte : âge maternel, indice de masse corporelle avant la grossesse, antécédent d’hémorragie post-partum, antécédent de curetage de l’utérus, primiparité, déclenchement du travail, fièvre > 38°C pendant le travail, analgésie péridurale, durée de la phase active du travail, durée des efforts expulsifs, âge gestationnel, extraction instrumentale, épisiotomie, déchirure périnéale, poids de naissance. La population exclut les femmes ayant un antécédent de chirurgie utérine dont la césarienne, les grossesses multiples, les morts foetales, les accouchements avant 37 semaines de gestation, les accouchements par césarienne, les femmes ayant des problèmes de santé et des maladies obstétricales (pre-existing conditions, obstetric disease)
[4] J Gynecol Obstet Biol Reprod 2011;40:693-962. Texte court sur le site du CNGOF
http://www.cngof.asso.fr/D_TELE/RPC_gr_prolongee_2011.pdf
[5] http://ciane.net/Ciane/DossierHPP
Etude INSERM : l’ocytocine pendant l’accouchement est un facteur de risque indépendant d’hémorragie grave
Avertissement : un communiqué légèrement différent a été envoyé à un certain nombre de correspondants du CIANE lundi 6 février. Nous avons souhaité apporter quelques modifications afin de clarifier notre propos, mais cela ne change en rien le fond de notre position. Merci de faire référence plutôt à cette dernière version.
Les hémorragies graves du post partum ont causé 61 décès maternels en France entre 2001-2006. [1]
Une étude menée par l’INSERM [2] pendant 2 ans en 2004-2006 dans plus de 100 hôpitaux français, a mis en évidence une augmentation significative des hémorragies du post-partum (HPP) graves lorsqu’on administre pendant l’accouchement de l’ocytocine (ou oxytocine, hormone dont la forme de synthèse est le Syntocinon®)
Le risque d’HPP grave est pratiquement doublé en cas d’administration d’ocytocine (X 1,8), il est de surcroît proportionnel à la quantité administrée : quintuplé (X 5,7) pour les plus hautes doses, c’est à dire celle observées dans 10% des accouchements avec ocytocine. [3]
Cependant, l’administration préventive d’ocytocine juste après l’accouchement permet de réduire le risque d’HPP grave et donc de compenser dans une certaine mesure l’augmentation de risque liée à l’administration d’ocytocine pendant le travail, sauf quand les doses administrées pendant l’accouchement sont fortes.
Les maternités doivent en tirer des leçons sans attendre
La volonté des praticiens de contrôler le déroulement de l'accouchement s'est traduite par un recours croissant à un certain nombre de pratiques (déclenchement, accélération du travail) dont l'administration d'ocytocine est une composante essentielle: ceci permet de comprendre que, comme le montre l’étude INSERM, elle soit devenue aujourd'hui une pratique de routine en France concernant ⅔ des accouchements par voie basse.
Compte tenu des risques associés à l’administration d’ocytocine, nous demandons aux professionnels de santé de remettre en question sans tarder les protocoles d’accélération du travail et de réserver les interventions aux situations dans lesquelles elles ont une indication précise et validée. La même modération devrait s’appliquer concernant les déclenchements: en particulier, nous espérons la prise en compte des recommandations du Collège national des gynécologues et obstétriciens français qui font le point sur les plages de déclenchement pour les grossesses prolongées [4].
Eradiquer l’obstétrique du pompier-pyromane
Le mérite de cette étude de l’INSERM a été d’émettre et de tester l’hypothèse, difficilement audible quand l’étude a été lancée en 2005 [5], que des accidents graves pouvaient être causés par les pratiques de ceux-là mêmes qui, ensuite, tentaient de sauver les femmes.
Nous ne doutons pas que les professionnels aient agi en toute bonne foi, suivant le credo de l’obstétrique “plus on intervient, plus c’est sûr”. Cette attitude doit appartenir définitivement à l’histoire et faire place au principe du “primum non nocere”, autrement dit : sur une femme qui va bien, on ne prend pas le risque d’intervenir sans savoir si, vraiment, c’est mieux.
Il faut agir : appel aux agences de santé, sociétés professionnelles, et pouvoirs publics
En coordination avec le collectif des associations et syndicats de sages-femmes, nous avons présenté en juin 2011 un dossier de demande de travaux à la Haute autorité de santé (HAS) sur l’évaluation des interventions et des modalités de surveillance au cours d’un accouchement à bas risque. Nous serons vigilants à ce qu’il y soit donné suite.
Parallèlement, les résultats de l’étude INSERM plaident pour un réexamen sans délai des recommandations sur l'hémorragie du post-partum, élaborées par le CNGOF et validées par la HAS en 2004. Nous déposerons une saisine en ce sens auprès de la HAS.
Le CIANE en appelle aux sociétés savantes - Collège national des gynécologues et obstétriciens français, Collège national des sages-femmes - pour qu'elles attirent dès maintenant l'attention des praticiens sur les risques induits par l'utilisation de l'ocytocine et soutiennent les démarches de révision des recommandations de pratique professionnelle.
Les pouvoirs publics ne peuvent rester inactifs face aux résultats de ces études qui révèlent que des procédures lourdes pour sauver des femmes (transfusions, hystérectomies, admissions en réanimation...) ainsi que les traumatismes et séquelles associées – voire peut-être des décès – sont pour partie la conséquence de pratiques obstétricales utilisées en routine.
Le Collectif interassociatif autour de la naissance (CIANE) est un collectif d'associations agréé pour la représentation des usagers dans le système de santé. Il réunit une quarantaine d’associations françaises d’usagers de la santé concernés par les questions relatives à la grossesse, à la naissance et aux premiers jours de la vie.
Le CIANE a développé une expertise collective appuyée sur l’expérience des associations, valorisée dans des partenariats avec des professionnels (HAS, CNGOF).
Il milite auprès des pouvoirs publics pour le respect des parents, de leurs droits et de leurs choix, et réclame une information complète et loyale sur les choix qui se présentent aux parents.
http://ciane.net/blog/
CIANE, 9 rue Boulitte, 75014 Paris
Contact : Chantal Ducroux-Schouwey, 06 77 00 57 61
presse@ciane.net
Références
[1] Rapport du comité national d’experts sur la mortalité maternelle (CNEMM) 2001-2006.
http://www.invs.sante.fr/publications/2010/mortalite_maternelle/rapport_mortalite_maternelle.pdf Sur 61
décès pour hémorragie du post-partum en 2001-2006, 33 ont été expertisés, parmi lesquels 17 font
suite à un accouchement par voie basse. Dans 9 cas, il y a eu déclenchement sans indication précise
et parfois sans indication du score de Bishop. Analyse clinique pp 23-26
[2] Oxytocin during labour and risk of severe postpartum haemorrhage: a population-based, cohortnested case–control study. Belghiti J et coll. BMJ Open 2011;1:e000514 doi:10.1136/bmjopen-2011- 000514 http://dx.doi.org/10.1136/bmjopen-2011-000514 (texte intégral en accès libre)
[3] Il s’agit des risques ajustés. Les autres variables prises en compte : âge maternel, indice de masse corporelle avant la grossesse, antécédent d’hémorragie post-partum, antécédent de curetage de l’utérus, primiparité, déclenchement du travail, fièvre > 38°C pendant le travail, analgésie péridurale, durée de la phase active du travail, durée des efforts expulsifs, âge gestationnel, extraction instrumentale, épisiotomie, déchirure périnéale, poids de naissance. La population exclut les femmes ayant un antécédent de chirurgie utérine dont la césarienne, les grossesses multiples, les morts foetales, les accouchements avant 37 semaines de gestation, les accouchements par césarienne, les femmes ayant des problèmes de santé et des maladies obstétricales (pre-existing conditions, obstetric disease)
[4] J Gynecol Obstet Biol Reprod 2011;40:693-962. Texte court sur le site du CNGOF
http://www.cngof.asso.fr/D_TELE/RPC_gr_prolongee_2011.pdf
[5] http://ciane.net/Ciane/DossierHPP
19 janv. 2012
Pas touche à mon bidon : c'est si je veux ! Don't touch my belly : you can if I want !
