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8 déc. 2014

Accompagnement à l'allaitement maternel

Petit mémo pour les jeunes ou futurs parents qui souhaitent se renseigner ou partager sur l'allaitement maternel : 
Réunions allaitement maternel organisées par La Leche League
LLL Pays des Trois Rivières
Information et soutien à l’allaitement maternel

Réunions gratuites, le 3ème vendredi du mois
Le matin, dès 9h15 à Guenrouët
Salle des Associations (face à la Mairie)


Programmation des réunions 2014/2015 : les vendredis matins suivants :
19 décembre 2014
2015:
· Mercredi 28 janvier 2015
· Mercredi 25 février 2015
· Mercredi 25 mars 2015
· Mercredi 29 avril 2015
· Mercredi 27 mai 2015
· Mercredi 30 juin 2015
Ces réunions permettent d’échanger autour de l’allaitement et de répondre aux questions des participants. Un thème différent à chaque réunion pourra aussi être traité (positions, mythes, sommeil du bébé allaité, travail et allaitement, diversification, etc…)
Une collation est prévue, riche de ce que chacun aura apporté.


Bibliothèque de prêt à disposition
Merci de vous inscrire au préalable
Animatrice : Chrystelle Longépé Tel : 02 40 87 76 92 Email : lllchrystellelongepe@yahoo.fr
La Leche League

6 juin 2012

Bien débuter son allaitement

Allaitement : les débuts

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Ce dossier a été publié dans Allaiter Aujourd'hui n°31, LLL France 1997

Un bon départ pour l'allaitement


Même s'il faut dire et redire qu'en matière d'allaitement, pratiquement rien n'est irrécupérable, qu'on peut, avec une forte motivation, beaucoup de soutien et de bonnes informations, presque "tout" rattraper, il n'en reste pas moins que dans les faits, un mauvais démarrage se conclut trop souvent par un sevrage précoce.
Or ces mauvais démarrages n'ont rien de fatal. Il ne sont le plus souvent que le résultat de mauvais conseils, donnés en toute bonne foi mais qui dénotent une ignorance totale de la physiologie de la lactation.
Aussi avons-nous eu envie de revenir sur le sujet qui faisait le dossier du premier numéro à 'Allaiter aujourd'hui' .
Huit ans après, si l'on en croit les témoignages qui suivent, les choses ne se sont pas beaucoup améliorées, et les trois "règles d'or" ne semblent toujours pas connues ni appliquées dans beaucoup de services de maternité.
Elles sont pourtant - en plus de l'importance de la tétée précoce - le B.A.BA d'un bon démarrage :
- une bonne position du bébé au sein (tout son corps tourné vers la mère, il a en bouche non seulement le mamelon mais une bonne partie de l'aréole, qu'il comprime entre sa langue et son palais), ce qui évite douleurs de mamelons, crevasses (voir AA n° 23), et par une bonne stimulation du sein, apporte au bébé tout le lait dont il a besoin ;
- dès la naissance, un allaitement vraiment à la demande, c'est-à-dire sans limitation ni du nombre ni de la durée des tétées, sans intervalle minimum entre deux prises du sein (les 3 heures fatidiques !), ce qui permet d'éviter les engorgements, de bien mettre en route la lactation et de combler les besoins de nourriture, succion et contact du bébé(l);
- pas de biberons de complément, qui comportent un double danger. D'une part la tétine du biberon (de même que les sucettes et les téterelles) risque d'entraîner chez le bébé
une confusion sein/tétine, qui fait qu'il ne sait plus "bien" téter le sein (voir AA n° 28). D'autre part les compléments (qu'il s'agisse de lait ou d'eau sucrée) perturbent l'établissement de la sécrétion lactée : selon la loi de l'offre et de la demande, plus le bébé tète, plus il y a de lait, moins il tète, moins il y a de lait ; s'il est "calé" par un biberon, il va moins téter, fera fabriquer moins de lait, sera frustré à la tétée suivante, et l'on sera alors tenté de lui donner davantage de complément. Amorce d'un engrenage qui aboutit très vite au sevrage du sein.

Mais plutôt que de détailler ces "il faut, il ne faut pas", nous avons eu envie de publier ici une large partie de l'intervention du Dr Gro Nylander à la Journée internationale de l'allaitement, le 21 mars dernier. La façon dont elle décrit comment l'allaitement démarre quand on ne lui met pas de bâtons dans les roues, nous a semblé tellement simple, belle et naturelle, que nous avons voulu vous la faire partager.
N'oublions pas que Gro Nylander est norvégienne, que les bébés norvégiens sont allaités à 98% à la naissance, qu'ils le sont encore à 60% à 6 mois. Preuve que le démarrage s'est bien passé !
Ce que nous pouvons souhaiter de mieux aux bébés et aux mères de chez nous, c'est de pouvoir vivre eux aussi un démarrage aussi simple.

C.D.J.

(I) Rappelons que toutes les observations de populations primitives, où l'allaitement se rapproche sans doute le plus de ce que la Nature a prévu pour l'espèce humaine, montrent des tétées courtes et très fréquentes (trois ou quatre par heure, jusqu'à une soixantaine par 24 heures !). Voir par exemple Melvin Konner et Carol Worthman, "Nursing Frequency, Gonadal Function, and Birth Spacing Among !Kung Hunter-Galherers", Science, vol. 207, 15 Feb. 1980, pp. 788-91.



