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27 sept. 2018

Ateliers MMM 2018-2019: voici le programme

La rentrée de l'Association Maman, papa et Moi, on Materne (MMM), a été marquée par sa participation au forum des associations de Plessé, dès le 1er septembre.

Les échanges avec les familles que nous avons rencontrées à cette occasion nous ont conforté dans le choix des actions que nous avions prévues de mettre en place pour cette année 2018-2019.

Pour commencer:



  • Dimanches en jeux: à partir du Dimanche 14 octobre 2018, puis le 2ème de chaque mois jusqu'à mars 2019:




  • Atelier éveil musical avec la valise à pouèt pouèt: samedi 20 octobre à 10h00, à Plessé (44630), pour des enfants en âge de tenir assis jusqu'à 5 ans, accompagnés de leur(s) parent(s).                                      Sur inscription uniquement
    Tarif: 8 euros par enfant pour les adhérents,
            10 euros par enfant pour les non-adhérents. 
            Adhésion annuelle à l'association de 8 euros par famille possible sur place.   
    Contact et inscriptions jusqu'au 17 octobre: mmmplesse@gmail.com       ou au 09.82.49.80.05 
  • Atelier de danse parent-enfant avec Danse'C dimanche 28 octobreà 10h30, à Plessé (44630), pour des enfants âgés de 2 à 5 ans, accompagnés d'un adulte. 
  • Sur inscription uniquement
    Tarif: 10 euros par binôme parent-enfant pour les adhérents, 
               12 euros par binôme pour les non-adhérents.
               Adhésion annuelle à l'association de 8 euros par famille possible sur place.   
    Contact et inscriptions jusqu'au 20 octobre : mmmplesse@gmail.com ou au 06 18 32 50 58.
Autres dates et ateliers à  suivre très prochainement...

A bientôt

19 avr. 2017

PEPS café

http://pepsmagazine.com/nos-lecteurs-papoten

29 juin 2012

La méthode d'éducation sans perdant - devenir parents efficaces, partie 3

Les conflits ou les tensions entre parents et enfants ou parents et ados, c'est bien plus fréquent qu'on ne le souhaiterait... C'est pourquoi nous recherchons des techniques et des pistes pour réduire le plus possible ces obstacles à une relation épanouie entre nous, pour un mieux-être de chacun aussi.

Dans la première partie nous avons vu que l'écoute active permet d'éliminer une bonne partie des problèmes de nos enfants, et leur restaure leur confiance en eux car ils sont à même de trouver leurs propres solutions de façon de plus en plus autonome.
Dans la seconde partie, nous avons vu que le message "je" réduit significativement aussi une grande partie des problèmes parentaux (par rapport à la relation parents-enfants).
Dans cette troisième partie d'étude du livre Parents efficaces au quotidien (tome 2) de Thomas Gordon, nous allons voir comment aborder les conflits restants pour nous parents quand le message "je" ne suffit pas, et pour ce faire nous devons employer les méthodes de résolution de conflit, et principalement ce que Thomas Gordon appelle la "méthode sans perdant".

Voici le schéma, tiré du livre, qui montre où nous en sommes.


Attention aux obstacles !

"Le concept 'sans-perdant' est au coeur même de notre méthode et de notre philosophie. Il joue un rôle crucial dans la résolution de conflits qui, sinon, finiraient par endommager la relation parent-enfant et par bloquer chez les enfants le développement de leur autonomie. Et même si les parents ont appris des techniques d'écoute efficaces, il ne trouveront pas beaucoup d'occasions de les employer s'ils continuent à avoir recours à des méthodes où il y a un gagnant et un perdant. (...) Les enfants ne partagent pas volontiers avec des parents qu'ils craignent."

