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27 sept. 2018

Ateliers MMM 2018-2019: voici le programme

La rentrée de l'Association Maman, papa et Moi, on Materne (MMM), a été marquée par sa participation au forum des associations de Plessé, dès le 1er septembre.

Les échanges avec les familles que nous avons rencontrées à cette occasion nous ont conforté dans le choix des actions que nous avions prévues de mettre en place pour cette année 2018-2019.

Pour commencer:



  • Dimanches en jeux: à partir du Dimanche 14 octobre 2018, puis le 2ème de chaque mois jusqu'à mars 2019:




  • Atelier éveil musical avec la valise à pouèt pouèt: samedi 20 octobre à 10h00, à Plessé (44630), pour des enfants en âge de tenir assis jusqu'à 5 ans, accompagnés de leur(s) parent(s).                                      Sur inscription uniquement
    Tarif: 8 euros par enfant pour les adhérents,
            10 euros par enfant pour les non-adhérents. 
            Adhésion annuelle à l'association de 8 euros par famille possible sur place.   
    Contact et inscriptions jusqu'au 17 octobre: mmmplesse@gmail.com       ou au 09.82.49.80.05 
  • Atelier de danse parent-enfant avec Danse'C dimanche 28 octobre, à 10h30, à Plessé (44630), pour des enfants âgés de 2 à 5 ans, accompagnés d'un adulte. 
  • Sur inscription uniquement
    Tarif: 10 euros par binôme parent-enfant pour les adhérents, 
               12 euros par binôme pour les non-adhérents.
               Adhésion annuelle à l'association de 8 euros par famille possible sur place.   
    Contact et inscriptions jusqu'au 20 octobre : mmmplesse@gmail.com ou au 06 18 32 50 58.
Autres dates et ateliers à  suivre très prochainement...

A bientôt

1 mai 2015

Soirées débat et échanges sur la famille

Durant ce mois de mai, le CSC Ragon (Rezé - 44) propose de nouvelles rencontres d’échanges et de débats autour des questions parentales, initiées en 2014 autour d'une première rencontre sur la parentalité positive. 

Les thèmes :
Quelle participation pour les enfants à la vie familiale ?
Bien communiquer avec son enfant.

Dates à retenir :
7 mai
19 mai

Pour plus d'informations, parcourez le site du CSC Ragon.

15 oct. 2014

Comment favoriser l'estime de soi

Samedi 15 novembre 2014
Une journée dédiée aux enfants et à leurs parents, 

entièrement gratuite et ouverte à tous :

Avec

le matin de 10h à 12h 

le Troc de livres des Minuscules et des plus grands
Ouvert à tous, gratuit, système de troc, salle des spectacles de la Médiathèque de Plessé

(Partenariat MMM et Médiathèque de Plessé) 

La thématique du jour mise en valeur sera bien entendu les Minuscules, les tout-petits et leurs parents, puisque nous participons au temps fort intercommunal "Les Minuscules" !


Le Troc-livres est un moment d’échange chaleureux, de rencontre, où romans, albums pour enfants, bandes dessinées, documentaires vont retrouver une deuxième vie dans les mains de nouveaux lecteurs !
L'association MMM en partenariat avec la Mairie de Plessé et la Médiathèque, vous propose de puiser dans un stock préexistant de livres (certains très récents, d'autres plus classiques), sur des thèmes divers et variés : cuisine, bricolage, histoire, biographie, roman classiques, policiers, fantasy et science-fiction, BD, Mangas, Beaux livres, etc… Les enfants et les ados sont bien servis également, des espaces leur sont réservés pour qu'ils puissent renouveler leur bibliothèque.
Fouiller, à la recherche de la perle rare, ou d’un livre qui vous avez particulièrement touché…
Il n'y a pas d'échange d'argent, juste des livres qui changent de propriétaire...

Le Troc de livres, mode d’emploi :
1. Vous apportez des livres à échanger*
2. Vous recevez un Ticket de Troc
3. Vous choisissez vos livres
4. Vous les échangez contre vos points de Troc**…

*Chacun apporte ses propres ouvrages pourvu qu’ils ne soient pas « périmés » comme les livres scolaires et les guides de voyage.
**les points de troc non utilisés pourront être échangés lors d’un prochain troc de livre…et conservés au registre. Les tickets sont nominatifs.

Et bonne lecture !
Et n'oubliez pas de rejoindre la tribu troqueuse pour être averti(e)s des prochaines troc-parties :
maybeau@live.fr ou mediatheque@mairie-plesse.fr
Organisé en partenariat : l'Association MMM (Maman papa et Moi on Materne, association collégiale de loi 1901) & la Médiathèque (Mairie de Plessé).


L'après-midi de 15h30 à 17h30

Conférence-Débat :
Favoriser l'estime de soi chez l'enfant et le petit enfant.
Gratuit, ouvert à tous, dans la limite des places disponible , Salle de spectacle de la Médiathèque
 

Ce débat-conférence est présenté par une psychologue de l'Ecole des Parents et des Educateurs de Loire-Atlantique (epe44) :  Stéphanie GUIHOT.
 

La conférence sera sans doute suivie d'un goûter offert par l'association Maman, papa et Moi on Materne.
 
Au plaisir de vous rencontrer ou de vous retrouver !


Maïm Beaussier pour l'Association MMM
Renseignements au 06 73 39 16 24 (sauf les week-end et lundi)
ou par mail : maybeau@live.fr






En savoir plus :

Les liens pour le temps fort des" Minuscules" , au mois de novembre, dans toute la CCPR (Communauté de Communes du Pays de Redon), destiné spécialement aux tout-petits (et à leurs parents) :
Sur Plessé : le programme
* Proposé par la Médiathèque de Plessé
-          Exposition 1,2,3 comptines du 04 au 29 novembre,

-          1,2,3… histoires spécial tout-petits le mercredi 12 et samedi 22 novembre à 11h,
-          Spectacle « Mon petit théâtre de comptines » par la Cie Fais pas ci fais pas ça : 2 séances à 10h30 et 16h30 le samedi 29 novembre. Gratuit, sur réservation.
* Proposé par MMM 
 (voir plus haut : le sujet de l'article que vous êtes en train de lire)

" Le temps fort Les Minuscules propose aux tout-petits de 0 à 3 ans des spectacles, des expositions, des ateliers de lecture, des conférences débats organisés dans les médiathèques communautaires et au Canal." (Source : site de la CCPR, page Le Canal, théâtre intercommunal, saison des Minuscules - lien ci-dessous)
LES MINUSCULES : spectacles et théâtre pour les 0-3 ans



24 sept. 2014

Economies pour les familles

Le samedi 4 octobre 2014
Comme chaque automne-hiver et printemps-été depuis 6 ans, et donc pour sa 12ème édition, l'association MMM vous propose ses Puces des familles : L'association vous propose cette journée conviviale et familiale de 9h à 16h à la salle polyvalente de Plessé (44630).

Puces des familles - Automne-Hiver 2014 - MMM

L'occasion de faire de belles économies et de choisir de jolies affaires pour les enfants et les bébés , mais aussi quelques unes pour les ados et/ou soi-même : 
  •  vêtements surtout, en très bon état et pour tous les goûts, 
  •  mais aussi livres,  
  •  jouets et jeux de société, 
  •  et quelques objets de puériculture 
  •  ou accessoires d'usage courant pour les parents ou les jeunes ...
Petites infos utiles : 
La salle est chauffée ou aérée suivant la météo.  L'entrée est gratuite et libre.
Le bar est accueillant et à tout petits prix : boissons chaudes et froides, sandwichs, gâteaux maison, viennoiseries...

Un stand maquillage 
Pour petits et grands (à partir de 3 ans, et jusqu'à...77 ans ?)
Petite participation demandée (0.50€ ou 1€ suivant le maquillage proposé).
(Pour info, j'ai maquillé récemment entre autres à : "Pas Bête la Fête" , fête d’École de la Ronde...)




N'hésitez pas à laisser des commentaires ou à me contacter pour toute information :
Mme Beaussier (pour MMM)
06 73 39 16 24 (du mardi au vendredi - pas après 20h merci).
maybeau@live.fr

25 janv. 2013

La valse des programmes et des rythmes scolaires ?