Les organisatrices de ce congrès m'ont demandé de parler du bon démarrage de l'allaitement. C'est un point capital, car si le départ est bon, l'essentiel du travail est fait, et la mère allaitera généralement sans gros problèmes.

Le mode de naissance et les analgésiques jouent un rôle.
Un accouchement normal, par voie basse et avec une analgésie réduite au minimum, est ce qu'il y a de mieux. Tous les analgésiques, y compris la péridurale, ont un impact sur le nouveau-né, et affectent négativement la mise au sein pendant plusieurs jours. Ces dernières années, nous avons appris de plus en plus de choses sur les capacités, instincts et réflexes du nouveau-né, qui permettent à la plupart des enfants nés à terme et en bonne santé de trouver le sein, dans la mesure où la mère n'a pas été trop lourdement médicamentée pendant l'accouchement.

Dans les circonstances normales, tous les bébés nés à terme et en bonne santé sont placés dès la naissance sur le ventre de leur mère, à proximité de ses seins. Le bébé peut pleurer, avoir quelques petits problèmes respiratoires transitoires ou avoir besoin de se reposer. Mais après un moment de repos, pouvant aller de quelques minutes à une ou deux heures au maximum, la plupart des bébés se réveillent et ont un comportement standardisé. Si les yeux du bébé ne sont pas fermés par un œdème, il va regarder avec une grande concentration, et fera preuve d'un intérêt particulier pour le visage de sa mère -surtout ses yeux- et pour le sein et le mamelon.

Il commencera à faire des grimaces avec sa bouche, à bouger les lèvres et la langue. Si l'on touche ses lèvres, il ouvrira grand la bouche. Si on lui touche la joue, il se tournera vers le côté touché.

Il va commencer à ramper, d'abord en remuant les hanches et les jambes, puis en remuant les bras, dans le but de se hisser vers les seins. Il va commencer à porter sa main à sa bouche. Il va étendre et replier les bras, et essayer d'agripper tout ce qui lui passera sous la main, souvent le mamelon s'il le peut.

De même, la plupart des mères agissent de façon similaire, pour peu qu'on les laisse faire tranquillement et qu'on leur assure que tout va bien. Elles vont explorer tendrement le corps de leur bébé du bout des doigts, parcourant tout son corps s'il est nu. Plus tard, elles vont le caresser pour le rassurer, surtout s'il pleure, et garderont sur lui des mains protectrices.

A certains moments, le bébé "appellera" sa mère à l'aide de petits cris aigus : "Eh ! Eh !", et la mère répondra. Elle parlera à son bébé, généralement d'une voix très particulière, d'une tonalité douce mais plus aiguë que la voix normale, la "voix de bébé". Les recherches ont montré que les bébés portaient une attention particulière à ce type de voix, tout particulièrement si elle provient de leur mère. Les bébés sont nettement moins intéressés par les voix masculines de tonalité grave.

(...) Le nouveau-né a aussi un sens de l'odorat bien développé. Si l'un des mamelons est lavé et pas l'autre, la plupart des nourrissons choisiront le sein non lavé. Il vaut donc mieux que la mère ne se soit pas lavée juste avant. Et si plus tard, un bébé est mis en présence d'un coussinet provenant du sein d'une mère allaitante et d'un coussinet provenant du sein de sa propre mère qui ne l'allaite pas, il choisira le coussinet de la mère qui allaite. Le bébé sait qu'il a besoin de ce lait ! De même, la plupart des mères savent, au bout de quelques jours, reconnaître leur bébé à son odeur les yeux fermés.

Le bébé va devenir de plus en plus actif dans sa recherche du mamelon. Il va bouger la tête, la remuer de droite à gauche, quelque chose que nous n'aurions pas cru possible il y a quelques années.

Habituellement, il semble bon d'aider le bébé à prendre le sein quand il montre qu'il est prêt à le faire. Mais si on ne le fait pas, bon nombre de bébés en bonne santé se débrouilleront pour trouver le sein eux-mêmes. Lorsque le mamelon touche sa bouche, le bébé commence à le "chercher", ouvrant grand la bouche, remuant les lèvres, allongeant la langue afin de pouvoir prendre une large bouchée de sein dans sa bouche. Il est nécessaire que le tissu mamelonnaire soit introduit jusqu'au fond du palais dur pour déclencher le réflexe de succion. Il est très important d'attendre que le bébé ait un bon réflexe de fouissement, même si nous souhaitons l'aider, car cela lui rendra plus facile une bonne prise en bouche du sein.

Nous devons faire en sorte que le bébé fasse ses premières expériences de succion sur un sein souple et extensible, et non sur la tétine dure et peu élastique d'un biberon ou d'une sucette, ce qui peut induire une confusion sein/tétine.

Parfois le bébé ne tétera pas correctement au sein les toutes premières fois. Il pourra se contenter de frotter son nez dessus et de goûter un petit peu. Il sera alors important d'expliquer à la mère que c'est une façon comme une autre de commencer, et que cela ne constitue pas un refus du sein.