Le dilemme de la discipline

"Dans la pratique, discipliner les enfants par des récompenses et des punitions (...)  comporte pour le parent des embûches, dont certaines sont des plus dangereuses et souvent destructrices pour la relation parent-enfant. En premier lieu, les parents vont inéluctablement voir leur pouvoir se détruire (...) [Q]uand les enfants grandissent (...) [l]es récompenses autrefois goûtées sont maintenant regardées avec indifférence. Face aux punitions, les enfants commencent à résister et à se révolter. (...)
Les parents qui ont lourdement misé sur la discipline quand leurs enfants étaient tout jeunes découvrent avec consternation qu'ils sont désarmés quand leurs enfants atteignent l'adolescence. Ils se rendent compte alors qu'ils ne disposent d'aucun système de rechange pour influencer leurs enfants. C'est pourquoi les années de l'adolescence, dans la plupart des familles, sont vécues dans la frustration, la dépression et les crises.
Les parents voudraient bien, naturellement, voir leurs enfants devenir responsables, respectueux des autres, coopératifs, heureux et pleins de santé."

Alors que fait la méthode sans perdant ? Eh bien elle ne contraint, pas : "elle 'incite' Elle incite les enfants à modifier un comportement inacceptable. Elle les incite à prendre des engagements et à les respecter."


Le mythe de la douce autorité

"Si bienveillante que soit l'intention, ce ne sont pas les sentiments du dictateur qui sont en question, mais les résultats du pouvoir sur ceux qui les supportent. (...) Dans la méthode autoritaire, l'enfant a peu de raisons d'aimer ses parents. Dans la méthode permissive, les parents ont peu de raisons d'aimer l'enfant."
Cela paraît un peu fort en première lecture, mais si on regarde les conséquences et les relations sur le long terme, il y a du vrai là-dedans.

Se cantonner dans la méthode autoritaire ou la méthode permissive pour résoudre les conflits mène au ressentiment ou à la soumission, alors que dans la méthode sans perdant, "le parent et l'enfant partent ensemble à la recherche d'une solution qui tiendra compte des besoins de chacun d'entre eux."

Les 6 étapes de résolution de problème de la méthode sans-perdant :
  1. e étape : Définir le problème
  2. e étape : Envisager des solutions possibles
  3. e étape : Evaluer les solutions possibles
  4. e étape : Choisir la meilleure solution
  5. e étape : Appliquer la décision
  6. e étape : Evaluer les résultats ultérieurs

L'avantage de cette méthode est aussi qu'elle peut s'appliquer à résoudre les conflits et tensions de la vie de tous les jours : pas seulement en famille, mais aussi dans le couple, au boulot, entre groupes, et même entre pays, soit n'importe quelle relation humaine ! Ce n'est pas moi qui le dit, mais je le crois volontiers : je pense que la coopération, car c'est bien de cela qu'il s'agit finalement, est en effet une voie royale de résolution de problèmes au sens large !


 Contraintes de temps et interruptions

A la difficulté qu'éprouvent beaucoup de parents de trouver le temps d'organiser avec leurs enfants une séance de résolution d'un conflit ou de solution d'un problème, Thomas Gordon répond que cela n'a rien d'étonnant : "En premier lieu, les enfants (et les adultes aussi) goûtent rarement l'idée d'affronter un conflit et de passer par le douloureux processus de la confrontation, de travailler à la recherche d'une solution et de parvenir à un compromis qui modifie leur comportement. La plupart des gens préfèrent éviter la résolution de conflit. Il est plus simple et plus confortable de lire, de regarder la télé, ou encore de différer ou d'éviter le problème, dans l'espoir qu'il va disparaître de lui-même."
"Les parents doivent émettre des messages "je" vigoureux s'ils veulent réussir à entraîner leurs enfants dans une résolution de conflit :
  • J'ai besoin que ce problème soit résolu maintenant parce que je ne veux pas que mes besoins soient ignorés plus longtemps. 
  • Ce problème doit être résolu parce que je suis sacrément malheureuse !
  • Je sais que vous êtes occupés pour l'instant, mais j'aimerais qu'on essaie de trouver dès que possible une solution à ce problème. Quand ?
  • Je sais que vous ne voulez pas parler de ça, mais moi je le veux ! Je ne veux pas que les choses restent comme elles le sont. "
 Des techniques de parents pour éviter les interruptions : débrancher le téléphone, s'assurer que les amis ne vont pas arriver, fixer une heure précise pour le jour suivant, choisir un instant où personne n'a une élission de télé favorite, et ainsi de suite.
La résolution d'un problème 'sans-gagnant' prend du temps, mais "à long terme [elle fait] gagner du temps. Pourquoi? Parce que, quand un problème ou un conflit entre personnes est résolu de sorte que les besoins respectifs de chacun seront satisfaits et que chaque partie accepte la solution, il y a beaucoup moins de chance que le problème resurgisse. Chacun est motivé pour appliquer une solution qui le satisfait."