Quand les familles se sentent prises pour des imbéciles... ou la réforme qui menace encore une fois d'être une simple remise en forme et rien de bien profond concernant le fonds des nombreuses questions posées tant par les parents que par les enseignants.


Les apprentissages de nos enfants ne devraient pas être bradés ou brassés par les changements successifs de gouvernements voulant montrer bon visage mais accompagnés au plus près de leurs capacités et de leur croissance et rythmes physiologiques !

Source Image Ouest France


De plus en plus de parents se posent la question de savoir ce qu'est en train de devenir la "refondation" :
Parents pensons la reforme des rythmes scolaires ensemble (chez Mauvais Pere)
 "A ce jour, l’information dont nous disposons est parcellaire et contradictoire. Le projet tel qu’envisagé ne nous semble pas à la hauteur des enjeux.
Nous croyons cette réforme nécessaire et en partageons les objectifs, à savoir mieux apprendre et favoriser la réussite scolaire de tous. Depuis 2008, les écoliers français ont le nombre de jours d’école le plus faible des 34 pays de l’OCDE et de fait des journées plus longues et plus chargées que la plupart des autres élèves dans le monde. Cette situation est préjudiciable et doit être revue.
Cependant, le projet de réforme qui nous est présenté ne nous semble pas répondre à ces objectifs.(...)"


Les grèves commencent pour dénoncer une trop grande superficialité de la réforme annoncée par Vincent Peillon 
"(...) pour Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU, "la priorité à école primaire ne peut pas rester un simple slogan, une loi n'a pas le pouvoir magique de changer l'école".
Il appelle à "une journée d'interpellation du ministre dans tous les départements pour mettre l'accent sur les changements concrets que l'on attend", citant la formation continue, la refonte de l'évaluation des élèves, la révision des programmes, l'avenir des enseignants "Rased" spécialisés dans la lutte contre l'échec scolaire. Mais "aujourd'hui, l'action du ministre est brouillée par la réforme des rythmes scolaires", a-t-il regretté."


Qu'en est-il des besoins réels ? On se trompe encore une fois de débat public, alors que nombreux sont les enjeux et les propositions comme par exemple refonder l'école (sur educavox)
"Rénovation des rythmes scolaires, refonte des programmes, recentrage sur les savoirs fondamentaux, développement de la culture humaniste, de la culture scientifique, du numérique, transformation de la formation, nouvelle approche de la carte scolaire et de l’accueil des enfants de maternelle, création de liens différents entre tous les acteurs du monde éducatif, autant de chantiers s’ouvrent pour la refondation de l’école. Contributions."

La question qui se pose aujourd'hui est : le gouvernement actuel  va-t-il prendre le sujet à bras le corps pour une vraie refonte qui prenne tout son sens auprès de nos enfants et de ceux à venir ?

Ma pensée du jour (de parent) est que s'il faut changer les rythmes familiaux pour mieux accompagner le futur citoyen et adulte qu'est mon enfant (chacun à sa façon unique), alors soit, mais pas juste pour satisfaire une énième réforme superficielle : un changement sera positif s'il est sur le fonds ET la forme, pas juste l'un ou l'autre.

C'était ma participation aux Vendredis Intellos. ;)

6 oct. 2012

Les Ateliers Philo

 Dernière mise à jour 1er mai 2015

Actuellement pas d'atelier philo, car l'atelier ne peut pas tourner sans binôme.  Si vous souhaitez aider à l'animation d'ateliers philo sur Plessé, contactez-moi (voir en bas du site).

Des Ateliers Philo sont proposés aux enfants, salle René Havard, à Plessé (44630).


Et si... et si la philo m'étais aussi familière que me demander pourquoi les enfants grandissent ? et si...
La philosophie, ce n'est pas ennuyeux, bien au contraire : c'est l'art de se poser des questions sur le monde qui nous entoure et sur nous-même !
Il n'y a donc pas d'âge pour se poser des questions intéressantes et enrichissantes !

7-12 ans :
de 14h00 à 15h00 le mercredi 
Note : Annulé le 17 oct. cause désistements  Note : L'atelier a besoin d'au moins 1 inscription supplémentaire pour bien fonctionner
12-17 ans :
de 15h00 à 16h00 mercredi 
min. 3 inscriptions pour la mise en place de l'atelier
18-117 ans :
jeudi de 19h00 à 20h00 : minimum de 3 inscrits pour la mise en place de l'atelier : il manque encore 2 inscriptions!

Lieu : Salle René Havard à Plessé (sauf le 29 mai : salle polyvalente).

Moyens : 1 séance hebdomadaire d'une heure, en groupe, tout au long de l'année 'scolaire',
excepté pendant les vacances scolaires (environ 24 ateliers plus une rencontre inter-groupes).
Organisé par l'association MMM à Plessé.

 ( Contact pour vous inscrire : 
 Maïm Beaussier : maybeau@live.fr ou  06 73 39 16 24 ou bien 02 40 51 97 60 )

Dates des ateliers proposés saison 2012-2013  (25 ateliers) : 


Enfants et ados (mercredi) Adultes (jeudi)
Octobre les 10, 17, 24 Les 11, 18, 25
Novembre les 14, 21, 28 Les 15, 22, 29
Décembre les 5, 12, 19 Les 6, 13, 20
janvier les 9, 16, 23, 30 Les 10, 17, 24, 31
Février les 6, 13, 20 Les 7, 14, 21
Mars les 13, 20, 27 Les 14, 21, 28
Avril les 3, 10, 17 Les 4, 11, 18
Mai
les 15, 22, 29
Les 16, 23, 30
Juin Le 5 (+ date goûter Philo inter-groupes) Le 6 (+ date goûter Philo inter-groupes)





Tarifs Ateliers Philo :
L'adhésion est requise. L'adhésion à l'association MMM est de 8 euros pour un an de date à date.
Tarifs pour une personne :
. carte pour une session (environ 12 ateliers) : 20 euros
. carte pour deux sessions (24 ateliers + un Goûter Philo inter-groupes à la fin des deux sessions ) : 35 euros.
Tarifs Famille :
. carte pour une session (environ 12 ateliers chacun) : 40 euros
. carte pour deux sessions (24 ateliers chacun + un Goûter Philo inter-groupes à la fin des deux sessions) : 70 euros.



Autres infos :
Les participants ne sont pas obligés de parler, même si le bâton de parole ou ce qui en tiendra lieu passera entre toutes les mains... on peut très bien réfléchir avec sa voix intérieure avant de passer le bâton de parole à son voisin ou à celui qui veut s'exprimer. La parole doit rester libre pour permettre à la pensée de se structurer et à la confiance en soi de se construire, de se développer ou de se restaurer...
Traces : Un journal (paroles anonymes) serait bien, mais pas forcément facile à prendre en notes... Le rendre imprimé à la fin de la session ou de l'année pour que le participant conserve un souvenir concret des cheminements intérieurs du groupe...
Supports par groupes : Les supports enfants sont : les philo-fables pour vivre ensemble et les philo fables pour la terre. Ados, on peut reprendre les mêmes sur la première session et élargir sur la seconde par un livre plus complexe : le Monde de Sophie. Adultes, le Monde de Sophie est une très bonne base, sans en être esclave
A quoi servent les ateliers philo (sans prétention) ? : 
. Se faire plaisir dans un temps suspendu pour un remue-méninge agréable
. Affirmation de son identité
. Découverte de son unicité dans ses différences
. Développement de sa réflexion
. Développement de l’expression de ses émotions et pensées
. Développement de son intelligence émotionnelle
. Découverte de son libre arbitre
. Verbalisation de sa vie intérieure
. Socialisation
. Développement de la pensée
. Préparation à la participation orale et ouverture aux autres
. Découverte ou redécouverte de textes simples et faciles d'accès, ce qui n'empêche pas leur richesse : le plaisir du Conte ou du récit doit amener au plaisir de philosopher !



MMM propose aussi un soutient à la parentalité, au maternage et à l'écologie familiale.

24 sept. 2012

Puces des familles - Salon des familles ET Spectacle

Une journée agréable en famille 
samedi 29 septembre à Plessé (44630) !
Image Creative Common Flickr Pom2ter


Venez découvrir ces Puces - Salon - Spectacle, événement unique en son genre, organisé par l'association MMM (Maman, papa et Moi on Materne) :

L'entrée pour le salon et les puces des familles est gratuite.