Il est bon que le bébé reçoive quelques gouttes de colostrum lors de cette première tétée, ce qui aidera au démarrage de ses fonctions digestives et immunitaires. Il est encore plus important de savoir que le fouissement du sein par le bébé induit des taux très élevés d'hormones chez la mère, ce qui fera démarrer en flèche sa sécrétion lactée.

Le nombre des récepteurs pour l'ocytocine est particulièrement élevé dans le tissu mammaire juste après la naissance. Cette hormone, qui est responsable des contractions utérines pendant l'accouchement, est aussi responsable du réflexe d'éjection du lait. Lorsque le bébé tète, un signal est envoyé par le système nerveux depuis les seins de la mère jusqu'à l'hypophyse et l'hypothalamus, lieux de production de l'hormone, qui sera excrétée dans le sang. Elle sera ensuite amenée par la circulation sanguine dans toutes les cellules maternelles, induisant des contractions utérines après la naissance, ainsi que la contraction des petits muscles qui entourent les ascini mammaires, ce qui en fera sortir le lait. Ce circuit du sein au cerveau, du cerveau au sang, avec retour au sein, prendra un certain temps, souvent plusieurs minutes au début. C'est une des raisons pour lesquelles les instructions qui limitent fortement le temps passé au sein par l'enfant sont si néfastes à l'allaitement. Le réflexe d'éjection ne nécessite qu'une faible quantité d'ocytocine, mais sans cette faible quantité, le bébé n'obtiendra pas le lait.

L'ocytocine est aussi produite lorsqu'on caresse la peau, et elle induit un sentiment de bien-être tant chez la mère que chez l'enfant. Après quelques instants, la mère et l'enfant montreront les signes d'une douce somnolence, et pourront même s'endormir ensemble pour peu qu'on les laisse sans les déranger.

(...) Le rôle du père, à ce moment particulier, me semble être celui de protecteur. Très souvent on voit le père suivre tout le processus très attentivement. Au bout d'un moment, lorsque règnent le calme et la paix, quelque chose de drôle arrive : le père commence à ressembler à un lion ! Il pourra entourer de ses bras protecteurs sa femme et son enfant, et si quelqu'un approche, surtout si c'est une personne inconnue, il respirera profondément, soufflera vers la personne en question et lui jettera un regard peu amène.

Parfois le bébé ne tétera pas correctement au sein les toutes premières fois. Il pourra se contenter de frotter son nez dessus et de goûter un petit peu. Il sera alors important d'expliquer à la mère que c'est une façon comme une autre de commencer, et que cela ne constitue pas un refus du sein.

"brouillard de l'allaitement"
Dans mon pays, nous avons une expression, le "brouillard de l'allaitement". Elle rend compte de cette observation, faite depuis bien longtemps, selon laquelle une femme qui allaite, tout particulièrement pendant les premières semaines après l'accouchement, est dans une sorte de flou. Elle est centrée sur elle-même. Elle obtient généralement des scores plus bas aux tests cognitifs. Cela est probablement un judicieux arrangement de la Nature au moment où la mère a besoin de se concentrer sur son bébé et sur leur petit univers commun.

Plusieurs des hormones secrétées lors de l'allaitement ont apparemment cet impact. La prolactine, produite aussi par la glande pituitaire pendant les tétées pour réguler la sécrétion lactée, atteint son plus haut niveau après les tétées nocturnes, ce qui assure ensuite à la mère un bon repos.

Une hormone digestive, la cholécystokinine, sécrétée tant chez la mère que chez l'enfant pendant les tétées, induit un sentiment de détente et de satisfaction. Le contact peau à peau a le même effet. Les bébés qui reçoivent une quantité adéquate de calories mais ne bénéficient pas d'un contact physique, pourront présenter une stagnation staturo-pondérale. La cholécystokinine facilite aussi la mise en place chez l'enfant des systèmes de stockage énergétique.

Il est souvent dit que l'allaitement est épuisant à cause des tétées nocturnes. Toutefois, même pendant le séjour en maternité, les femmes qui n'allaitent pas sont aussi fatiguées que celles qui allaitent et gardent leur bébé avec elles pour l'allaiter la nuit. Toutes les mères auront besoin de siestes pendant la journée. Une des raisons en est probablement que les rythmes de sommeil changent chez la nouvelle mère, sans doute à cause des modifications hormonales induites par l'allaitement. La mère atteindra plus rapidement le stade du sommeil paradoxal, un sommeil particulièrement important, profond et réparateur, le sommeil des rêves.

Ainsi dans l'idéal, nous avons la mère et son enfant en train de se reposer tranquillement ensemble, après avoir vécu cette suite de réflexes qui ont aidé l'enfant dans son voyage depuis le placenta jusqu'au sein. Il est important qu'ils ne soient pas dérangés. Il a été démontré que même une seule minute d'interruption, par exemple pour aspirer le bébé, est suffisante pour retarder le processus et en compromettre le succès.