Mais pourquoi veulent-ils tous toucher son ventre depuis qu'elle est enceinte ?
Quelques liens pour approfondir :
mesdoudouxetcompagnie.fr interdiction-de-toucher
labouseuse.fr jpeux-toucher-la-main-deja-sur-ton-ventre
grossesse.aujourdhui.com/inconnu-vous-a-touche-le-ventre.asp
Elle n'ose pas leur dire que cela la dérange, que c'est son corps, son bébé, que seuls elle et son chéri ont le droit de le toucher aussi intimement... comme s'il connaissaient aussi bien voire mieux qu'elle ce bébé qu'elle attend avec bonheur, impatience et beaucoup de questions !
Elle n'ose pas dire à ses beaux-parents, même à ses parents, sa famille, ni à ses amies qu'elle aimerait bien qu'ils lui demandent d'abord si elle est d'accord pour qu'ils touchent son ventre, là, maintenant...
Elle n'est ni chochotte ni chiante ni méchante, c'est juste que ça la gêne, c'est son corps, mais comment leur dire ? Elle n'est pas propriétaire de son bébé mais responsable de son bien-être, notamment... et durant la grossesse et la naissance et les premiers mois au moins, cela passe par son bien-être à elle, sa maman !
Car ils sont souvent doux ou du moins de bonne intention, mais ils font comme si son ventre appartenait désormais au domaine public, depuis qu'elle est enceinte ou qu'ils le savent - peuvent voir son bidon s'arrondir, on dirait qu'elle n'existe plus vraiment, ils ne voient que son bébé à travers son ventre de femme enceinte... même de parfaits inconnus se penchent vers elle pour lui raconter des choses plus ou moins douteuses ou incongrues, voire très personnelles ou veulent s'immiscer dans sa grossesse, lui donner des conseils plus ou moins avisés... dont elle se passerait souvent fort bien ou qui lui font se poser encore plus de question loin de répondre aux siennes... car chacun y va de son avis... avec sa propre expérience ou celle de son voisin... et peu importe que cela soit vérifié ou éclairé, que ça soit intéressant, enrichissant ou qu'au contraire ça puisse l'effrayer : ils ne font la plupart du temps que satisfaire leur propre curiosité ou leur propre égo de façon plus ou moins inconsciente en croyant bien faire !
Mais quoi leur dire pour ne froisser personne ? Comment leur faire comprendre sans s'énerver ?
- Dire que son bébé se repose et que le moment n'est pas propice pour le déranger si ce sont des inconnus...
- Juste dire ce qu'on ressent, et que la prochaine fois que le bébé bougera, on leur montrera où sont ses petits pieds par exemple, s'il s'agit de la famille ou de proches (copains, collègues...) ...
- Si c'est une amie chère ou sa propre mère ou qu'on se sent proche de sa belle-mère, on peut gentiment préciser qu'on est heureuse de partager ces moments si particuliers mais qu'on a besoin de s'habituer à ce corps qui change et que l'on souhaite qu'elle nous prévienne de son envie et que souvent on dira oui et parfois non...
Les humeurs durant la grossesse sont sensibles, car les hormones nous imprègnent, mais si elles nous connaissent ou nous respectent les personnes qui nous sont chères comprendront, et tant pis pour les autres, finalement, n'est-ce pas ? Notre bébé et notre sérénité, notre bien-être sont plus importants qu'un peu d'amour-propre un peu trop pressant...
Après 5 enfants, je peux vous assurer qu'il est préférable de dire ce qu'on ressent, avec plus ou moins de gants selon le degré d'affection que l'on porte au destinataire de la remarque, que de garder pour soi ce ressenti à la limite du malaise parfois... C'est notre corps avant tout, et même si nous sommes heureuses de partager notre bonheur, nous ne sommes pas obligées d'accepter ce qui nous repousse ou viole notre intimité. ;)
Quelques liens pour approfondir :
mesdoudouxetcompagnie.fr interdiction-de-toucher
labouseuse.fr jpeux-toucher-la-main-deja-sur-ton-ventre
grossesse.aujourdhui.com/inconnu-vous-a-touche-le-ventre.asp
17 janv. 2012
Le cododo, quelles limites et jusqu'à quand ? - cosleeping : how to and drawing the line
Le cododo est tellement simple si on respecte les conseils de base !
Le sommeil partagé ou cosleeping est une évidence dans beaucoup de cultures, la mère pouvant ainsi beaucoup plus facilement se reposer et en même temps répondre aux besoins de son bébé.
Par contre, dans les conseils fréquents, il n’est pas très recommandé que le bébé dorme entre ses deux parents, car le papa n’a pas le sommeil physiologiquement aussi léger que la maman dans notre société où le cododo n’est pas la norme (au Japon, par exemple, les parents pratiquent le cododo de façon traditionnelle, et là le bébé est entre les deux parents)… Quoique vous décidiez, le papa doit savoir que bébé est dans le lit... Une autre solution, si vous allaitez, que j'ai testée, est par exemple de mettre votre enfant entre vous et votre compagnon durant la tétée alors que vous êtes éveillée (et un bras le long du corps de votre enfant entre celui-ci et son papa, par précaution), puis de le placer pour l'autre sein ou pour la tétée suivante de votre seul côté, ce côté sécurisé pour pour que bébé ne puisse en aucun cas tomber, ni s'étouffer ou être coincé. Suivre quelques conseils et un peu de bon sens devraient suffire à vous rassurer !
Par contre, dans les conseils fréquents, il n’est pas très recommandé que le bébé dorme entre ses deux parents, car le papa n’a pas le sommeil physiologiquement aussi léger que la maman dans notre société où le cododo n’est pas la norme (au Japon, par exemple, les parents pratiquent le cododo de façon traditionnelle, et là le bébé est entre les deux parents)… Quoique vous décidiez, le papa doit savoir que bébé est dans le lit... Une autre solution, si vous allaitez, que j'ai testée, est par exemple de mettre votre enfant entre vous et votre compagnon durant la tétée alors que vous êtes éveillée (et un bras le long du corps de votre enfant entre celui-ci et son papa, par précaution), puis de le placer pour l'autre sein ou pour la tétée suivante de votre seul côté, ce côté sécurisé pour pour que bébé ne puisse en aucun cas tomber, ni s'étouffer ou être coincé. Suivre quelques conseils et un peu de bon sens devraient suffire à vous rassurer !
Source image : UNICEF
Je ne prends pas les mêmes précautions avec un nouveau-né jusqu’à un an
qu’après un an par contre … mais c’est mon avis personnel, ma pratique, à vous de décider pour vous-même, votre famille.
Le cododo n'est pas fixe, on peut cododoter un temps, puis quand un de nos enfants est malade pratiquer de nouveau ce sommeil partagé pour veiller sur l'enfant malade ou simplement le rassurer... de même quand un de nos enfants peut vivre une période apparemment difficile et pleine de sommeil difficile, quel que soit son âge : cela ne veut pas dire qu'il ou elle restera forcément longtemps, juste qu'il/elle a besoin d'un temps particulier pour se redonner confiance... et repartir plus serein et plus autonome!
Si on sait où sont nos limites et fixer celles de nos enfants, tout le monde reste serein !
Si on sait où sont nos limites et fixer celles de nos enfants, tout le monde reste serein !
Et on n'a jamais vu d'ado rester dormir des années avec ses parents !
Alors pas de panique ;)
Voici les recommandations de l'UNICEF :
"Il est recommandé que votre bébé soit dans la même pièce que vous, au moins pendant les six premiers mois, car ceci facilite l'allaitement et protège contre la mort subite du nourrisson.