- partie "puces" : un vide-grenier pas comme les autres ; vous y trouverez jouets, matériel de puériculture, vêtements d'enfants, d'ados et de jeunes parents, femmes enceintes ou allaitantes, couches lavables, mais aussi du matériel de cuisine, jardinage, des livres d'occasion... La démarche voulue par l'association MMM est de recycler utile, de s'inscrire dans des actions d'écologie pratique familiale, pour grands et petits !

- partie "salon" : venez retrouver des associations  comme Peau à Peau Ouest pour le portage des bébés http://peau-a-peau-ouest.blogspot.fr/, La Leche League (réseau mondial de soutien à l'allaitement maternel et au maternage)  http://www.lllfrance.org), une boutique nature : Loutig Natur' (http://www.loutig-natur.com/), et d'autres exposants comme  Tiphaine Guillerm Cottenceau , Accompagnatrice parentale et Thérapeute en Santé Humaniste (accompagnement périnatal AMA, animatrice ateliers Faber et Mazlisch, animatrice Peau à Peau, formée au soin rebozo ... 

MMM l'association organisatrice, présente bien évidemment aussi son stand, dédié aux familles. Les thèmes qui nous sont chers vous touchent aussi nous l'espérons :
  • grossesse ET naissance respectées et respectueuses de l'enfant comme de sa mère et de son père, voire de la fratrie
  • allaitement maternel exclusif jusqu'à 6 mois au moins et mixte ensuite jusqu'à l'âge de son choix
  • portage physiologique (écharpe en sergé, écharpe jersey, mei taï (BB-taï, chinado etc, pagne africain, rebozo...selon les âges, besoins et envies) de la naissance à 4 ans et plus
  • éducation "consciente" et parentalité positive, pédagogies respectueuses type Montessori, Freinet etc  apprentissages autonomes, Contes et fables philosophiques ... pour tous les âges et toutes les générations !
  • écologie familiale pratique et active (couches lavables, coupes menstruelles, recyclage, jardinage, cuisine, couture, bricolages et partages autour du "faire soi-même" , auto-construction , etc... )


- Spectacle à 15h00 pour petits et grands, une fois n'est pas coutume : enfin un spectacle plaisir à partager tous ensembles !

Entrée 3 euros pour les + de 3 ans et gratuit pour les - de 3 ans

Présenté par la Compagnie de la Moutre : 

Tour à tour décalée, drôle, sensible parfois même absurde.
La Moutre joue avec la poésie du quotidien.Elle déballe les tiroirs de nos états d’âme.Elle transporte nos espaces intérieurs dans l’espace public…Et ne laisse personne indifférent.

« D’Armure et d’Eau Fraîche » est un spectacle burlesque mêlant conte, théâtre d’objets, chevaliers, aventures, brosses à dents, princesses, combats pas trop violents, gaufres aux cornichons farcis et Amour! »

 Nous vous attendons toujours plus nombreux !

Et pas besoin d'apporter l'en-cas ou le goûter : sandwichs, gâteaux maison, jus d'orange, café, tisane, thé, sont proposés à la vente par l'association MMM au bar, de 10h à 18h.

Un espace pour occuper les enfants en attendant le spectacle ou de trouver les renseignements cherchés ou la tenue idéale : coin dessin et jeux (matériel prêté par les bénévoles de l'association MMM).

29 juin 2012

La méthode d'éducation sans perdant - devenir parents efficaces, partie 3

Les conflits ou les tensions entre parents et enfants ou parents et ados, c'est bien plus fréquent qu'on ne le souhaiterait... C'est pourquoi nous recherchons des techniques et des pistes pour réduire le plus possible ces obstacles à une relation épanouie entre nous, pour un mieux-être de chacun aussi.

Dans la première partie nous avons vu que l'écoute active permet d'éliminer une bonne partie des problèmes de nos enfants, et leur restaure leur confiance en eux car ils sont à même de trouver leurs propres solutions de façon de plus en plus autonome.
Dans la seconde partie, nous avons vu que le message "je" réduit significativement aussi une grande partie des problèmes parentaux (par rapport à la relation parents-enfants).
Dans cette troisième partie d'étude du livre Parents efficaces au quotidien (tome 2) de Thomas Gordon, nous allons voir comment aborder les conflits restants pour nous parents quand le message "je" ne suffit pas, et pour ce faire nous devons employer les méthodes de résolution de conflit, et principalement ce que Thomas Gordon appelle la "méthode sans perdant".

Voici le schéma, tiré du livre, qui montre où nous en sommes.


Attention aux obstacles !

"Le concept 'sans-perdant' est au coeur même de notre méthode et de notre philosophie. Il joue un rôle crucial dans la résolution de conflits qui, sinon, finiraient par endommager la relation parent-enfant et par bloquer chez les enfants le développement de leur autonomie. Et même si les parents ont appris des techniques d'écoute efficaces, il ne trouveront pas beaucoup d'occasions de les employer s'ils continuent à avoir recours à des méthodes où il y a un gagnant et un perdant. (...) Les enfants ne partagent pas volontiers avec des parents qu'ils craignent."

Le dilemme de la discipline

"Dans la pratique, discipliner les enfants par des récompenses et des punitions (...)  comporte pour le parent des embûches, dont certaines sont des plus dangereuses et souvent destructrices pour la relation parent-enfant. En premier lieu, les parents vont inéluctablement voir leur pouvoir se détruire (...) [Q]uand les enfants grandissent (...) [l]es récompenses autrefois goûtées sont maintenant regardées avec indifférence. Face aux punitions, les enfants commencent à résister et à se révolter. (...)
Les parents qui ont lourdement misé sur la discipline quand leurs enfants étaient tout jeunes découvrent avec consternation qu'ils sont désarmés quand leurs enfants atteignent l'adolescence. Ils se rendent compte alors qu'ils ne disposent d'aucun système de rechange pour influencer leurs enfants. C'est pourquoi les années de l'adolescence, dans la plupart des familles, sont vécues dans la frustration, la dépression et les crises.
Les parents voudraient bien, naturellement, voir leurs enfants devenir responsables, respectueux des autres, coopératifs, heureux et pleins de santé."

Alors que fait la méthode sans perdant ? Eh bien elle ne contraint, pas : "elle 'incite' Elle incite les enfants à modifier un comportement inacceptable. Elle les incite à prendre des engagements et à les respecter."


Le mythe de la douce autorité

"Si bienveillante que soit l'intention, ce ne sont pas les sentiments du dictateur qui sont en question, mais les résultats du pouvoir sur ceux qui les supportent. (...) Dans la méthode autoritaire, l'enfant a peu de raisons d'aimer ses parents. Dans la méthode permissive, les parents ont peu de raisons d'aimer l'enfant."
Cela paraît un peu fort en première lecture, mais si on regarde les conséquences et les relations sur le long terme, il y a du vrai là-dedans.

Se cantonner dans la méthode autoritaire ou la méthode permissive pour résoudre les conflits mène au ressentiment ou à la soumission, alors que dans la méthode sans perdant, "le parent et l'enfant partent ensemble à la recherche d'une solution qui tiendra compte des besoins de chacun d'entre eux."

Les 6 étapes de résolution de problème de la méthode sans-perdant :
  1. e étape : Définir le problème
  2. e étape : Envisager des solutions possibles
  3. e étape : Evaluer les solutions possibles
  4. e étape : Choisir la meilleure solution
  5. e étape : Appliquer la décision
  6. e étape : Evaluer les résultats ultérieurs

L'avantage de cette méthode est aussi qu'elle peut s'appliquer à résoudre les conflits et tensions de la vie de tous les jours : pas seulement en famille, mais aussi dans le couple, au boulot, entre groupes, et même entre pays, soit n'importe quelle relation humaine ! Ce n'est pas moi qui le dit, mais je le crois volontiers : je pense que la coopération, car c'est bien de cela qu'il s'agit finalement, est en effet une voie royale de résolution de problèmes au sens large !