Néanmoins tout n'est pas perdu si nous ne pouvons pas obtenir ce départ idéal. Les premières heures qui suivent l'accouchement semblent être une période capitale pour le démarrage de l'allaitement et l'établissement du lien mère/enfant, mais grâce à leur cerveau très développé, les humains ont beaucoup d'autres possibilités et occasions d'établir la lactation et les liens mère/enfant. Cela demandera juste davantage d'efforts à la mère et à l'enfant, et davantage de soutien de la part des professionnels de santé.

L'on m'a aussi demandé de dire quelques mots sur les suppléments donnés en maternité, étant donné que cela constitue en France un problème important. Croyez-moi, vous n'êtes pas les seuls ! Il a été difficile de faire accepter le fait qu'un pauvre bébé devait apparemment rester affamé en attendant la montée de lait chez sa mère, même si aucun autre mammifère ne reçoit de suppléments après sa naissance.

Il y a douze ans, j'ai mené une étude sur la supplémentation en Norvège. A cette époque, les laits industriels à base de lait de vache avaient été proscrits, et l'eau glucosée était le supplément donné en routine. Elle était donnée toutes les trois à quatre heures pendant les trois premiers jours, pour prévenir l'hypoglycémie.

Il est apparu que les enfants recevaient en moyenne 600 ml de cette eau sucrée en trois jours. Cela semble peu de chose à première vue, mais cela correspond à quarante canettes de boisson sucrée avalées par un adulte...

Lorsque l'on a abandonné cette pratique, la prévalence de l'hypoglycémie n'a pas augmenté. A leur sortie de maternité, les enfants qui n'avaient reçu que le lait de leur mère avaient une meilleure prise de poids que ceux qui avaient reçu tous ces suppléments.

Aujourd'hui, en Norvège, très peu de bébés nés à terme et en bonne santé reçoivent autre chose que le lait de leur mère. Aucun supplément n'est donné, sauf indication médicale. Bien sûr, il a fallu se battre pour obtenir ce résultat : ce n'est que l'an dernier que nous avons achevé de mettre au point un texte sur les "critères médicaux pour la supplémentation en maternité", texte approuvé par les chefs de service en pédiatrie et auquel tous les services de maternité se sont vus demander de se conformer.

(...) Les maternités constatent que les mères ont plus de lait et plus vite que jamais auparavant, et que les bébés perdent moins de poids maintenant que lorsqu'ils recevaient des suppléments en abondance.
(...) Je vous souhaite bonne chance dans votre travail en France. Il semblerait que vous en ayiez besoin !

Le texte complet de cette intervention et celui de toutes les interventions à la 3° Journée internationale de l'allaitement sont publiés dans un numéro hors-série des Dossiers de l'allaitement.

Gro Nylander

Le texte complet de cette intervention et celui de toutes les interventions à la 3° Journée internationale de l'allaitement sont publiés dans un numéro hors-série des Dossiers de l'allaitement.



Peut être reproduit, imprimé ou diffusé 
à condition de mentionner la provenance de cet article.

9 mai 2012

Allaiter bébé facilement : secrets d'allaitement

Un document à lire et partager : comment allaiter, quelles sont les positions à adopter, comment réussir son allaitement, rythme des tétées ... l'essentiel des réponses en quelques pages ! Pour encore plus de précisions, aller voir sur le site de la lll bien sûr !
Trouvé ici.


30 mars 2012

Journée Nationale de L'allaitement Maternel




Pourquoi encore aujourd'hui, alors que les taux d'allaitement augmentent de nouveau grâce aux efforts conjugués  des femmes, de nombreuses  associations et de certains professionnels de santé qui commencent enfin à y être davantage formés... pourquoi entend-on encore des questions anxieuses de futures mamans : "Je ne sais pas si je vais arriver à allaiter ?"

"Cette année, lors de cette 4ème JNA subventionnée par le Ministère de la Santé, la Coordination Française pour l'Allaitement Maternel a choisi des interventions qui rappellent à chacun d’entre nous que l’allaitement est un temps fort de la vie des femmes, des familles et des bébés, et qu’il fait partie intégrante de notre quotidien. Petit à petit les choses bougent en France, des expériences innovantes voient le jour, au travail, chez l’assistante maternelle, en crèche… Les équipes des maternités, de PMI, les médecins, sages femmes, puéricultrices, infirmières, auxiliaires de puériculture, aides soignantes, membres des associations d’usagers, professionnels de la petite enfance se forment pour mieux aider les mères à poursuivre l’allaitement selon leur désir, et même quand une maladie survient."

En attendant la Semaine Mondiale de l'Allaitement Maternel , la Journée Mondiale de l'Allaitement fait le point sur les moyens d'aider les mères et leurs bébés...