Prendre votre bébé dans votre lit est une façon d'allaiter confortablement.
C'est peut-être la raison pour laquelle les mères qui partagent le lit avec leur bébé ont tendance à allaiter plus longtemps que celles qui ne le font pas.
Comme il est facile de s'endormir pendant une tétée, particulièrement en position allongée, certains points sont importants à considérer avant de prendre votre bébé dans votre lit."
Prendre votre bébé dans votre lit est une façon d'allaiter confortablement.
C'est peut-être la raison pour laquelle les mères qui partagent le lit avec leur bébé ont tendance à allaiter plus longtemps que celles qui ne le font pas.
Comme il est facile de s'endormir pendant une tétée, particulièrement en position allongée, certains points sont importants à considérer avant de prendre votre bébé dans votre lit."
" Plus vous allaitez longtemps, plus les bénéfices santé seront grands pour vous deux."
" Les lits pour adultes ne sont pas conçus pour les bébés. Afin d'éviter que votre bébé ait trop chaud, s'étouffe ou soit coincé :
- Le matelas doit être ferme et plat - les matelas d'eau, les matelas trop mous (rempli de granulés de polystyrène qui s'adaptent à chaque position du corps) ou défoncés ne sont pas adaptés.
- Assurez-vous que votre bébé ne peut pas tomber du lit ou se retrouver coincé entre le matelas et le mur.
_ La pièce ne doit pas être trop chaude, 16 à 18 degrés Celsius est idéal.
- Votre bébé ne devrait pas être trop habillé - il ne devrait pas porter plus de vêtements que vous n'en portez vous-même dans le lit.
- Le drap ou la couverture ne doivent pas recouvrir la tête du bébé ou lui donner trop chaud.
- Ne laissez pas votre bébé seul dans ou sur le lit - même un très jeune bébé peut gigoter et se mettre dans une position dangereuse.
- Votre compagnon doit savoir que votre bébé est dans le lit.
- Si un enfant plus âgé partage aussi votre lit, vous ou votre compagnon devriez dormir entre l'enfant et le bébé.
- Ne laissez pas les animaux de compagnie partager le lit avec votre bébé.
Si vous avez des questions, votre sage-femme ou puéricultrice pourra vous conseiller. "
Attention :
" Fumer augmente le risque de mort subite du nourrisson. Vous devez être sûre de ne pas vous endormir avec votre bébé dans le lit si vous (ou n'importe quelle autre personne dans le lit) êtes fumeuse, même si vous ne fumez jamais au lit.
Ne dormez jamais sur un canapé ou un fauteuil avec votre bébé.
Dormir avec votre bébé " (sous-entendu, dans le même lit) " est dangereux si vous (ou n'importe quelle autre personne dans le lit) trouvez qu'il est difficile de répondre aux besoins du bébé.
Par exemple si vous :
Ne dormez jamais sur un canapé ou un fauteuil avec votre bébé.
Dormir avec votre bébé " (sous-entendu, dans le même lit) " est dangereux si vous (ou n'importe quelle autre personne dans le lit) trouvez qu'il est difficile de répondre aux besoins du bébé.
Par exemple si vous :
- avez consommé de l'alcool
- avez pris de la drogue ou un médicament qui pourrait vous rendre très somnolente
- avez une maladie qui affecte votre attention à votre bébé
- êtes anormalement fatiguée, à tel point qu'il vous est difficile de répondre à votre bébé.
Il est aussi plus sûr de ne pas partager le lit les premiers mois si votre bébé est né prématurément ou de petit poids, ou s'il a de la fièvre. "
Il est aussi plus sûr de ne pas partager le lit les premiers mois si votre bébé est né prématurément ou de petit poids, ou s'il a de la fièvre. "
Source : version française ici : http://www.unicef.org.uk/Documents/Baby_Friendly/Leaflets/Other%20languages/sharingbedleaflet_french.pdf?epslanguage=en
" If you decide to share a bed with your baby:
Keep your baby away from the pillows
Make sure your baby cannot fall out of bed or become trapped between the mattress and wall
Make sure the bedclothes cannot cover your baby’s face
Don’t leave your baby alone in the bed, as even very young babies can wriggle into a dangerous position
It is not safe to bed-share in the early months if your baby was born very small or pre-term "
" WAR NING
- The safest place for your baby to sleep is in a cot by the side of your bed
- Do not sleep with your baby when you have been drinking any alcohol or taking drugs (legal or illegal)
- Do not sleep with your baby if you or anyone else in the bed is a smoker
- Do not put yourself in the position where you could doze off with your baby on a sofa or armchair "
english original document here : http://www.unicef.org.uk/Documents/Baby_Friendly/Leaflets/caringatnight_web.pdf
Je vous ai déjà parlé du cododo - cosleeping en vous expliquant qu'il y a plusieurs façons de le pratiquer... pour en savoir plus aller ici cododo selon les saisons et là sommeil-des-bebes-et-cododo-cosleeping !
Un article lesvendredisintellos.com/ fais-pas-ci-fais-pas-ca/ et une discussion qui pourront aussi vous intéresser : les vendredis intellos : le-cododo-de-tous-les-dangers/
Bien entendu, la liste n'est pas exhaustive : à vous de trouver votre solution, tout en étant attentifs à la sécurité et au bien-être de bébé (et aussi aux vôtres!) !
Sur ce, dormez-bien !
So, have a good sleep !
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13 janv. 2012
Accoucher à la maison - chapitre 4 - Témoignage de 2 mamans : l'AAD et après ?
Nous sommes deux mères de famille : VertCitrouille et Maybegreen. Nous avons toutes deux
accouché à la maison. Pour vous faire partager cette expérience
nous avons rédigé un très long article qui arrive à sa fin !
La semaine dernière je vous racontais les naissances de Célestine et Swan à la maison, accompagnées par une sage-femme qui restera toujours précieuse à nos coeurs et à notre mémoire, que nous revoyons avec émotion et respect immenses, et dont nos enfants connaissent le nom, les compétences et la délicatesse.
Aujourd’hui VertCitrouille et moi revenons avec un article commun (toujours sur le mode question / réponse) pour essayer de vous faire partager notre ressenti suite à ces accouchements : sont-ils différents des précédents, que nous ont-ils apporté… ?
Aujourd’hui VertCitrouille et moi revenons avec un article commun (toujours sur le mode question / réponse) pour essayer de vous faire partager notre ressenti suite à ces accouchements : sont-ils différents des précédents, que nous ont-ils apporté… ?
En quelques mots Maybeegreen qu'ont
représentés tes AAD ?
Ces accouchements ont été les plus sereins avec pour accompagnante "notre" sage-femme si humaine, discrète, rassurante.
Je me suis sentie encore plus en phase avec mes bébés, plus respectueuse d'eux aussi.
Pour moi, mes AAD avec l'accompagnement global, représentent des naissances-accouchements normaux, en fait ! La physiologie est respectée, les personnes également : Celle-qui-Accouche, le Papa, la Sage-Femme aussi, et l'enfant Naissant bien sûr!
Ces accouchements ont été les plus sereins avec pour accompagnante "notre" sage-femme si humaine, discrète, rassurante.
Je me suis sentie encore plus en phase avec mes bébés, plus respectueuse d'eux aussi.
Pour moi, mes AAD avec l'accompagnement global, représentent des naissances-accouchements normaux, en fait ! La physiologie est respectée, les personnes également : Celle-qui-Accouche, le Papa, la Sage-Femme aussi, et l'enfant Naissant bien sûr!
Et pour toi Vert Citrouille, qu’a
représenté ton AAD ?
Mon AAD, car pour Jack cela a finit par
un transfert, est synonyme de sérénité et de continuité. C’est
cela que je souhaitais déjà pour la naissance de Jack, qu’il n’y
ait pas de coupures entre le avant et l’après accouchement, mais
que cette naissance fasse partie intégrante de notre vie. Cela ne
s’est malheureusement pas passé comme ça, ce qui a été très
douloureux pour notre famille.