 Contraintes de temps et interruptions

A la difficulté qu'éprouvent beaucoup de parents de trouver le temps d'organiser avec leurs enfants une séance de résolution d'un conflit ou de solution d'un problème, Thomas Gordon répond que cela n'a rien d'étonnant : "En premier lieu, les enfants (et les adultes aussi) goûtent rarement l'idée d'affronter un conflit et de passer par le douloureux processus de la confrontation, de travailler à la recherche d'une solution et de parvenir à un compromis qui modifie leur comportement. La plupart des gens préfèrent éviter la résolution de conflit. Il est plus simple et plus confortable de lire, de regarder la télé, ou encore de différer ou d'éviter le problème, dans l'espoir qu'il va disparaître de lui-même."
"Les parents doivent émettre des messages "je" vigoureux s'ils veulent réussir à entraîner leurs enfants dans une résolution de conflit :
  • J'ai besoin que ce problème soit résolu maintenant parce que je ne veux pas que mes besoins soient ignorés plus longtemps. 
  • Ce problème doit être résolu parce que je suis sacrément malheureuse !
  • Je sais que vous êtes occupés pour l'instant, mais j'aimerais qu'on essaie de trouver dès que possible une solution à ce problème. Quand ?
  • Je sais que vous ne voulez pas parler de ça, mais moi je le veux ! Je ne veux pas que les choses restent comme elles le sont. "
 Des techniques de parents pour éviter les interruptions : débrancher le téléphone, s'assurer que les amis ne vont pas arriver, fixer une heure précise pour le jour suivant, choisir un instant où personne n'a une élission de télé favorite, et ainsi de suite.
La résolution d'un problème 'sans-gagnant' prend du temps, mais "à long terme [elle fait] gagner du temps. Pourquoi? Parce que, quand un problème ou un conflit entre personnes est résolu de sorte que les besoins respectifs de chacun seront satisfaits et que chaque partie accepte la solution, il y a beaucoup moins de chance que le problème resurgisse. Chacun est motivé pour appliquer une solution qui le satisfait."

 Pour tous ceux qui ont l'impression que la méthode ne marchera pas avec leurs enfants, ou qu'ils ont l'impression d'être ridicules, ou qu'ils se sentent souvent trop épuisés pour s'y mettre... Thomas Gordon donne des pistes : 
  1. Expérimenter la méthode sans-perdant quand il n'y a pas de conflit brûlant, "ici et tout de suite", pas d'émotions fortes telles que colère, frustration, ressentiment. (par ex: Comment allons-nous passer toue ensemble le prochain congé? ou Comment pouvons-nous résoudre le problème que j'ai quand je dois vous réveiller trois ou quatre fois le matin pour que vous soyez à l'heure à l'école?) En commençant par une résolution de conflit de ce type de prévention, non seulement la méthode paraît moins complexe, mais les parents auront une chance de voir avec quelle bonne volonté les jeunes sont prêts à accepter les solutions qui aideront leurs parents (pourvu, bien sûr, que leurs propres besoins soient également satisfaits).
  2. Il est préférable de choisir un problème qui rend l'enfant malheureux parce que ses besoins n'ont pas été satisfaits dans le passé. Dans de tels problèmes, l'enfant a vraiment un bénéfice à retirer de la résolution du conflit. (par ex: Tu détestes que nous te rappelions chaque soir qu'il est l'heure d'aller au lit. Essayons de trouver une solution qui soit acceptable pour toi et aussi pour nous. )
  3. Une fois que les enfants ont un petit stock d'expériences dans lesquelles ils ont, eux, retiré un grand avantage de la résolution de conflit, ils seront beaucoup plus disposés à participer à une recherche de solution quand ce sont les parents qui n'obtiennent pas la satisfaction de leurs besoins.
 Quand les enfants s'en vont pendant une résolution de conflit
Les pistes : 
  1. Passer à l'écoute active, pour mieux comprendre pourquoi ils cherchent à esquiver la discussion.
  2. A condition d'être authentiquement disposé à reporter cette conversation, prenez un rendez-vous pour plus tard. 
  3. Sinon, un fort message "je" s'impose alors (ex : Quand j'ai un problème et que vous m'ignorez ou que vous fuyez, je me sens vraiment frustrée et je pense que vous ne vous souciez guère de moi.)
  4. Attention, si on laisse nos enfants fuir une demande de résolution de conflit, il apprendront très vite à esquiver nos tentatives ultérieures par la même réponse évasive ! "C'est à peu près comme dans un mariage : si vous êtes décidée à avoir une bonne relation, cela exige une vigilance permanente. Et il ne faut jamais laisser à la confusion le temps de s'installer, si vous voulez que votre union marche bien. La résolution d'un problème est toujours bénéfique, à moins que quelque chose accroche et qu'il y ait l'un des deux qui ne désire pas que les choses tournent bien."

Quand les enfants ne s'en tiennent pas à leurs engagements 

[Si l]a méthode sans-perdant accroît grandement la probabilité de voir les enfants tenir leurs engagements, mais elle ne le garantit certainement pas (...) [,] particulièrement avec les jeunes enfants.
Alors : 
  • Quand l'enfant qui était d'accord pour tenir un engagement ne s'y est pas tenu, ne pas le faire à sa place, sinon on lui enseigne qu'il n'est pas tenu de respecter une décision et de tenir un engagement, puisque éventuellement quelqu'un l'exécuterait à sa place.  
  •  Adresser un vigoureux message "je" exprimant vivement ce qu'on ressent en voyant son enfant ou ses enfants négliger ses/leur(s) engagement(s) . (par ex : Quand nous faisons un marché et que vous ne le respectez pas, je n'obtiens pas l'aide dont j'ai besoin, et je le supporte très mal.)
  •  Ne pas tomber dans le piège de la méthode autoritaire, sinon cela brise toute la démarche et la confiance, et empêche alors d'obtenir des enfants qu'ils soient plus responsables et autodisciplinés.
  •  "Devenir responsable et digne de confiance ne s'obtient pas en une seule leçon ; il y faut de la pratique, tout comme pour apprendre à jouer du piano ou au tennis."
Les moyens d'accélérer ce processus d'apprentissage : 
  1. Emettre un message "je"
  2. Passser à l'écoute active
  3. Emettre un message "je" plus vigoureux
  4. Revenir à la résolution de problème pour voir si une meilleure solution peut être trouvée
  5. Mettre en résolution de problème la difficulté pour l'enfant de respecter son engagement.

Les solutions irréalistes que proposent les enfants

  •  Se souvenir que les jeunes enfants se représentent mal la facilité ou la difficulté d'une tâche, et ne pas les obliger à s'en tenir rigoureusement à leurs premiers engagements (autrement dit on vient à la 6e étape : évaluer les résultats ultérieurs et on cherche ensemble ou laisse au jeune enfant trouver une autre "meilleure" solution)
  • Pour un enfant qui a du mal à s'affirmer lui-même et qui par désir excessif de plaire aux autres, en arrive à renier ses propres besoins, vérifier avec lui s'il ne révèle pas un excès de soumission ou un manque d'affirmation de soi.
Préparer le terrain avec les enfants pour mieux réussir ensemble.

"[L]es parents qui réussissent le mieux à introduire la méthode sans-perdant dans leur famille (en particulier quand les enfants sont déjà grands, et par conséquent accoutumés aux méthodes autoritaire et permissive) sont ceux qui ont fait l'effort d'expliquer la méthode nouvelle avant de commencer à l'utiliser."
Quand les besoins sont clairs, les solutions apparaissent.


Des séances de résolution de problèmes prévues régulièrement

J'en ai envie depuis longtemps, mais les quelques unes que j'ai tentées ces dernières années n'ont pas été très concluantes, sauf que je n'avais pas entre les mains la méthode Gordon : A nous enfin les cercles de famille !
"Certaines familles établissent un programme de séances familiales de résolutions de problèmes qui ressemblent à celles d'un comité d'entreprise. Les avantages de cette technique sont évidents. Voici quelques recommandations pour les rendre plus efficaces :
  1. Ne les faites pas durer trop longtemps. Souvenez-vous que les enfants se fatiguent et se lassent vite.
  2. Certains conflits exigent une résolution immédiate, donc les séances régulières ne remplacent pas celles où l'on aborde les problèmes qui ont un besoin urgent d'être résolus.
  3. N'ayez recours aux séances familial que quand les objectifs impliquent l'ensemble des enfants. Les autres enfants s'ennuient si l'on passe beaucoup de temps sur des conflits qui concernent un seul enfant et un seul parent.
  4. Quand la liste des problèmes est longue, décidez en famille de ceux qui auront la priorité. Les questions de moindre importance pourront être remises à la séance suivante.