17 janv. 2012

Le cododo, quelles limites et jusqu'à quand ? - cosleeping : how to and drawing the line

Le cododo est tellement simple si on respecte les conseils de base !
Le sommeil partagé ou cosleeping est une évidence dans beaucoup de cultures, la mère pouvant ainsi beaucoup plus facilement se reposer et en même temps répondre aux besoins de son bébé.
Par contre, dans les conseils fréquents, il n’est pas très recommandé que le bébé dorme entre ses deux parents, car le papa n’a pas le sommeil physiologiquement aussi léger que la maman dans notre société où le cododo n’est pas la norme (au Japon, par exemple, les parents pratiquent le cododo de façon traditionnelle, et là le bébé est entre les deux parents)… Quoique vous décidiez, le papa doit savoir que bébé est dans le lit... Une autre solution, si vous allaitez, que j'ai testée, est par exemple de mettre votre enfant entre vous et votre compagnon durant la tétée alors que vous êtes éveillée (et un bras le long du corps de votre enfant entre celui-ci et son papa, par précaution), puis de le placer pour l'autre sein ou pour la tétée suivante de votre seul côté, ce côté sécurisé pour pour que bébé ne puisse en aucun cas tomber, ni s'étouffer ou être coincé. Suivre quelques conseils et un peu de bon sens devraient suffire à vous rassurer !




Source image : UNICEF
Je ne prends pas les mêmes précautions avec un nouveau-né jusqu’à un an qu’après un an par contre … mais c’est mon avis personnel, ma pratique, à vous de décider pour vous-même, votre famille.

Le cododo n'est pas fixe, on peut cododoter un temps, puis quand un de nos enfants est malade pratiquer de nouveau ce sommeil partagé pour veiller sur l'enfant malade ou simplement le rassurer... de même quand un de nos enfants peut vivre une période apparemment difficile et pleine de sommeil difficile, quel que soit son âge : cela ne veut pas dire qu'il ou elle restera forcément longtemps, juste qu'il/elle a besoin d'un temps particulier pour se redonner confiance... et repartir plus serein et plus autonome!
Si on sait où sont nos limites et fixer celles de nos enfants, tout le monde reste serein !
Et on n'a jamais vu d'ado rester dormir des années avec ses parents ! 
Alors pas de panique ;)

Voici les recommandations de l'UNICEF :
 "Il est recommandé que votre bébé soit dans la même pièce que vous, au moins pendant les six premiers mois, car ceci facilite l'allaitement et protège contre la mort subite du nourrisson.
Prendre votre bébé dans votre lit est une façon d'allaiter confortablement.
C'est peut-être la raison pour laquelle les mères qui partagent le lit avec leur bébé ont tendance à allaiter plus longtemps que celles qui ne le font pas.
Comme il est facile de s'endormir pendant une tétée, particulièrement en position allongée, certains points sont importants à considérer avant de prendre votre bébé dans votre lit."

" Plus vous allaitez longtemps, plus les bénéfices santé seront grands pour vous deux."

" Les lits pour adultes ne sont pas conçus pour les bébés. Afin d'éviter que votre bébé ait trop chaud, s'étouffe ou soit coincé :
- Le matelas doit être ferme et plat - les matelas d'eau, les matelas trop mous (rempli de granulés de polystyrène qui s'adaptent à chaque position du corps) ou défoncés ne sont pas adaptés.
- Assurez-vous que votre bébé ne peut pas tomber du lit ou se retrouver coincé entre le matelas et le mur.
_ La pièce ne doit pas être trop chaude, 16 à 18 degrés Celsius est idéal.
- Votre bébé ne devrait pas être trop habillé - il ne devrait pas porter plus de vêtements que vous n'en portez vous-même dans le lit.
- Le drap ou la couverture ne doivent pas recouvrir la tête du bébé ou lui donner trop chaud.
- Ne laissez pas votre bébé seul dans ou sur le lit - même un très jeune bébé peut gigoter et se mettre dans une position dangereuse.
- Votre compagnon doit savoir que votre bébé est dans le lit.
- Si un enfant plus âgé partage aussi votre lit, vous ou votre compagnon devriez dormir entre l'enfant et le bébé.
- Ne laissez pas les animaux de compagnie partager le lit avec votre bébé.

Si vous avez des questions, votre sage-femme ou puéricultrice pourra vous conseiller. "

Attention : 
" Fumer augmente le risque de mort subite du nourrisson. Vous devez être sûre de ne pas vous endormir avec votre bébé dans le lit si vous (ou n'importe quelle autre personne dans le lit) êtes fumeuse, même si vous ne fumez jamais au lit.
Ne dormez jamais sur un canapé ou un fauteuil avec votre bébé.
Dormir avec votre bébé " (sous-entendu, dans le même lit) " est dangereux si vous (ou n'importe quelle autre personne dans le lit) trouvez qu'il est difficile de répondre aux besoins du bébé.

Par exemple si vous :
- avez consommé de l'alcool
- avez pris de la drogue ou un médicament qui pourrait vous rendre très somnolente
- avez une maladie qui affecte votre attention à votre bébé
- êtes anormalement fatiguée, à tel point qu'il vous est difficile de répondre à votre bébé.
Il est aussi plus sûr de ne pas partager le lit les premiers mois si votre bébé est né prématurément ou de petit poids, ou s'il a de la fièvre. "



 " If you decide to share a bed with your baby:
Keep your baby away from the pillows
Make sure your baby cannot fall out of bed or become trapped between the mattress and wall
Make sure the bedclothes cannot cover your baby’s face
Don’t leave your baby alone in the bed, as even very young babies can wriggle into a dangerous position
It is not safe to bed-share in the early months if your baby was born very small or pre-term "
 
" WAR NING
- The safest place for your baby to sleep is in a cot by the side of your bed
- Do not sleep with your baby when you have been drinking any alcohol or taking drugs (legal or illegal)
- Do not sleep with your baby if you or anyone else in the bed is a smoker
- Do not put yourself in the position where you could doze off with your baby on a sofa or armchair "



Je vous ai déjà parlé du cododo - cosleeping en vous expliquant qu'il y a plusieurs façons de le pratiquer... pour en savoir plus aller ici cododo selon les saisons et là sommeil-des-bebes-et-cododo-cosleeping


Bien entendu, la liste n'est pas exhaustive : à vous de trouver votre solution, tout en étant attentifs à la sécurité et au bien-être de bébé (et aussi aux vôtres!) !