 Pour tous ceux qui ont l'impression que la méthode ne marchera pas avec leurs enfants, ou qu'ils ont l'impression d'être ridicules, ou qu'ils se sentent souvent trop épuisés pour s'y mettre... Thomas Gordon donne des pistes : 
  1. Expérimenter la méthode sans-perdant quand il n'y a pas de conflit brûlant, "ici et tout de suite", pas d'émotions fortes telles que colère, frustration, ressentiment. (par ex: Comment allons-nous passer toue ensemble le prochain congé? ou Comment pouvons-nous résoudre le problème que j'ai quand je dois vous réveiller trois ou quatre fois le matin pour que vous soyez à l'heure à l'école?) En commençant par une résolution de conflit de ce type de prévention, non seulement la méthode paraît moins complexe, mais les parents auront une chance de voir avec quelle bonne volonté les jeunes sont prêts à accepter les solutions qui aideront leurs parents (pourvu, bien sûr, que leurs propres besoins soient également satisfaits).
  2. Il est préférable de choisir un problème qui rend l'enfant malheureux parce que ses besoins n'ont pas été satisfaits dans le passé. Dans de tels problèmes, l'enfant a vraiment un bénéfice à retirer de la résolution du conflit. (par ex: Tu détestes que nous te rappelions chaque soir qu'il est l'heure d'aller au lit. Essayons de trouver une solution qui soit acceptable pour toi et aussi pour nous. )
  3. Une fois que les enfants ont un petit stock d'expériences dans lesquelles ils ont, eux, retiré un grand avantage de la résolution de conflit, ils seront beaucoup plus disposés à participer à une recherche de solution quand ce sont les parents qui n'obtiennent pas la satisfaction de leurs besoins.
 Quand les enfants s'en vont pendant une résolution de conflit
Les pistes : 
  1. Passer à l'écoute active, pour mieux comprendre pourquoi ils cherchent à esquiver la discussion.
  2. A condition d'être authentiquement disposé à reporter cette conversation, prenez un rendez-vous pour plus tard. 
  3. Sinon, un fort message "je" s'impose alors (ex : Quand j'ai un problème et que vous m'ignorez ou que vous fuyez, je me sens vraiment frustrée et je pense que vous ne vous souciez guère de moi.)
  4. Attention, si on laisse nos enfants fuir une demande de résolution de conflit, il apprendront très vite à esquiver nos tentatives ultérieures par la même réponse évasive ! "C'est à peu près comme dans un mariage : si vous êtes décidée à avoir une bonne relation, cela exige une vigilance permanente. Et il ne faut jamais laisser à la confusion le temps de s'installer, si vous voulez que votre union marche bien. La résolution d'un problème est toujours bénéfique, à moins que quelque chose accroche et qu'il y ait l'un des deux qui ne désire pas que les choses tournent bien."

Quand les enfants ne s'en tiennent pas à leurs engagements 

[Si l]a méthode sans-perdant accroît grandement la probabilité de voir les enfants tenir leurs engagements, mais elle ne le garantit certainement pas (...) [,] particulièrement avec les jeunes enfants.
Alors : 
  • Quand l'enfant qui était d'accord pour tenir un engagement ne s'y est pas tenu, ne pas le faire à sa place, sinon on lui enseigne qu'il n'est pas tenu de respecter une décision et de tenir un engagement, puisque éventuellement quelqu'un l'exécuterait à sa place.  
  •  Adresser un vigoureux message "je" exprimant vivement ce qu'on ressent en voyant son enfant ou ses enfants négliger ses/leur(s) engagement(s) . (par ex : Quand nous faisons un marché et que vous ne le respectez pas, je n'obtiens pas l'aide dont j'ai besoin, et je le supporte très mal.)
  •  Ne pas tomber dans le piège de la méthode autoritaire, sinon cela brise toute la démarche et la confiance, et empêche alors d'obtenir des enfants qu'ils soient plus responsables et autodisciplinés.
  •  "Devenir responsable et digne de confiance ne s'obtient pas en une seule leçon ; il y faut de la pratique, tout comme pour apprendre à jouer du piano ou au tennis."
Les moyens d'accélérer ce processus d'apprentissage : 
  1. Emettre un message "je"
  2. Passser à l'écoute active
  3. Emettre un message "je" plus vigoureux
  4. Revenir à la résolution de problème pour voir si une meilleure solution peut être trouvée
  5. Mettre en résolution de problème la difficulté pour l'enfant de respecter son engagement.