Conclusion 

D'autres astuces et pistes sont évoquées dans le livre de Thomas Gordon, Parents efficaces au quotidien (tome 2) , et de nombreux exemples et témoignages enrichissent la méthode , c'est pourquoi le lire apporte réellement, même si mon article en trois parties est assez important pour en retracer les lignes majeures de façon suffisamment fidèle, j'espère. Ces exemples donnent vraiment de l'eau au moulin, comme on dit ;  ça en vaut le coup !
J'applique depuis peu les techniques de ce livre, petit à petit, et on voit vraiment des résultats dans les comportements des enfants comme dans les miens, malgré mon épuisement actuel, alors imaginez quand on est en pleine forme ! Cela ne se fait pas en un jour, bien sûr, mais cela apporte un réel réconfort : enfin des méthodes applicables pour tous les âges et pas seulement les bambins et petits, et pas juste de la théorie ! Car vouloir bien faire ne suffit malheureusement pas, alors au boulot !

Ceci était la troisième et dernière partie de mon article Devenir Parents efficaces au quotidien - la méthode Gordon expérimentée et vécue , pour les Vendredis Intellos.




9 juin 2012

L'écoute active, l'écoute de soi et apprendre à communiquer vraiment avec ses enfants et ados - partie 2 (devenir parents efficaces)

Cette semaine pour les Vendredis Intellos , je vous propose de poursuivre notre petit tour au sein de la méthode sans perdant de Thomas Gordon, psychologue qui permet aux parents de communiquer avec leurs enfants pour la résolution de conflits et de difficultés , méthode expliquée et commentée grâce au vécu de nombreuses familles dans son livre "Parents efficaces au quotidien - La méthode expérimentée et vécue " de Thomas Gordon (tome 2, qui peut se lire indépendamment du tome 1).


Pour lire la première partie, c'est par ici : devenir-parents-efficaces-au-quotidien avec nos enfants et nos ados - partie 1 .

Ce qui change dans la famille quand les parents savent écouter

Si un enfant dit "je te déteste", il utilise un code pour exprimer sa colère ou sa frustration ou sa déception. Une fois qu'on aura utilisé l'écoute active pour répondre à ces sentiments plutôt qu'à ce code, l'enfant se sent compris et peut le plus souvent passer à autre chose et n'a pas à se sentir honteux.
Aider les enfants à accepter la réalité et les limites :  "tu dois être terriblement déçu... Je suis sûr(e) que d'une manière ou d'une autre, tu t'en sortiras! Dès que tu seras d'attaque, si tu as envie tu pourras venir m'aider à bêcher dans le jardin."
S'attaquer au vrai problème : l'écoute active favorise le passage du problème apparent au problème fondamental (p106 à 110)

Développer la responsabilité des enfants
" Une écoute empathique et attentive transmet à l'enfant plusieurs attitudes d'esprit :  
  •  Je n'ai pas l'intention de prendre en charge ton problème
  • Mais je vais t'aider à trouver ta solution. 
  • J'ai grande confiance en ta capacité de prendre en main ce problème de façon constructive.                                                                                                                              
  • Je ne t'aime pas moins parce que tu as des problèmes. Ils font partie de notre vie à tous!               
Ces attitudes paraissent exercer une influence puissante sur les enfants et les encouragent à assumer la responsabilité d'affronter leurs propres problèmes au lieu de demeurer dépendants de leurs parents."

Dépasser le quotidien pour leur rappeler ce qu'on souhaite vraiment pour eux : " Tout ce que je souhaite, c'est que tu soies content(e) pour toi. Peu importe ton classement [ à l'école, au sport, en rangement etc...] Je t'aime de toutes façons."

Je trouve qu'exprimer ces intentions ou ressentis avec nos propres mots sans rajouter autre chose n'est pas évident, mais c'est important. Ils ressentent nos espoirs et nos exigences comme des devoirs, si nous les rassurons sur l'amour que nous leur portons, quels que soient leurs résultats, ils se mettent à travailler pour eux, et non plus pour nous.

"Je voudrais être mort" (p119, 120)
Aucun récit n'illustre avec autant d'évidence les effets spectaculaires de l'écoute active que celui-ci, qu'une mère nous a relaté :
" L'histoire est simple. Je suivais la formation Parents efficaces quand mon fils aîné, alors âgé de huit ans, s'est mis à faire des remarques fréquentes sur sa vie qui était vraiment fichue, qu'il ferait mieux de mourir. Il émettait des jugements désespérés qui m'inquiétaient profondément. En élevant mes enfants, je m'étais fixé un but clair et invariable : qu'ils aient un sentiment positif d'eux-même et qu'ils puissent s'éveiller chaque matin en trouvant qu'il fait bon vivre. Et voilà que mon aîné, mon unique garçon, qui semblait vivre exactement le contraire de ce que j'avais si ardemment souhaité et fait tout mon possible pour qu'il éprouve.
J'avais déjà expérimenté l'écoute active auprès de mes camarades de cours, mais je ne voyais pas que deux et deux font quatre. La solution était sous mes yeux, et je ne la voyais pas.
Quelques semaines plus tard, mon fils est entré, l'air abattu, dans la cuisine où je préparais le dîner, et il a tenu un de ses propos dépressifs. Je n'étais guère experte en écoute active et mes quelques tentatives précédentes avaient sonné bien faux, mais j'ai décidé de faire un nouvel essai. Il venait de dire quelque chose comme : "Sûr que je n'aime pas beaucoup ma vie..." et ça tournoyait dans ma tête pour essayer de trouver une formule qui lui renvoie ça, et tout ce que j'ai trouvé, ç'a été quelque chose qui m'a paru complètement inadapté et dépourvu d'imagination, du genre : " On dirait que tu te sens déprimé." Il ne parut pas remarquer mon incompétence et poursuivit par un "Personne ne prend soin de moi", suivi d'un "Toi et papa faites toujours des choses avec Judith et Rebecca (ses soeurs)..." et ainsi de suite. Je me disais : " Je n'ai jamais vu d'enfant plus déprimé", je me suis sentie tour à tour coupable, irritée, déçue, mais j'ai continué à dire "Mmm Mmm", "Tu es vraiment très triste à cause de ça" ou "Tu penses que nous les aimons plus que toi". Tout cela me paraissait laborieux et artificiel et je ne pensais pas que nous ayons une grande chance d'aboutir à l'une de ces "fins heureuses" paradisiaques du bouquin. Il ne montrait aucun de ces indices-d'une-évolution-vers-une-solution dont le livre est rempli. Il continuait simplement à accumuler des situations de plus en plus déprimantes, remontant jusqu'à des événements qu'il avait vécus à l'âge d'environ trois ans !
Au bout de trois quarts d'heure, je lui ai dit que j'aurais bien voulu continuer, mais que le dîner était déjà en retard et que s'il voulait, nous pouvions fixer un moment pour revenir à notre entretien. Il a dit d'accord, qu'il avait terminé, et il a bondi de sa chaise et il est sorti en sifflotant! J'étais abasourdie. Et, enfin! une chose m'a frappée : c'est que jamais je n'avais permis à cet enfant d'avoir une bonne raison pour arranger la situation, sans jamais lui manifester la simple sympathie d'humain à humain qui lui aurait permis d'éliminer ses problèmes en les affrontant !
C'était il y a un an : depuis, aucun signe de dépression n'a reparu. Il y a eu des incidents désagréables ou décourageants. Jamsi plus je n'ai cherché à les justifier par des explications ou à offrir des solutions. Je pratique l'écoute active du mieux que je peux. La vie n'est pas tout entière glorieuse et rose. Tous les problèmes ne sont pas immédiatement résolus. Il y a des jours où tout semble aller de travers. C'est la vie."