Sur ce, dormez-bien ! 

So, have a good sleep !

6 janv. 2012

Accoucher à la maison - chapitre 3 - Témoignage de 2 mamans : Deux récits de naissances par maybeegreen



Nous sommes deux mères de famille : VertCitrouille et Maybegreen .  Nous avons toutes deux accouché à la maison. Pour vous faire partager cette expérience nous avons rédigé un très long article que nous posterons sur plusieurs semaine chapitre par chapitre.
  Il y a quelques semaines, nous avions évoqué ce qui nous avait mené vers l’accouchement à domicile, deux parcours différents.

Ensuite, nous avons parlé de nos préparations à l’accouchement.

Aujourd'hui, pour la 3e partie, nous voici venues vous raconter comment se sont passées les naissances de nos enfants dont nous avons préparé les AAD. Ces récits étant trop longs pour être mis ensembles à suivre, celui de Maybeegreen sera raconté ici et celui de VertCitrouille sur son blog. Les réactions sont bienvenues sur nos blogs et sur les Vendredis Intellos!
Comment se sont passé tes accouchements à la maison ? Te les étais-tu imaginé ? Si oui était-ce comme tu les souhaitais ? Quel a été la place de ton mari ? Et de ta sage-femme ?

Ces deux naissances ont eu lieu la nuit, commencé en soirée...terminée toutes deux aux alentours de deux ou trois heures du matin...
J'avais visualisé les lieux possibles, selon que les enfants seraient à l'école ou à la maison durant le travail, sachant que je devrais avoir du calme et pas à me soucier pour une fois de leur bien-être mais du mien... pour ce bébé à naître, pour ne pas compliquer le travail, conserver une intimité la plus agréable possible, pouvoir éventuellement déambuler dans mon jardin au début et au milieu du travail...si l'envie m'en prenait... pouvoir éventuellement prendre un bain, mais de toutes les façons prendre une douche chaude quand je serais presque sûre... et voir si le travail se maintenait, croissait en intensité ou si ce n'était pas le moment... Si la naissance avait lieu lors de la présence éveillée des enfants, nous avions des proches prêts à accueillir les enfants si besoin pendant le temps nécessaire... Ayant accouché la nuit, c'était idéal pour moi...
Quant à imaginer une naissance, elles sont toutes différentes, et ce qu'on imagine n'est toujours qu'un ersatz comparé à ce qu'on vit. Mais la sensation de puissance immense, de vie intense, de force pure et de joie fabuleuse ont été de véritables révélations pour moi : jamais lors de mes trois premiers accouchements en structure je n'avais ressenti cela, et pourtant les rencontres avaient été pleine de bonheur et d'émotions, mais là, lors des naissances à la maison de Célestine et Swan (prénoms fictifs pour préserver notre intimité) , le bonheur était décuplé, les émotions sans barrières !

Naissance de Célestine :
La première période d'une naissance est Mouvements, vibrations, balancements, étirements, massages quand cela commence à s'intensifier, si on en ressent l'envie... immersion ou contact avec l'eau chaude, sur le creux des reins, le dos, la nuque, tout le corps enveloppé de chaleur et de fluidité... Conduis-moi... Berces-moi... Enroules-moi pour accompagner le voyage de mon enfant... l'aider à faire son chemin de vie pour venir découvrir la lumière un peu, nos visages heureux, le monde, et nous ses parents, qui l'attendons avec tant de tendresse...
Je suis prête, tu peux appeler Cy, Chéri : c'est parti !
Je me berce encore grâce à mon ballon, rotations, déhanchements, je cherche le soulagement pour ne pas me fatiguer trop vite... Je m'allonge un peu, je n'ai pas vraiment envie que mon bébé arrive avant Cy, là... Cy arrive dans le calme de la nuit... Pose ses affaires, que je vois à peine, tout ce qu'il lui faut, mais la discrétion même... Tout va bien. Je peux laisser mes contractions poursuivre leur poussée de ma petite Célestine, car Chéri et moi savons...nous seuls.
Massages. Tendres mouvements lents et fermes dans le bas de mes reins, ça chauffe doucement et ça fait du bien, car là, les contractions commencent à faire vraiment mal...
Pause. Je n'ai plus envie de bouger. Je vais m'installer au sol, sur la couverture moelleuse, mon Chéri est là, Cy est là... D'ailleurs Cy a perçu le changement, mes yeux qui la cherchent... les massages ne suffisent plus à présent, je n'en veux plus... Les bouillottes en noyaux de cerises bien chaudes, ni les compresses humides et chaudes, non plus... Cy se rapproche de moi, doucement, simplement, s'assied sur la couverture avec nous.
Arrive la phase de « désespérance » : la fin est proche, mais qu'on accouche pour la première ou la énième fois, toujours cette impression énorme de ne pas pouvoir y arriver, de mourir bientôt ! La force des contractions est gigantesque, longue, s'étire encore et encore... s'affaisse et reflue lentement... Pour revenir presque aussitôt , encore et encore... C'est là que Cy m'encourage dans un murmure grave : tout va bien, tu sais que tu va y arriver, c'est juste bébé qui est là, juste là, tout près... Sens !
Célestine est née devant le feu de cheminée, ce soir de mai-là. Mon mari était assis derrière moi pour me soutenir et je m'y suis agrippée comme à la vie pour les dernières contractions.
D'ailleurs il a eu mal pendant quelques jours , mais cela le faisait rire de bonheur : la puissance d'une femme qui accouche est telle, aime-t'il à raconter, qu'elle pourrait soulever une voiture !