Ma fille encore petite au moment de la
naissance de son frère (23 mois) n’a pas compris pourquoi sa maman
n’était plus là. J’étais triste de ne pas pouvoir la soutenir
et la câliner pendant cette période difficile. Mon mari faisait du
mieux qu’il pouvait mais il était aussi assez focalisé sur moi
et le bébé, inquiet pour notre santé. Nous avons aussi eu des
problèmes de garde à ce moment là, car la crèche parentale où
allait notre fille était fermée pendant les fêtes et mes parents
avaient du rentrer chez eux pour raison médicale. Nous nous sommes
donc retrouvés seuls. Heureusement une fois rentré à la maison les
choses sont vite rentrées dans l’ordre et nous avons pu reprendre
notre petite vie.
La naissance de Sweet Dumpling a été
au contraire si naturelle. Une naissance peut sembler être un
évènement exceptionnel, mais pour Sweet cela était juste si
simple, si « faisant parti de notre vie, de notre quotidien ».
Le matin j’étais encore enceinte, le soir j’ai accouché, le
bébé était maintenant là avec nous et la vie a continué. Le
lendemain nous avons pris notre petit déjeuné en famille, le bébé
dans mes bras ou endormi dans son hamac près de nous. Un bébé
élevé dès sa naissance au milieu des bruits de notre quotidien,
des cris, des rires et des jeux de ses frères et sœurs. Cette
continuité de la vie est bien pour moi l’élément le plus
important de mon accouchement à domicile.
Maybeegreen, t'es tu sentie plus forte après ou était-ce pareil que tes accouchements en maternité ?
Je me suis sentie plus forte lors de mes AAD. Plus forte physiquement (voir l'anecdote où mon mari commente avec étonnement la force des femmes qui accouchent dans accoucher-la-maison-chapitre-3 ). D'avoir été plus active durant mes accouchements, j'ai ressenti la douleur autrement, tournée entièrement vers mes bébés à naître et non plus sur ma douleur. Ainsi la douleur n'est pas gommée du tout, mais comme on ne lutte plus contre, on l'accompagne comme des vagues qui mènent notre bébé vers nos bras ! Et ainsi, je trouve qu'elle est bien plus supportable, la seule qui ait du sens : ce n'est pas une douleur négative, mais une force qui conduit notre enfant et que nous pouvons aider en bougeant, en prenant des positions physiologiques et parfois antalgiques... Je me suis ainsi sentie plus forte par rapport aux autres "après-naissances", qu'on nomme post-partum , moins fatiguée et plus vite "rétablie".
Je me suis sentie plus mère.
Je me suis sentie plus femme.
Je me suis sentie plus vivante ! Lors des passages de nos bébés de l'utérus et du vagin à l'air "libre" , nous passons en principe toutes (si on nous laisse le temps d'accoucher) par une "phase de désespérance" où nous avons vraiment l'impression intense que nous allons mourir, que jamais notre bébé ne pourra passer, que nous n'y arriverons pas ; mais sauf pathologie, nos bébés sont faits pour passer par là, et notre corps pour les y aider. Nous avons tendance à facilement oublier par la suite ces quelques minutes ou instants si forts de vie et de mort qui se rejoignent là. J'ai constaté qu'avec l'AAD, le fait d'être plus en phase avec la totalité de notre accouchement sans interférence, avec les deux personnes en qui nous avons le plus confiance au monde à cette période-là pour nous accompagner, nous permettre de vivre pleinement ce moment si important dans la vie tant pour nous que pour nos enfants, eh bien tout cela fait que lors de la "phase de désespérance" est venu pour moi (je ne sais pas si c'est le cas pour toutes les femmes qui vivent des naissances respectées dans leur physiologie et particulièrement dans leur intimité) la conscience fugace de cette puissance immense et si fragile à la fois, de la mort et la vie qui semble se rejoindre pour conduire notre enfant de son monde utérin jusques dans sa nouvelle vie : celle du monde extérieur. Rien de mystique là-dedans, même si je peux comprendre que cela peut facilement se ressentir ainsi pour certaines. Pour moi il s'agit juste de la force naturelle de la vie, ni plus ni moins. Une force qu'on minimise souvent et que la période de la maternité et de la naissance permettent de remettre à sa juste valeur si on prend le temps de les vivre sans complexes, si on accepte de rester soi-même tout en vivant de fait un changement gigantesque : être parent pour cet enfant-là, l'accompagner dans son chemin de vie jusqu'à ce qu'il soit en mesure de vivre sa vie de façon autonome, humaine et respectueuse de soi-même autant que d'autrui... Chaque enfant nous fait parent, petit à petit, nous cheminons aussi. Rien n'est tracé, c'est à nous, parents comme enfants, de faire nos choix, de les faire pleinement, consciemment, dès lors que nous nous acceptons de penser, acceptons de nous poser des questions et ainsi de faire des choix chaque jour de notre vie. Nos choix ne sont pas toujours les meilleurs, nos choix conduisent parfois à des évènements désagréables ou effrayants, mais parfois aussi ils nous conduisent à des moments merveilleux, et pour moi, pour mon mari aussi, les naissances à la maison avec notre sage-femme en accompagnement global ont été de ces moments merveilleux et inoubliables qui désormais font partie de notre vie et de notre force. Tout cela, je l'ai ressenti, perçu, pas pensé au moment de la naissance, car s'il y a bien un moment où l'on doit laisser de côté les réflexions et donner toute sa place à l'action et l'émotion, c'est le moment de la naissance!
D'avoir vécu cette expérience, par rapport à mes accouchements en maternité, je me sens entière.
Et toi Vert Citrouille, t’es tu
sentie plus forte ?
Non. Peut-être est-ce étrange mais je
ne me suis pas sentie différente après cette naissance, peut-être
parce que j’ai toujours su que j’avais en moi cette force pour
donner la vie, que ce petit-être porté neuf mois sortirait un jour
de mon corps, que je n’avais pas à lutter contre, mais accompagner
sa sortie, que mon corps était fait pour ça, que j’étais faîte
pour donner la vie. En revanche je me suis sentie plus sereine, plus
épanouie. En effet pour la naissance de Butternut il me restait
après mon accouchement une amertume du « cela aurait pu être
différent ». Pour Jack l’accouchement a été complètement
physiologique, j’ai pu faire exactement ce que je souhaitais
(positions, déplacements) et je n’ai eu aucune intervention
(monitoring, perfusions…) J’avais enfin réussi à vivre un
accouchement complètement naturel ou j’étais l’unique guide,
avec mon enfant, de sa venue au monde. En revanche l’après
naissance me laissait un goût plus qu’amer. Avec Sweet, j’ai
enfin pu vivre la naissance de mon enfant dans une complète
plénitude, que ce soit le pendant ou l’après.
Maybeegreen, Te sens-tu différente des autres femmes d'avoir vécu cette expérience ?
Je n'ai pas tellement l'impression de me sentir différente au premier abord... tant qu'on n'évoque pas les conditions de la naissance, en fait, c'est tellement simple une naissance à la maison, que c'est devenu la norme pour nous. Et c'est quand on nous parle de déclenchement, péridurale, lit d'accouchement, toucher vaginal répété, d'épisiotomie, de séparation maman-bébé etc... c'est là, qu'on se rend compte de la chance qu'on a d'avoir pu vivre deux naissances aussi respectées. Alors là, oui, on se sent un peu différents : privilégiés, en quelque sorte. Ne pas avoir à se battre pour faire respecter ses choix... Et on souhaiterait que chaque femme, chaque famille puisse avoir le choix de vivre une naissance aussi belle si elle le veut ! Car cela doit rester un choix, ce n'est qu'à cette condition que l'accouchement peut être physiologique et vécu avec un bonheur sans ombre.
Et toi Vert Citrouille tu te sens
différente ?