 Nouveaux aperçus pour aider les parents à satisfaire leurs besoins

"Vivre avec un enfant signifie inévitablement que certains comportements vous sembleront parfois inacceptables parce qu'ils contrarient ce que vous voulez faire, qu'ils vous empêchent de vous épanouir ou qu'ils créent en vous un sentiment de frustration ou de vive colère. Beaucoup de parents ne savent pas assez s'affirmer, et leur permissivité encourage leurs enfants à les bousculer sans cesse. D'autres tentent de s'affirmer, mais par des moyens si agressifs que la relation avec leurs enfants en est brisée et qu'ils nuisent à l'estime que les enfants doivent se porter.
Notre approche encourage explicitement les parents à s'affirmer lorsque la conduite de leurs enfants leur crée un problème, mais elle propose à cet effet des techniques précises, nouvelles pour la plupart des parents, et qui les aideront à s'affirmer d'une manière bien plus efficace et constructive."

La majorité des comportements types des parents confrontés à une conduite jugée inacceptable de leur enfants fait partie de la catégorie des "obstacles à la communication" :
"1. Ordonner, commander, exiger
Va dans ta chambre.
Arrête de aire tout ce bruit.

2. Menacer, avertir, mettre en garde
Si tu n'arrêtes pas, tu auras la fessée.
Débarrasse le plancher ou je me mets en colère.

3. Moraliser, sermonner
On ne coupe pas la parole à quelqu'un.
Il faut toujours dire merci.

4. Conseiller, donner des solutions
Pourquoi n'irais-tu pas jouer avec tes copains ?
Ne pourrais-tu mettre tes vêtements autre part ?

5. Argumenter, persuader par la logique, faire la leçon
Il n'est pas correct d'utiliser ton couteau comme tu le fais.
Les livres sont faits pour être lus et non pour être jetés.

6. Juger, critiquer, blâmer
Tu n'es pas soigneuse.
Tu es un mauvais garçon.

7. Complimenter, approuver, louanger
Toi qui es si gentil avec tes camarades !
Ce n'est pas ton genre d'être aussi insouciant.

8. Humilier, ridiculiser, étiqueter
Tu es la mouche du coche.
Tu devrais être honteux de ta conduite.

9. Interpréter, psychanalyser, diagnostiquer
Tu es simplement un peu jaloux de ton frère.
Tu veux toujours m'embêter quand je suis fatigué.

10. Rassurer, sympathiser, consoler
Ne t'inquiètes pas pour ce que je ressens.
Le bruit ne me dérange pas vraiment.
Je comprends pourquoi tu tapes sur ton petit frère.
Allez, tout va bien!

11. Enquêter, questionner
Pourquoi as-tu fais une chose pareille?
Es-tu conscient de ce que tu viens de dire?
Pourquoi faut-il que tu fasses hurler la radio?
Qui t'a appris ça?

12. Dévier, blaguer, esquiver
Ne veux-tu pas lire plutôt que de regarder cette niaiserie à la télé?
Regarde comme il fait beau, va jouer dehors.
Je suis si heureuse d'avoir des enfants aussi sages et aussi gentils.
Tu n'as pas peur de te crever les tympans ?"

Ces messages "tu" sur les enfants produisent le plus souvent un ou plusieurs effets suivants :
1. Les enfants résistent quand on leur ordonne de faire quelque chose ou quand on les menace.
2. Les enfants se détournent des parents qui moralisent, sermonnent ou font la leçon.
3. Les messages "tu" font savoir : "Je ne te fais pas confiance pour trouver un moyen de m'aider."
4. Les messages "tu" refusent à l'enfant la chance qu'ils trouvent d'eux-même un comportement qui tient compte des besoins des parents.
5. Les enfants qui encaissent des blâmes ou des insultes se sentent coupables.
6. Blâmes et insultes réduisent l'estime que l'enfant a de lui-même.
7. Les enfants se sentent rejetés et mal aimés quand ils reçoivent des messages qui les informent qu'ils sont "méchants" , "idiots", "irréfléchis", "insouciants".
8. Les messages "tu" suscitent des réponses-boomerangs qui humilient le parent : "Tu es toujours fatigué", "Toi aussi tu laisses traîner tes affaires", "Tu es un gros grognon", "Tu n'es jamais contente"...

"Les messages qui font comprendre à l'enfant les conséquences que son comportement entraîne pour votre vie ont beaucoup moins de chances de produire des effets semblables :
- Je ne peux pas faire la sieste avec tout ce bruit dans la maison.
- Ca me démoralise complètement de retrouver dans un tel état la cuisine que je viens de nettoyer.
- A cause du bruit que vous faites, je n'entends plus rien au téléphone et ça me contrarie."
L'utilisation du "je" change beaucoup de chose : le code est clair !

Se poser la question : "Quels sont mes sentiments réels?"
En employant le message"je" , on est obligé de se mettre à l'écoute de ses sentiments.
Ce qui peut aider  :
1. Faire une liste
2. Inscrire dans un tableau :
  • Une dizaine de comportements de votre enfant qui vous sont généralement inacceptables (1e colonne)
  • chercher en quoi ils entravent pour vous un besoin ou un désir.
  • dans une seconde colonne, à la suite de chacun des comportements, écrire les mots "j'ai peur"
  • dans la 3e colonne écrire les mots qui complètent de façon appropriée la peur suscitée...
3. Chercher le sentiment, l'impression de base (pas besoin de trouver des mots élégants ou le plus précis possible).

Définir ce qui nous rend soucieux ou anxieux ou fâché n'est pas si facile, mais le mettre en mots permet d'ôter à l'enfant le sentiments de culpabilité flou et anxiogène qu'il ressent la plupart du temps lorsque nous disons juste que nous sommes fâchés ou en colère...Thomas Gordon nomme cela le "sentiment premier" : celui qui entraîne nos réactions. En trouvant le sentiment premier, puis en le communiquant, le parent réalise dans la plupart des cas que son propos est en fait d'amener son enfant à changer de conduite : la colère n'a souvent rien à voir...

Emettre un message "je" complet et clair est important :
1.Décrire le comportement inacceptable, 
2. puis exprimer le sentiment premier vécu, 
3. et enfin expliquer l'effet concret et tangible que cela provoque en nous.

En expliquant l'effet concret (le pourquoi) provoqué par leur comportement que nous jugeons inacceptable, nous leur donnons une bonne raison pour renoncer à un comportement qui leur convient. "Ne pas communiquer cela à l'enfant [le pourquoi], c'est le laisser sans raison de changer."

Cela peut amener à des solutions qui se dégagent presque d'elles-même... (voir p137, 138)


Quand les enfants ignorent notre message "je" :

Si "un message "je" est simplement le meilleur moyen (...) pour informer quelqu'un que sa conduite vous fait problème. Il réduit aussi les risques de provoquer chez l'autre personne un sentiment de culpabilité, d'humiliation et de rancune. Mais [ça ne] garantit jamais que l'autre personne va immédiatement, spontanément, modifier son comportement en considération de vos besoins.
Si vous avez communiqué votre sentiment premier et l'effet tangible engendré, il existe d'autres facteurs qui ont une influence sur le succès ou l'échec de votre message :
"Ecoutez-vous quand c'est votre enfant qui a des problèmes?" "Le désir d'aide doit être réciproque. Il ne peut être à sens unique, en tous cas pas pour longtemps. Si vous écoutez bien vos enfants quand ils vivent des problèmes , vous allez augmenter les chances de les voir répondre de façon constructive à vos messages quand c'est vous qui avez le problème."
"L'importance de savoir changer de position et passer à l'écoute active" quand c'est nécessaire. Dans ce cas, l'écoute active va aider à réduire les réactions émotives de l'enfant devant notre tentative de satisfaire nos besoins.
"Les messages de solution ne sont pas des messages "je"" .
Exemple : "Quand la table est encombrée de papiers, je ne peux pas mettre le couvert pour le dîner, et je n'ai pas envie de la débarrasser moi-même." plutôt que "je veux que vous rentriez débarrasser la table" qui est une solution et un ordre... et sera généralement inefficace.
"Le recours au pouvoir et à l'autorité" après un message "je" est totalement inefficace à long terme : cela "équivaut à dire à l'enfant : "J'ai un problème et j'aimerais que tu m'aides, mais si tu ne le fais pas, je t'y forcerai!" Ce n'est pas le genre de message qui fortifie chez l'enfant le désir de prendre en considération les besoins de ses parents, n'est-ce pas?"