La naissance de Celestine, vue par ma 2e :
"C'était plus marrant qu'à l'hôpital, plus agréable parce qu'il n'y avait pas beaucoup de bruit pour que maman se concentre. J'avais quand même un peu peur pour maman parce qu'elle poussait des drôles de cris... Je voulais à tout prix savoir si c'était un garçon ou une fille, je voulais aider maman quand le bébé sortirait ; j'ai entendu maman crier (pour aider Célestine à sortir) et je suis allée voir, sans faire de bruit (maman nous avait prévenu que ce jour-là il ne faudrait pas la déranger tant que le bébé ne serait pas né, et un peu après aussi) , et j'ai vu ma petite soeur naître, elle était toute petite, plus que je ne croyais, elle était mouillée, ça faisait bizarre, et aussi parce qu'elle n'avait pas beaucoup de cheveux. J'étais contente de l'avoir vue sortir. J'ai été chercher mes soeurs pour qu'elles viennent voir, et ensuite nous sommes retournées dormir. Quand le matin nous sommes allées à l'école, j'ai raconté à tout le monde que j'avais vu ma petite soeur naître, j'étais trop contente !"

Photo non libre de droit , merci de me demander si vous souhaitez la reproduire !

La naissance de Swan :
Tout est encore plus simple, je n'ai même plus d'inquiétudes sur l'arrivée éventuelle de Cy quelques minutes après ou avant : peu importe, j'ai désormais entière confiance dans la physiologie de l'accouchement, notre capacité à faire de ce moment une aventure unique et si simple de beauté, à couper le souffle !
Reste le suspense de ce petit bébé coquin (dont nous savons -volontairement- pas encore le sexe, un mystère à découvrir) qui se fait une beauté longuement... tant qu'à quelques heures près, il serait né en maternité s'il n'avait enfin décidé de se montrer au grand jour pour qu'on puisse enfin l'embrasser sur les joues, les cheveux, les mains, les pieds...
Nous essayons toutes les méthodes douces que je connais : rires, câlins, un peu de voiture aussi, pour aller voir Cy et vérifier que tout va bien... feu vert pour un jour de plus, mais dernier délai (au-delà d'un terme défini en début d'accompagnement par la sage-femme, elle ne se permet plus d'accompagner un aad)... Aie, bébé viens donc, tout est prêt, tout le monde t'attend, oh et puis, mince, fais comme tu veux, tant pis, moi, il faut que je dorme car la nuit dernière a été une « fausse alerte » ! En fait, la nuit dernière a bien avancé le col, mais le travail n'est toujours pas réellement en route. Je me couche très tôt après une balade au bord du canal avec chéri (les enfants étaient à l'école)... Je me couche vers 18h... Chéri s'occupe des enfants. J'ai le calme et je m'en fous... Dormir...
Je dors deux heures ou un peu moins... et je me réveille avec la certitude que ça y est, mon bébé arrive ! Une contraction puissante, mais brève, j'ai encore du temps. Elles sont aux 20 minutes, pour l'instant je regarde l'heure, mais quand Chéri aura appelé Cy, cela n'aura plus aucune importance...Pour l'instant, je prépare le nid sans bruit, mais je préviens mon Amour que je vais prendre une douche et qu'ensuite il saura si c'est le moment de téléphoner à Cy. Appeler pour rien au milieu de la nuit, ça ne nous dit rien, alors même si je sens que c'est pour de bon cette fois, je préfère aller me réchauffer avec cette douche et guetter les signaux de mon corps, parler encore à mon bébé aussi, sans réveiller les enfants, je monte à l'étage et me faufile dans la salle-de-bain , et me plonge avec délices sous la douche chaude... encore à l'aise... et les contractions se rapprochent déjà une aux 15, puis une aux 10 minutes ! Elles restent environ aux dix minutes et toutes de la même force, même, je dirais qu'elles ne font pas mine! Je sors de la douche, le sourire aux lèvres, les yeux émus : j'ai bien raison, la rencontre attendue est pour cette nuit !
Chéri appelle Cy, elle arrive, le temps de prendre une douche et de faire la route.
J'installe quelques dernières choses qui attendaient sagement dans le panier pour ce moment-là... Mon chéri m'aide, tout ça dans la quiétude de la nuit... sans mot inutile, dans la douceur, avec sérieux et sourire à la fois... encore que, côté contractions, ça commence à douiller sérieux aussi, on en est aux 7-8 minutes... Massages des reins, Chéri est serein... Les contractions ne me laissent plus m'occuper d'autre chose... on doit être aux 5 minutes, mais je n'ai plus regardé ma montre alors c'est juste l'impression que j'avais... Ballon, c'est bon aussi, rouler le bassin, ça fait du bien, pendant qu'il remet du bois dans le feu et accueille Cy qui vient d'arriver...je n'ai même pas entendu la voiture, comme la première fois...