Je ne me sens pas différente des autres femmes. J’ai donné naissance à mon enfant à la maison, d’autres le font à l’hôpital. Je suis devenue mère comme des millions de femmes. Mon vécu, mon parcours a fait qu’accoucher a toujours été pour moi un acte naturel et qu’assez vite j’ai pu me départir de mes peurs de ne pas y arriver, de ce besoin d’assistance qu’ont certaines femmes. Prendre conscience de ce qu’est réellement une naissance, prendre conscience de notre force, de nos capacités à donner la vie se fait plus ou moins rapidement selon les femmes. Certaines après un cheminement plus ou moins long y arriveront, d’autres n’y parviendrons jamais, car elles associeront toujours la naissance à un acte médical ou à la douleur et auront donc besoin de l’hôpital. Est-ce pour autant que je me sens supérieur à ces femmes ? Pas le moins du monde, car une naissance est avant tout un voyage : un voyage intérieur, un voyage personnel, une découverte de nos forces, de nos limites, et toute femme qui accouche fait ce voyage. Comment dire à une femme que ce parcours si difficile et douloureux parfois n’est pas le bon, qu’elle n’a pas choisi la bonne voie et que le mien est force de vérité ?
En revanche tout comme Maybeegreen je
suis parfois excédée par le manque d’informations et la
méconnaissance des femmes sur l’accouchement, la péridurale,
comme si cette banalisation de la surmédicalisation, cette confiance
aveugle en leur gynécologue, en l’hôpital leur avait fait oublier
qu’un accouchement est avant tout l’histoire d’une naissance,
une histoire entre elle et leur enfant.
Mais il me semble quand même, que ces
dernières années les choses changent : des sages-femmes
soutiennent les femmes et leur redonnent confiance en leur capacités,
de futurs mères rédigent leur projet de naissance… Je crois
sincèrement que les femmes sont en train de reprendre en main leur
accouchement, qu’elles ne sont plus de simples spectatrices de la
naissance de leur enfant mais pleinement actrices, même si parfois
les hôpitaux et leurs protocoles font encore barrage.
Maybeegreen, as-tu l'impression que
cela a changé quelque chose dans ton couple, ta famille ?
Cela a rendu mon couple plus fort avant, pendant et après ces accouchements à la maison. Nous avons décidé et vécu tout cela ensemble, en harmonie, sans rien imposer l'un à l'autre, juste en parlant à coeur ouvert de tout... Nous avons pris soin l'un de l'autre plus encore que lors des grossesses et des naissances précédentes. Mon chéri a été aux petits soins comme jamais après nos AAD, pour moi comme pour nos bébés nouveaux-nés et nos autres enfants. Il a pleinement pris sa place.
La fratrie est renforcée. Le fait de ne pas faire de coupure entre moi, le bébé et nos autres enfants et mon chéri, a permis aux aînés de ne pas ressentir de jalousie (ou presque pas) envers un bébé qui leur aurait dérobé leur maman pendant plusieurs jours et qui serait passé du statut invisible dans le ventre au statut intrus dans les bras... Le bébé était attendu différemment : les filles étaient pressées non pas seulement que le bébé naisse, mais elles espéraient ouvertement voir la naissance, même si je préférais à priori garder mon intimité... Et en fait, à chacun de mes AAD, par hasard, mes deux aînées ont assisté, la seconde lors de notre première naissance à la maison, à la sortie de sa petite soeur et la plus grande à celle de son petit frère, lors de notre second AAD : ce n'était pas fait exprès mais elles avaient des recommandations importantes au cas où, et elles ont été très discrètes et respectueuses, à tel point que je ne me suis rendue compte de leur présence qu'une fois mes bébés dans mes bras! Elle n'ont vu que la fin, le but ultime de la naissance, et toute puissante qu'ait été cette image, elles ont choisi de venir voir et n'ont jamais parlé de cette image comme choquante ou dégoutante ou effrayante pour elles (choses qui m'inquiétaient avant mon premier AAD) : elles ont tiré de cette expérience une image forte mais belle, et la joie qui se lisait sur leur visage ne laissait aucun doute là-dessus.
Notre famille en est ressortie plus soudée encore qu'après les autres naissances, plus confiante aussi en chacun de nous, et chacun plus confiant en soi et en ses propres capacités. C'est tellement simple quand on le vit, comparé à un accouchement en structure, que c'est difficile de mettre des mots sur cette non-cassure, cette continuité qui sur le moment et après-coup semble tellement aller de soi ! On accompagne juste la naissance de notre enfant, avec auprès de nous notre sage-femme expérimentée et pleine de bienveillance : la vie continue, le bonheur est simple et pur, nos coeurs « emplis de soleil » de cette expérience si enrichissante... Choisissons chacun de nos pas et puissions-nous vivre encore de nombreux moments aussi justes, simples, forts.
Cela a rendu mon couple plus fort avant, pendant et après ces accouchements à la maison. Nous avons décidé et vécu tout cela ensemble, en harmonie, sans rien imposer l'un à l'autre, juste en parlant à coeur ouvert de tout... Nous avons pris soin l'un de l'autre plus encore que lors des grossesses et des naissances précédentes. Mon chéri a été aux petits soins comme jamais après nos AAD, pour moi comme pour nos bébés nouveaux-nés et nos autres enfants. Il a pleinement pris sa place.
La fratrie est renforcée. Le fait de ne pas faire de coupure entre moi, le bébé et nos autres enfants et mon chéri, a permis aux aînés de ne pas ressentir de jalousie (ou presque pas) envers un bébé qui leur aurait dérobé leur maman pendant plusieurs jours et qui serait passé du statut invisible dans le ventre au statut intrus dans les bras... Le bébé était attendu différemment : les filles étaient pressées non pas seulement que le bébé naisse, mais elles espéraient ouvertement voir la naissance, même si je préférais à priori garder mon intimité... Et en fait, à chacun de mes AAD, par hasard, mes deux aînées ont assisté, la seconde lors de notre première naissance à la maison, à la sortie de sa petite soeur et la plus grande à celle de son petit frère, lors de notre second AAD : ce n'était pas fait exprès mais elles avaient des recommandations importantes au cas où, et elles ont été très discrètes et respectueuses, à tel point que je ne me suis rendue compte de leur présence qu'une fois mes bébés dans mes bras! Elle n'ont vu que la fin, le but ultime de la naissance, et toute puissante qu'ait été cette image, elles ont choisi de venir voir et n'ont jamais parlé de cette image comme choquante ou dégoutante ou effrayante pour elles (choses qui m'inquiétaient avant mon premier AAD) : elles ont tiré de cette expérience une image forte mais belle, et la joie qui se lisait sur leur visage ne laissait aucun doute là-dessus.
Notre famille en est ressortie plus soudée encore qu'après les autres naissances, plus confiante aussi en chacun de nous, et chacun plus confiant en soi et en ses propres capacités. C'est tellement simple quand on le vit, comparé à un accouchement en structure, que c'est difficile de mettre des mots sur cette non-cassure, cette continuité qui sur le moment et après-coup semble tellement aller de soi ! On accompagne juste la naissance de notre enfant, avec auprès de nous notre sage-femme expérimentée et pleine de bienveillance : la vie continue, le bonheur est simple et pur, nos coeurs « emplis de soleil » de cette expérience si enrichissante... Choisissons chacun de nos pas et puissions-nous vivre encore de nombreux moments aussi justes, simples, forts.
Et pour toi Vert Citrouille cela a-t-il
changé quelque chose dan ton couple, ta famille ?
Comme je l’ai évoqué plus haut et
comme tu le dis aussi si bien Maybeegreen, pas de changements, pas de
coupures mais une continuité dans la vie de notre famille.