Bienfaits des messages "je" pour les parents et la vie familiale

Un père rappelle à sa femme le succès d'un message "je" : "Un soir, tu nous as annoncé que le dîner était prêt, et personne n'est venu. Tu as alors fait un très bon message "je" : "Je suis frustrée, j'ai passé beaucoup de temps à préparer un bon dîner et ça m'embête que tout soit en train de refroidir." C'a été dit si spontanément que ça devait marcher. J'ai observé les enfants : ils ont senti le bien-fondé du message et ils sont arrivés. J'envie cette capacité que tu as d'exprimer des messages "je" aussi bien construits. La plupart du temps, elle fait ça sans même s'en rendre compte."

L'écoute active libère les enfants, le message "je" libère les parents.
Les messages "je" ont aussi un effet de libérateur, en plus d'être le plus souvent efficaces. "Ils aident les parents à exprimer leurs sentiments au lieu de les garder enfermés en eux." 


Nouvelles applications des messages "je" :

Le message "je" aux tout-petits et aux nourrissons a été l'objet d'un article par Mille Bulles pour les VI

Le message "je" d'appréciation peut servir à mettre en relief ce que l'on ressent de positif et pourquoi (toujours les 3 parties) . Un exemple :
"Tu t'habilles toute seule maintenant, j'aime bien car ça nous laisse plus de temps pour bavarder et nous amuser ensemble." Et [Caroline] rayonne.
Le plus dur alors est de ne pas émettre de jugement ni évaluation : les compliments peuvent être perçus comme un contrôle, comme une tentative de "renforcer" leur "bon" comportement.(pour mieux comprendre les nuances, lire pages 171 à 178)

Le message "je" de prévention : on prévient à l'avance.
"Ces messages d'affirmation n'obtiennent naturellement pas toujours le résultat exactement escompté par les parents mais il est infiniement préférable que vos enfants sachent à l'avance ce que vous avez en tête, plutôt que d'attendre que, dans l'ignorance de vos besoins, ils se conduisent de façon inacceptable. Un message "je veux" émis à temps vous évitera dix confrontations."

Comment les messages "je" aident à la résolution des problèmes
"Quand un message "je" échoue à produire un changement immédiat dans un comportement d'enfant, il y a des parents qui abandonnent, déçus, pleins de ressentiment. Ils oublient que les messages "je" ne sont souvent qu'un prélude à la résolution d'un problème ou d'un conflit."
"Quand les messages "je" n'ont pas suffi, les parents doivent partir à la recherche d'une solution jusqu'à ce qu'ils en aient trouvé une qui répondra à leurs besoins comme à ceux de leurs enfants."


Pour conclure cette seconde partie :
"La plupart des parents comprennent vite qu'en apprenant à mieux écouter, ils ont tout à gagner et rien à perdre." Les parents sont aussi très réceptifs au message "je" qui est facile à mettre en place. Reste à aborder la méthode sans perdant proprement dite, ce que nous ferons lors de la 3e et dernière partie, les deux premières techniques étant un préalable nécessaire à la troisième pour que l'ensemble soit authentique, bénéfique et efficace !


Pour aller plus loin en attendant la troisième partie :
ce-que-tous-les-parents-devraient-savoir par Sandrine S CommC aux VI

25 mai 2012

Devenir « Parents efficaces au quotidien » avec nos enfants et ados – Partie 1


La méthode sans perdant rendue célèbre par Thomas Gordon permet à chaque famille de trouver ses propres solutions plus facilement, en respectant les besoins des enfants comme ceux des parents et en trouvant ensemble les règles qui seront réellement applicables ! Vous n'y croyez pas ? Vous restez sceptique ? Amorce alléchante pour attirer le lecteur de ses livres ou vous forcer à rester lire mon article ? Pas si sûr...

Bien sûr, comme les autres analyses de livres que je vous propose, (à ne pas confondre avec des approches ou des zooms sur une partie d'un livre) elles ne font que vous donner et donner à réfléchir sur les pistes abordées plus largement dans le livre traité, et vous donner envie de le lire : elles ne remplacent jamais la lecture personnelle de livre en question.
Cette semaine, je vous propose de découvrir ou redécouvrir "Parents efficaces au quotidien - La méthode expérimentée et vécue " de Thomas Gordon (tome 2, qui peut se lire indépendamment du tome 1, mais est commentée comme plus concrète) :

De quoi s'agit-il ?
Thomas Gordon, psychologue, recevait à l'origine dans son cabinet des enfants et des adolescents.
« Il constata que la plupart n'avaient aucun problème psychologique, mais éprouvaient un vif besoin de se confier. S'entretenir une fois par semaine avec une personne compréhensive suffisait à transformer leur attitude. »
Il décida alors d'enseigner aux parents les techniques qu'il employait , créant la formation « Parents efficaces » (un cours pratique d'une trentaine d'heures), particulièrement utile de 6 mois à 12 ans. Mais ces techniques peuvent servir au quotidien dans les rapports humains, que ce soit avec des enfants, des ados ou des adultes : sans être une panacée, elles sont rudement simples et efficaces ; malgré tout, elles ne sont pas habituelles, et donc il faut apprendre à les apprivoiser, à désapprendre nos mauvais réflexes défensifs ou répressifs ou même d'autres réflexes bien intentionnés qui ne sont pas toujours utiles bien au contraire... comme nous allons le voir !

« En utilisant des techniques de communication simples et en les appliquant avec ouverture et flexibilité, ces parents ont obtenu des résultats étonnants, ils ont établi une relation saine avec leurs enfants et ont vu leur vie familiale quotidienne se transformer. »

    « 
  • On y voit des parents écouter avec compréhension leurs enfants et ainsi les aider à résoudre eux-même leurs problèmes avec leurs amis, leurs frères et sœurs, leurs professeurs.
  • On y voit des parents expliquer franchement à leurs enfants les ennuis que leur causent leur comportement et leur exprimer les frustrations qu'ils éprouvent dans ces situations : les parents sont alors souvent étonnés de constater avec quelle bonne volonté leurs enfants et leurs adolescents changent ces comportements.
  • On y voit des parents qui décident de cesser de harceler leurs adolescents sur leurs études, leurs amis, leurs façons de s'habiller et de se coiffer, etc. On voit que ces jeunes assument alors mieux leurs responsabilités et s'efforcent de réussir.
  • On y voit des parents qui discutent avec leurs enfants et leurs adolescents de situations qui étaient sources de tension et de conflit -par exemple leurs des sorties et des vacances- et les transforment en événements agréables et sources de rapprochement en trouvant des solutions mutuellement satisfaisantes.
  • On y voit même des parents parler franchement à leur bébé -comme à une personne qui comprend » qui s'apaise tout à coup !
  • On y voit aussi des parents qui constatent que leurs enfants communiquent avec leurs amis de la même façon que leurs parents leur parlent. Comme quoi en ce domaine important, l'exemple est la première école. »

Les parents peuvent ainsi établir «  des relations démocratiques sans-perdant , fondées sur l'authenticité et l'écoute [et] donnent à nos enfants une meilleure chance pour construire un monde sain »


Les techniques ne suffisent pas : les principes fondamentaux

Ce qui peut blesser un adulte peut aussi blesser nos enfants et nos adolescents.
Les « variations du niveau d'acceptation selon les moments [selon la fatigue et/ou les soucis] sont fréquentes et inévitables chez la plupart des parents. Elles sont compréhensives et normales. » Non, il n'y a pas de parents parfait ! Vous êtes rassurés ? Alors on peut continuer !
Deux autres facteurs entraînent une fluctuation des attitudes et des comportements des parents :
  • les différences de personnalités et de caractère
  • les différences d'environnement dans lequel ce comportement a lieu
Tout cela explique qu'il soit normal qu'on puisse trouver un comportement acceptable dans un cas et inacceptable dans un autre cas.
Faire front commun n'est pas non plus obligé : « Chacun est libre d'adopter une position différente en réaction à un comportement précis de l'enfant. » C'est une partie du principe A qui appartient le problème ?