Ils plaisantent tranquillement, mais je décroche de plus en plus ; juste les contractions et la descente de bébé... Cy s'installe sur la chaise que je lui ai préparé je crois... Je demande à chéri par bribes de venir me soutenir pour que je m'étire...et soulage ainsi des contractions qui ne laissent plus guère de répit... pas vraiment des mots, il me semble, mais il comprend...
Je suis presque verticale, soutenue par mon Amour assis sur notre lit, je mets mes jambes en appui contre la cheminée pour ne pas faiblir lorsque j'accompagne de toutes mes forces les contractions qui expulsent mon bébé hors de son premier logis, le bail est expiré, mon petit coeur, viens désormais dans nos bras, qu'on te couvre de baisers, qu'on te découvre..
Les yeux dans les yeux avec Cy, puis la vague presque continue cette mer déchaînée et soudain l'explosion finale qui nous surprend la poche des eaux et bébé arrivent en même temps la tête est là, je te sens tout chaud tout doux tendre enfant je te guide ...secondée par Cy qui veille et intervient le moins possible, toujours en appui de toutes mes forces arc-boutée contre le torse protecteur de mon Chéri, qui est mon pilier, tout comme Cy est mon phare... J'accompagne enfin la dernière vague et tu glisses dans mes bras, je te prends contre moi, si doux, si bien fait, tes petites mains, tes petits pieds, ton odeur me font vibrer comme chacun de mes enfants nouveaux-nés !
Enfin une partie de mon cerveau se connecte un peu et je regarde : tu es un petit gars, comme je me l'imaginais depuis des mois, sans en avoir la certitude et sans vouloir l'avoir... C'est un peu magique la rencontre avec son enfant, un regard plein d'Amour à mon Chéri, un regard presque aussi fort à Cy, je m'aperçois à peine que ma plus grande fille est là depuis à peine quelques minutes ou moins : elle m'a entendu, a attendu que je fasse moins de bruit de peur de me gêner, et est heureuse de découvrir la « première » son petit frère... cependant point besoin de réveiller les autres demoiselles qui viennent découvrir qui est le nouveau membre de la famille quelles vont pouvoir effleurer d'une caresse timide... Elles retournent gentiment se coucher, mais il y a de la joie dans l'air...cependant elles ne nous dérangent pas et finissent par se rendormir...
J'ai à peine perçu tout ça, toute à mon premier câlin avec mon bébé... les yeux dans les yeux, peau à peau, Chéri et Cy nous couvrent des serviettes chaudes et douces, puis m'aident à m'installer avec Swan dans le lit confortablement , ensuite recouverts de la couverture prévue, et je demande même en murmurant la couette par-dessus : je me laisse désormais dorlotter, toute à mon bébé, qui fait connaissance avec mon sein... Bébé et moi sommes toujours reliés, car on ne coupera le cordon que lorsqu'il n'aura plus de battements, plus d'échanges...
A un moment, un peu plus tard, les contractions reviennent, pour « nettoyer le nid », libérer le placenta, j'avoue que je ne sais même plus où j'étais installée à ce moment-là, toujours est-il que le placenta était en un seul morceau, impeccable, tout allait donc pour le mieux, c'est tout ce que je me souviens de ça, et que c'est presque aussi fort que le passage des épaules de bébé, donc pas aussi difficile que la tête, dernier effort avant la paix... sauf celle des tranchées, mais c'est un autre sujet ;)
Cy s'occupe de moi et de bébé (toujours en peau à peau), Chéri et elle finissent par lui mettre sa première couche lavable et l'habiller sous mes yeux, et le reposent contre moi bien au chaud. Elle me veille quelques heures, partage un thé ou un café je ne sais plus, j'ai droit à ce qui me fait envie... puis elle remplit les papiers... je crois que c'est tout, elle nous souhaite une bonne fin de nuit à 3, reviendra nous voir dans quelques heures après un peu de sommeil et quelques rendez-vous...
Rien de spécial pour les suites des couches, Cy revient nous voir régulièrement et on peut l'appeler quand on veut, elle apporte le carnet de santé (à moins qu'elle l'avait déjà apporté et rempli ;)) , effectuera avec un hamac en tissus la pesée de mon bébé et puis prendra ses mesures, nous feront la visite du « 8e jour » avec notre médecin traitant...

Du bonheur à l'état pur, la vie tout simplement !

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Rendez-vous vendredi prochain pour la 4e et dernière partie !