Je m’interroge parfois sur ce que
cette naissance à la maison aura transmis à mes enfants ? So,
notre sage-femme est née à la maison, comme tous ses frères et
sœurs. Cette vocation de devenir sage-femme, d’accompagner les
femmes dans la naissance de leur enfant elle la doit en grande partie
à ce vécu. Je pense à mes filles, est-ce que cette naissance leur
donnera toute confiance en elles, la certitude que mettre au monde un
enfant est avant tout naturel. Est-ce que par ce choix je vais leur
transmettre cette force que toute femme a et peut trouver en elle ?
Et mon garçon dans tout ça qu’en retirera t-il ?
Vous serez peut-être aussi intéressés par :
Au chapitre 1, nous avions évoqué ce qui nous avait mené vers l’accouchement à domicile, deux parcours différents : accoucher à domicile - pourquoi ?
Ensuite, au chapitre 2, nous avons parlé de nos préparations à l’accouchement :
Le chapitre 3 , nos récits de naissance :
Récits de naissances de Maybeegreen : les naissances de Célestine et Swan
Les récits de naissances de Vert Citrouille
Pour conclure notre témoignage :
Nous espérons que vous avez apprécié nous lire comme nous avons pris
plaisir à écrire et que ces quatre chapitres vous en auront appris
un peu plus sur ce que peut-être un accouchement à domicile. Nous projetons
d'écrire prochainement (toujours en coopération) un article sur toutes les
questions financières liés à l'AAD (combien cela coûte t-il, assurance des
sages-femmes...) et sur la déclaration de naissance après un AAD (comment cela se passe t-il concrètement, est-ce différend de la déclaration de naissance lorsqu'elle a lieu en structure...).
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6 janv. 2012
Accoucher à la maison - chapitre 3 - Témoignage de 2 mamans : Deux récits de naissances par maybeegreen
Nous sommes deux mères de famille : VertCitrouille et Maybegreen
. Nous avons toutes deux
accouché à la maison. Pour vous faire partager cette expérience
nous avons rédigé un très long article que nous posterons sur
plusieurs semaine chapitre par chapitre.
Il y a quelques semaines, nous
avions évoqué ce qui nous avait mené vers l’accouchement à
domicile, deux parcours différents.
Ensuite, nous avons parlé de nos préparations à l’accouchement.
Aujourd'hui, pour la 3e partie, nous voici venues vous raconter comment se sont passées les naissances de nos enfants dont nous avons préparé les AAD. Ces récits étant trop longs pour être mis ensembles à suivre, celui de Maybeegreen sera raconté ici et celui de VertCitrouille sur son blog. Les réactions sont bienvenues sur nos blogs et sur les Vendredis Intellos!
Comment se sont passé
tes accouchements à la maison ? Te les étais-tu imaginé ?
Si oui était-ce comme tu les souhaitais ? Quel a été la place
de ton mari ? Et de ta sage-femme ?
Ces
deux naissances ont eu lieu la nuit, commencé en soirée...terminée
toutes deux aux alentours de deux ou trois heures du matin...
J'avais
visualisé les lieux possibles, selon que les enfants seraient à
l'école ou à la maison durant le travail, sachant que je devrais
avoir du calme et pas à me soucier pour une fois de leur bien-être
mais du mien... pour ce bébé à naître, pour ne pas compliquer le
travail, conserver une intimité la plus agréable possible, pouvoir
éventuellement déambuler dans mon jardin au début et au milieu du
travail...si l'envie m'en prenait... pouvoir éventuellement prendre
un bain, mais de toutes les façons prendre une douche chaude quand
je serais presque sûre... et voir si le travail se maintenait,
croissait en intensité ou si ce n'était pas le moment... Si la
naissance avait lieu lors de la présence éveillée des enfants,
nous avions des proches prêts à accueillir les enfants si besoin
pendant le temps nécessaire... Ayant accouché la nuit, c'était
idéal pour moi...
Quant
à imaginer une naissance, elles sont toutes différentes, et ce
qu'on imagine n'est toujours qu'un ersatz comparé à ce qu'on vit.
Mais la sensation de puissance immense, de vie intense, de force pure
et de joie fabuleuse ont été de véritables révélations pour moi
: jamais lors de mes trois premiers accouchements en structure je
n'avais ressenti cela, et pourtant les rencontres avaient été
pleine de bonheur et d'émotions, mais là, lors des naissances à la
maison de Célestine et Swan (prénoms fictifs pour préserver notre intimité) , le bonheur était décuplé, les
émotions sans barrières !
Naissance de Célestine :
La
première période d'une naissance est Mouvements, vibrations,
balancements, étirements, massages quand cela commence à
s'intensifier, si on en ressent l'envie... immersion ou contact avec
l'eau chaude, sur le creux des reins, le dos, la nuque, tout le corps
enveloppé de chaleur et de fluidité... Conduis-moi... Berces-moi...
Enroules-moi pour accompagner le voyage de mon enfant... l'aider à
faire son chemin de vie pour venir découvrir la lumière un peu, nos
visages heureux, le monde, et nous ses parents, qui l'attendons avec
tant de tendresse...
Je
suis prête, tu peux appeler Cy, Chéri : c'est parti !
Je me
berce encore grâce à mon ballon, rotations, déhanchements, je
cherche le soulagement pour ne pas me fatiguer trop vite... Je
m'allonge un peu, je n'ai pas vraiment envie que mon bébé arrive
avant Cy, là... Cy arrive dans le calme de la nuit... Pose ses
affaires, que je vois à peine, tout ce qu'il lui faut, mais la
discrétion même... Tout va bien. Je peux laisser mes contractions
poursuivre leur poussée de ma petite Célestine, car Chéri et moi
savons...nous seuls.
Massages.
Tendres mouvements lents et fermes dans le bas de mes reins, ça
chauffe doucement et ça fait du bien, car là, les contractions
commencent à faire vraiment mal...
Pause.
Je n'ai plus envie de bouger. Je vais m'installer au sol, sur la
couverture moelleuse, mon Chéri est là, Cy est là... D'ailleurs Cy
a perçu le changement, mes yeux qui la cherchent... les massages ne
suffisent plus à présent, je n'en veux plus... Les bouillottes en
noyaux de cerises bien chaudes, ni les compresses humides et chaudes,
non plus... Cy se rapproche de moi, doucement, simplement, s'assied
sur la couverture avec nous.
Arrive
la phase de « désespérance » : la fin est proche, mais
qu'on accouche pour la première ou la énième fois, toujours cette
impression énorme de ne pas pouvoir y arriver, de mourir bientôt !
La force des contractions est gigantesque, longue, s'étire encore
et encore... s'affaisse et reflue lentement... Pour revenir presque
aussitôt , encore et encore... C'est là que Cy m'encourage dans un
murmure grave : tout va bien, tu sais que tu va y arriver, c'est
juste bébé qui est là, juste là, tout près... Sens !
Célestine
est née devant le feu de cheminée, ce soir de mai-là. Mon mari
était assis derrière moi pour me soutenir et je m'y suis agrippée
comme à la vie pour les dernières contractions.
D'ailleurs
il a eu mal pendant quelques jours , mais cela le faisait rire de
bonheur : la puissance d'une femme qui accouche est telle, aime-t'il
à raconter, qu'elle pourrait soulever une voiture !
La
naissance de Celestine, vue par ma 2e :
"C'était
plus marrant qu'à l'hôpital, plus agréable parce qu'il n'y avait
pas beaucoup de bruit pour que maman se concentre. J'avais quand même
un peu peur pour maman parce qu'elle poussait des drôles de cris...
Je voulais à tout prix savoir si c'était un garçon ou une fille,
je voulais aider maman quand le bébé sortirait ; j'ai entendu
maman crier (pour aider Célestine à sortir) et je suis allée voir,
sans faire de bruit (maman nous avait prévenu que ce jour-là il ne
faudrait pas la déranger tant que le bébé ne serait pas né, et un
peu après aussi) , et j'ai vu ma petite soeur naître, elle était
toute petite, plus que je ne croyais, elle était mouillée, ça
faisait bizarre, et aussi parce qu'elle n'avait pas beaucoup de
cheveux. J'étais contente de l'avoir vue sortir. J'ai été chercher
mes soeurs pour qu'elles viennent voir, et ensuite nous sommes
retournées dormir. Quand le matin nous sommes allées à l'école,
j'ai raconté à tout le monde que j'avais vu ma petite soeur naître,
j'étais trop contente !"