Quand c'est le parent qui a le problème : « c'est à lui d'amener l'enfant à modifier le comportement qui lui fait problème. »
Oh je vous vois venir avec vos gros sabots : s'agirait-il de manipulation ? Non pas du tout ! J'ai eu la même arrière-pensée au début, et j'étais méfiante, puis plus j'ai avancé dans ma lecture, plus j'ai compris le processus, si simple et pourtant si loin de ce qui est l'habitude de rapports humains... surtout vis-à-vis d'enfants ou d'adolescents... mais pas que...
Quand ce sont les comportements de l'enfant qui signalent que c'est lui qui a un problème (les besoins ne sont pas satisfaits, il est malheureux, déçu, a de la peine), il faut alors laisser à l'enfant son problème et le laisser trouver sa propre solution.
Quoi ? Le laisser se dépatouiller tout seul ? Mais quels conseils est-ce là ? Eh bien, ce n'est pas tout, évidemment, mais c'est l'idée motrice... Restez encore un peu pour mieux comprendre.
« Lorsque les parents sont capables d'admettre que ce n'est pas eux qui ont le problème de l'enfant, ils sont alors dans une bien meilleure position pour être le facilitateur , le catalyseur [ou l']agent d'aide » qui amènera l'enfant à « s'engager à résoudre le problème par lui-même. »
Donc face à un problème de comportement de notre enfant ou adolescent, nous pouvons poser l'une ou l'autre question, selon la situation ainsi analysée préalablement :
« Le parent qui a le problème adoptera une attitude qui signifiera à l'enfant : « J'ai un problème et j'ai besoin de ton aide. » : Cette attitude est très différente de celle où l'enfant a le problème et où les parents veulent lui signifier : « Il semble que tu as une difficulté, as-tu besoin de mon aide ? »


Problème de l'enfant : comment les aider

  • Nous devons apprendre à moins parler et nous mettre à vraiment « écouter » nos enfants et nos ados, le plus souvent possible, au moins quand ils vivent des situations qui leur posent problème.
  • Poser des questions ouvertes ne bloque pas la plupart des échanges...
  • Informer ou donner des arguments logiques quand notre enfant est en crise émotionnelle ne sert à rien : ce n'est pas le moment ni ce dont il a besoin à ce moment-là... sauf évidemment si notre enfant nous le demande réellement.
  • Apprendre l'écoute active : cela simplifie les relations et allège nos devoirs : Nous ne pouvons être toujours parfaits !

L'écoute active peut sonner faux au début parce que c'est nouveau pour nous ou peu habituel. Cela développe notre compréhension empathique et devient spontané.
Quand les enfants ne veulent pas parler, ouvrir le dialogue au lieu d'avoir une écoute active peut les encourager, sauf s'ils n'en ont pas envie à ce moment-là.
« S'il accepte notre invitation à partager son expérience ou ses sentiments et commence à parler, alors l'écoute active est la meilleure façon de lui faire sentir qu'il est compris et que ses émotions sont acceptées (...) »


Quand c'est le parent qui a besoin qu'on lui parle et non l'inverse, cela ne peut être efficace. « Ils ont aussi besoin d'intimité. »

« Vous devez être disponible pour écouter »
Quand on n'est pas disponible, comment choisir quels besoins doivent être satisfaits en priorité ? C'est à chacun de décider ! Cependant Thomas Gordon donne quelques indications (page 71) :

«  1. Essayer de déterminer votre attitude à partir d'une appréciation rapide de qui est le plus tendu, de qui a les besoins les plus impérieux.
      1. Essayer de trouver le moyen de faire ce que vous avez à faire tout en écoutant l'enfant. (« J'ai ce dîner à préparer, mais, si tu veux, discutons pendant que je travaille ? » )
      2. Fixer un moment ultérieur où vous serez disponible pour discuter. (« Je voudrais bien t'écouter mais je ne peux pas maintenant. Pourquoi pas après le dîner ? » )
      3. Accueillir les sentiments de l'enfant, puis lui faire part des vôtres. (« Tu es vraiment en colère et contrarié ! J'aimerais avoir le temps de t'écouter maintenant, mais je ne peux pas me permettre d'être en retard à mon rendez-vous chez le docteur ! » )

Pour rendre nos réponses plus concises et directes, commencer par nommer les sentiments exacts de l'enfant produiront beaucoup moins de résistance si notre nouvelle façon de réagir leur semble étrange.

Parfois il n'y a pas besoin d'écoute active :
« C'est un outil qui ne doit pas être utilisé au hasard ni, évidemment, trop fréquemment.
Quelques indications aideront les parents à éviter certains pièges :
  1. Les problèmes que vivent les enfants ne sont pas tous graves au point de justifier une séance d'aide. Votre enfant de neuf ans peut dire « Le beurre est si dur que je n'arrive pas à l'étaler sans casser ma biscotte », sans que vous ayez à répondre : « Aimerais-tu en parler ? » ou « Te sens-tu vraiment contrarié ? »
  2. Les enfants montrent des signes apparents quand ils sont confrontés à des problèmes sérieux. Soyez attentifs aux larmes, aux replis sur soi, aux bouderies, aux grandes colères ou aux peurs, aux changements radicaux par rapport aux comportements habituels (un enfant bavard qui devient soudain silencieux et songeur).
  3. Avant de passer à l'écoute active, tâtez le terrain pour savoir si votre enfant a vraiment envie qu'une personne lui serve d'écho. Essayez l'écoute active (le silence) pendant quelques minutes. Et emettez une invitation du type : « Veux-tu en dire plus à ce sujet ? »

L'écoute active est inappropriée pour changer le comportement d'un enfant qui soit vraiment inacceptable aux yeux des parents  : « écouter sans accepter ne fonctionne pas ».

« L'écoute active est une technique pour aider l'enfant à trouver une solution à son problème, et non pour obtenir qu'il se soumette à la solution décidée par les parents. »

Et si vous n'aimez pas ce que vous entendez ?
« Vous ne saurez si l'on peut faire confiance aux enfants que quand vous leur ferez confiance »
« Les obstacles [votre intervention à proposer vos propres solutions] empêcheront l'enfant de découvrir quel est le vrai problème (…) Vous aurez tout le temps de montrer votre savoir et votre sagesse si besoin est. »

« Les gens préfèrent découvrir leurs propres solutions. Ils sont mieux préparés à accepter celles des autres si d'abord ils ont épuisé leurs propres recherches. »

« C'est seulement en aidant votre enfant à découvrir son vrai problème que vous parviendrez à savoir quelle est l'information qui lui sera la plus utile. »
Pour résumer, quelques indications (qui sont développées dans le livre) pour améliorer votre technique :
« 
  1. Sachez quand faire appel à l'écoute active.
  2. Sachez quand ne pas faire appel à l'écoute active.
  3. La compétence ne s'acquiert qu'avec la pratique.
  4. N'abandonnez pas trop vite.
  5. Vous ne connaîtrez jamais les capacités de vos enfants si vous ne leur donnez pas une chance de résoudre leurs propres problèmes.
  6. Acceptez que l'écoute active paraisse artificielle au début.
  7. Essayez d'employer davantage les autres techniques d'écoute : écoute passive, accusés de réception, invitations.
  8. Quand votre enfant a besoin d'information, donnez-la-lui (après s'être assuré qu'il la désire, et du vrai problème).
  9. Evitez d'imposer l'écoute active à vos enfants (Respectez son besoin d'intimité quand il ne veut plus ou pas vous parler)
  10. Ne vous attendez pas à ce que votre enfant choisisse votre solution. »

Ce que je ne puis donner dans mon analyse, tant il y en a, et tant le choix est personnel, ce sont les nombreux exemples qui font vraiment approfondir le sujet , mais je vous recommande de les lire pour mieux saisir cette méthode qui donne une bouffée de sérénité à notre rapport à la plupart des problèmes de nos enfants et relativise une partie des nôtres en rapport avec les comportements de nos enfants !

2 articles Pour aller plus loin en attendant la suite :  

Flolasouricette vous propose un zoom sur l'écoute active ici : lesvendredisintellos.com/ ecouter-oui-mais-comment-gordon-et-lecoute-active/

Mille Bulles  vous propose de faire un zoom sur l'écoute active avec les tout-petits qui ne parlent pas encore : lesvendredisintellos /comment ecouter les enfants trop jeunes pour s'exprimer/ 

La suite dans le prochain article : "Parents efficaces au quotidien" : Ce qui change dans la famille quand les parents savent écouter - Partie 2
C'était ma contribution de la semaine aux Vendredis Intellos (cliquez sur la vignette:) !