La naissance de Swan :
Tout
est encore plus simple, je n'ai même plus d'inquiétudes sur
l'arrivée éventuelle de Cy quelques minutes après ou avant : peu
importe, j'ai désormais entière confiance dans la physiologie de
l'accouchement, notre capacité à faire de ce moment une aventure
unique et si simple de beauté, à couper le souffle !
Reste
le suspense de ce petit bébé coquin (dont nous savons -volontairement- pas encore le
sexe, un mystère à découvrir) qui se fait une beauté
longuement... tant qu'à quelques heures près, il serait né en
maternité s'il n'avait enfin décidé de se montrer au grand jour
pour qu'on puisse enfin l'embrasser sur les joues, les cheveux, les
mains, les pieds...
Nous
essayons toutes les méthodes douces que je connais : rires, câlins,
un peu de voiture aussi, pour aller voir Cy et vérifier que tout va
bien... feu vert pour un jour de plus, mais dernier délai (au-delà
d'un terme défini en début d'accompagnement par la sage-femme, elle
ne se permet plus d'accompagner un aad)... Aie, bébé viens donc,
tout est prêt, tout le monde t'attend, oh et puis, mince, fais comme
tu veux, tant pis, moi, il faut que je dorme car la nuit dernière a
été une « fausse alerte » ! En fait, la nuit dernière
a bien avancé le col, mais le travail n'est toujours pas réellement
en route. Je me couche très tôt après une balade au bord du canal
avec chéri (les enfants étaient à l'école)... Je me couche vers
18h... Chéri s'occupe des enfants. J'ai le calme et je m'en fous...
Dormir...
Je
dors deux heures ou un peu moins... et je me réveille avec la
certitude que ça y est, mon bébé arrive ! Une contraction
puissante, mais brève, j'ai encore du temps. Elles sont aux 20
minutes, pour l'instant je regarde l'heure, mais quand Chéri aura
appelé Cy, cela n'aura plus aucune importance...Pour l'instant, je
prépare le nid sans bruit, mais je préviens mon Amour que je vais
prendre une douche et qu'ensuite il saura si c'est le moment de
téléphoner à Cy. Appeler pour rien au milieu de la nuit, ça ne
nous dit rien, alors même si je sens que c'est pour de bon cette
fois, je préfère aller me réchauffer avec cette douche et guetter
les signaux de mon corps, parler encore à mon bébé aussi, sans
réveiller les enfants, je monte à l'étage et me faufile dans la
salle-de-bain , et me plonge avec délices sous la douche chaude...
encore à l'aise... et les contractions se rapprochent déjà une aux
15, puis une aux 10 minutes ! Elles restent environ aux dix minutes
et toutes de la même force, même, je dirais qu'elles ne font pas
mine! Je sors de la douche, le sourire aux lèvres, les yeux émus :
j'ai bien raison, la rencontre attendue est pour cette nuit !
Chéri
appelle Cy, elle arrive, le temps de prendre une douche et de faire
la route.
J'installe
quelques dernières choses qui attendaient sagement dans le panier
pour ce moment-là... Mon chéri m'aide, tout ça dans la quiétude
de la nuit... sans mot inutile, dans la douceur, avec sérieux et
sourire à la fois... encore que, côté contractions, ça commence à
douiller sérieux aussi, on en est aux 7-8 minutes... Massages des
reins, Chéri est serein... Les contractions ne me laissent plus
m'occuper d'autre chose... on doit être aux 5 minutes, mais je n'ai
plus regardé ma montre alors c'est juste l'impression que j'avais...
Ballon, c'est bon aussi, rouler le bassin, ça fait du bien, pendant
qu'il remet du bois dans le feu et accueille Cy qui vient
d'arriver...je n'ai même pas entendu la voiture, comme la première
fois...
Ils
plaisantent tranquillement, mais je décroche de plus en plus ; juste
les contractions et la descente de bébé... Cy s'installe sur la
chaise que je lui ai préparé je crois... Je demande à chéri par
bribes de venir me soutenir pour que je m'étire...et soulage ainsi
des contractions qui ne laissent plus guère de répit... pas
vraiment des mots, il me semble, mais il comprend...
Je
suis presque verticale, soutenue par mon Amour assis sur notre lit,
je mets mes jambes en appui contre la cheminée pour ne pas faiblir
lorsque j'accompagne de toutes mes forces les contractions qui
expulsent mon bébé hors de son premier logis, le bail est expiré,
mon petit coeur, viens désormais dans nos bras, qu'on te couvre de
baisers, qu'on te découvre..
Les
yeux dans les yeux avec Cy, puis la vague presque continue cette mer
déchaînée et soudain l'explosion finale qui nous surprend la poche
des eaux et bébé arrivent en même temps la tête est là, je te
sens tout chaud tout doux tendre enfant je te guide ...secondée par
Cy qui veille et intervient le moins possible, toujours en appui de
toutes mes forces arc-boutée contre le torse protecteur de mon
Chéri, qui est mon pilier, tout comme Cy est mon phare...
J'accompagne enfin la dernière vague et tu glisses dans mes bras, je
te prends contre moi, si doux, si bien fait, tes petites mains, tes
petits pieds, ton odeur me font vibrer comme chacun de mes enfants
nouveaux-nés !
Enfin
une partie de mon cerveau se connecte un peu et je regarde : tu es un
petit gars, comme je me l'imaginais depuis des mois, sans en avoir la
certitude et sans vouloir l'avoir... C'est un peu magique la
rencontre avec son enfant, un regard plein d'Amour à mon Chéri, un
regard presque aussi fort à Cy, je m'aperçois à peine que ma plus
grande fille est là depuis à peine quelques minutes ou moins : elle m'a
entendu, a attendu que je fasse moins de bruit de peur de me gêner,
et est heureuse de découvrir la « première » son petit
frère... cependant point besoin de réveiller les autres demoiselles
qui viennent découvrir qui est le nouveau membre de la famille
quelles vont pouvoir effleurer d'une caresse timide... Elles
retournent gentiment se coucher, mais il y a de la joie dans
l'air...cependant elles ne nous dérangent pas et finissent par se
rendormir...
J'ai
à peine perçu tout ça, toute à mon premier câlin avec mon
bébé... les yeux dans les yeux, peau à peau, Chéri et Cy nous
couvrent des serviettes chaudes et douces, puis m'aident à
m'installer avec Swan dans le lit confortablement , ensuite
recouverts de la couverture prévue, et je demande même en murmurant
la couette par-dessus : je me laisse désormais dorlotter, toute à
mon bébé, qui fait connaissance avec mon sein... Bébé et moi
sommes toujours reliés, car on ne coupera le cordon que lorsqu'il
n'aura plus de battements, plus d'échanges...
A un
moment, un peu plus tard, les contractions reviennent, pour
« nettoyer le nid », libérer le placenta, j'avoue que je
ne sais même plus où j'étais installée à ce moment-là, toujours
est-il que le placenta était en un seul morceau, impeccable, tout
allait donc pour le mieux, c'est tout ce que je me souviens de ça,
et que c'est presque aussi fort que le passage des épaules de bébé,
donc pas aussi difficile que la tête, dernier effort avant la
paix... sauf celle des tranchées, mais c'est un autre sujet ;)
Cy
s'occupe de moi et de bébé (toujours en peau à peau), Chéri et
elle finissent par lui mettre sa première couche lavable et l'habiller sous mes yeux, et le reposent contre
moi bien au chaud. Elle me veille quelques heures, partage un thé ou
un café je ne sais plus, j'ai droit à ce qui me fait envie... puis
elle remplit les papiers... je crois que c'est tout, elle nous
souhaite une bonne fin de nuit à 3, reviendra nous voir dans
quelques heures après un peu de sommeil et quelques rendez-vous...
Rien
de spécial pour les suites des couches, Cy revient nous voir
régulièrement et on peut l'appeler quand on veut, elle apporte le
carnet de santé (à moins qu'elle l'avait déjà apporté et rempli
;)) , effectuera avec un hamac en tissus la pesée de mon bébé et puis prendra ses mesures, nous feront la visite du « 8e jour » avec notre
médecin traitant...
Du
bonheur à l'état pur, la vie tout simplement !
Pour maintenant lire les récits de naissances de Vert Citrouille c'est par ici !
Rendez-vous vendredi prochain pour la 4e et dernière partie !
19 déc. 2011
Femmes, mères, humaines... souvent débordées à vouloir être parfaites !
Un article des Vendredis Intellos m'a fait écrire un joli mot et j'avais envie de partager ici aussi :
pour lire l'article en intégral : http://lesvendredisintellos.com/mere-un-emploi-a-temps-plus-que-plein/
ou sur le blog de Clematriochka : http://clemlamatriochka.over-blog.com/article-mere-un-emploi-a-temps-plus-que-plein-92766188.html
pour lire l'article en intégral : http://lesvendredisintellos.com/mere-un-emploi-a-temps-plus-que-plein/
ou sur le blog de Clematriochka : http://clemlamatriochka.over-blog.com/article-mere-un-emploi-a-temps-plus-que-plein-92766188.html
J'écris ceci au lieu de re-chercher la recette testée plusieurs fois et très appréciée ici des "petits pains Harry Potter" : http://www.latablemonde.fr/Pains/A-Table-avec-Harry-Potter-7-Petits-pains-de-Percy.html.
Mère indigne? non je m'en vais ensuite la réaliser pour mes 5 petits coeurs même si certains jours ils m'ont font voir de toutes les couleurs... bien oui, les enfants sont comme ça : jouer est bien plus intéressant que de ranger, vous ne vous en souvenez pas ? C'est que vous avez trop oublié... c'est bien dommage... Essayez de vous souvenir ...
Source image : http://www.mamanstestent.com/
"Moi-même maman à plein temps de 5 petits amours de 11 ans et demie, 9
ans et demie, 7 ans et demie, 4 ans et demie et mon petit 5e et dernier
de 22, presque 23 mois, j’ai aussi décidé tout ça - j’ai bien essayé de
travailler entre les 6 mois et un an de ma première, mais j’avais les
tripes arrachées de devoir la laisser à quelqu’un d’autre, du coup la
question ne s’est plus posée depuis… pour l’instant, c’est ainsi.
Chéri travaille à l’extérieur et moi au sein de la famille… pour autant, si c’est avec amour et plaisir, les jours sont souvent difficiles tant de jeunes enfants transforment vite un logis en ruine après une tempête, d’où, particulièrement en automne et hiver où ils sortent moins jouer dehors dans le jardin, l’épuisement, la "presque-rage" parfois d’avoir travaillé pour rien, de devoir encore et toujours recommencer… car s’occuper des enfants n’est pas seulement les accompagner, les chérir, les consoler… c’est aussi s’occuper de leur linge, en plus du nôtre, de notre lieu de vie commun, de les nourrir jour après jour, même quand nous préfèrerions aller nous coucher… ces années privées de sommeil qui pourtant passent si vite quand on regarde en arrière…
Chéri travaille à l’extérieur et moi au sein de la famille… pour autant, si c’est avec amour et plaisir, les jours sont souvent difficiles tant de jeunes enfants transforment vite un logis en ruine après une tempête, d’où, particulièrement en automne et hiver où ils sortent moins jouer dehors dans le jardin, l’épuisement, la "presque-rage" parfois d’avoir travaillé pour rien, de devoir encore et toujours recommencer… car s’occuper des enfants n’est pas seulement les accompagner, les chérir, les consoler… c’est aussi s’occuper de leur linge, en plus du nôtre, de notre lieu de vie commun, de les nourrir jour après jour, même quand nous préfèrerions aller nous coucher… ces années privées de sommeil qui pourtant passent si vite quand on regarde en arrière…
Et que dire des aînés qui deviennent petit à petit adolescents, de leurs
transformations qui nous laissent songeurs, déjà il faut songer à les
accompagner en douceur dans le cheminement qui doit rester leur de leur
future “adultesse” , comme s’il y avait un guide pour devenir un citoyen
bien dans sa peau, dans sa tête, respectueux des autres et de soi-même…
non rien de tout ça, juste des pistes, des astuces, des béquilles pour
aider chaque être humain à mûrir son parcours de vie… les livres sont
utiles si on en prend ce qui peut nous servir, pas si on les prends
comme des lois… chacun suit son chemin…
Nous sommes mères, femmes, humaines, mais aussi filles, héritières volontaires ou non du passé familial et culturel qui nous entoure… mais nous sommes toujours les responsables , avec nos chéris, de notre famille, pour toujours jusqu’à ce qu’ils volent chacun de leurs propres ailes, et alors notre rôle changera, et nos épaules allégées, nous pleurerons dans les bras de nos chéris ce temps si précieux où nous étions épuisées et lasses, mais combien heureuses de les avoir avec nous, de les embrasser tous les jours, et de les voir grandir et cheminer dans leur vie d’être humain, petits Amours qui deviennent grands, toujours fatiguées certains jours, notre amour n’en n’est pas moins grand, juste un peu caché par le quotidien inévitable, car nulle baguette magique pour faire ce qui doit être fait, et nous laisser seulement le temps de jouer avec vous et partager vos rires et vos larmes, parfois mêlées, toujours consolées…pour le mieux… Mères, je nous aime, car nous attendons bien trop de nous-même, moi de même, nul n’est parfait et c’est tant mieux, mais parfois ce n’est pas si facile de l’accepter!! Des jours oui, et des jours, non… c’est cela qui fait ce que nous sommes : juste des mères, des femmes, des humaines… juste Soi !"
Nous sommes mères, femmes, humaines, mais aussi filles, héritières volontaires ou non du passé familial et culturel qui nous entoure… mais nous sommes toujours les responsables , avec nos chéris, de notre famille, pour toujours jusqu’à ce qu’ils volent chacun de leurs propres ailes, et alors notre rôle changera, et nos épaules allégées, nous pleurerons dans les bras de nos chéris ce temps si précieux où nous étions épuisées et lasses, mais combien heureuses de les avoir avec nous, de les embrasser tous les jours, et de les voir grandir et cheminer dans leur vie d’être humain, petits Amours qui deviennent grands, toujours fatiguées certains jours, notre amour n’en n’est pas moins grand, juste un peu caché par le quotidien inévitable, car nulle baguette magique pour faire ce qui doit être fait, et nous laisser seulement le temps de jouer avec vous et partager vos rires et vos larmes, parfois mêlées, toujours consolées…pour le mieux… Mères, je nous aime, car nous attendons bien trop de nous-même, moi de même, nul n’est parfait et c’est tant mieux, mais parfois ce n’est pas si facile de l’accepter!! Des jours oui, et des jours, non… c’est cela qui fait ce que nous sommes : juste des mères, des femmes, des humaines… juste Soi !"
Bon, maintenant, je n'ai plus qu'à trouver le temps de faire ces petits pains, prendre une douche, m'occuper de mes 5 jolis coeurs, plier et ranger le linge, chercher des astuces pour donner envie de comprendre les maths à ma 3e que ça ne semble pas intéresser sauf pour faire des gâteaux, faire etc... heureusement je vais pouvoir prendre ma douche sans craintes : Mon Amour est arrivé ! On fait le repas ensemble, pis le reste, on verra ça tout à l'heure... ;)
Source image : http://www.latablemonde.fr/
thèmes :
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