Les solutions irréalistes que proposent les enfants

  •  Se souvenir que les jeunes enfants se représentent mal la facilité ou la difficulté d'une tâche, et ne pas les obliger à s'en tenir rigoureusement à leurs premiers engagements (autrement dit on vient à la 6e étape : évaluer les résultats ultérieurs et on cherche ensemble ou laisse au jeune enfant trouver une autre "meilleure" solution)
  • Pour un enfant qui a du mal à s'affirmer lui-même et qui par désir excessif de plaire aux autres, en arrive à renier ses propres besoins, vérifier avec lui s'il ne révèle pas un excès de soumission ou un manque d'affirmation de soi.
Préparer le terrain avec les enfants pour mieux réussir ensemble.

"[L]es parents qui réussissent le mieux à introduire la méthode sans-perdant dans leur famille (en particulier quand les enfants sont déjà grands, et par conséquent accoutumés aux méthodes autoritaire et permissive) sont ceux qui ont fait l'effort d'expliquer la méthode nouvelle avant de commencer à l'utiliser."
Quand les besoins sont clairs, les solutions apparaissent.


Des séances de résolution de problèmes prévues régulièrement

J'en ai envie depuis longtemps, mais les quelques unes que j'ai tentées ces dernières années n'ont pas été très concluantes, sauf que je n'avais pas entre les mains la méthode Gordon : A nous enfin les cercles de famille !
"Certaines familles établissent un programme de séances familiales de résolutions de problèmes qui ressemblent à celles d'un comité d'entreprise. Les avantages de cette technique sont évidents. Voici quelques recommandations pour les rendre plus efficaces :
  1. Ne les faites pas durer trop longtemps. Souvenez-vous que les enfants se fatiguent et se lassent vite.
  2. Certains conflits exigent une résolution immédiate, donc les séances régulières ne remplacent pas celles où l'on aborde les problèmes qui ont un besoin urgent d'être résolus.
  3. N'ayez recours aux séances familial que quand les objectifs impliquent l'ensemble des enfants. Les autres enfants s'ennuient si l'on passe beaucoup de temps sur des conflits qui concernent un seul enfant et un seul parent.
  4. Quand la liste des problèmes est longue, décidez en famille de ceux qui auront la priorité. Les questions de moindre importance pourront être remises à la séance suivante.

Conclusion 

D'autres astuces et pistes sont évoquées dans le livre de Thomas Gordon, Parents efficaces au quotidien (tome 2) , et de nombreux exemples et témoignages enrichissent la méthode , c'est pourquoi le lire apporte réellement, même si mon article en trois parties est assez important pour en retracer les lignes majeures de façon suffisamment fidèle, j'espère. Ces exemples donnent vraiment de l'eau au moulin, comme on dit ;  ça en vaut le coup !
J'applique depuis peu les techniques de ce livre, petit à petit, et on voit vraiment des résultats dans les comportements des enfants comme dans les miens, malgré mon épuisement actuel, alors imaginez quand on est en pleine forme ! Cela ne se fait pas en un jour, bien sûr, mais cela apporte un réel réconfort : enfin des méthodes applicables pour tous les âges et pas seulement les bambins et petits, et pas juste de la théorie ! Car vouloir bien faire ne suffit malheureusement pas, alors au boulot !

Ceci était la troisième et dernière partie de mon article Devenir Parents efficaces au quotidien - la méthode Gordon expérimentée et vécue , pour les Vendredis Intellos.




25 déc. 2011

Le merveilleux ET la vérité... pas incompatibles !

C'est étonnant, car je viens de vivre le plus beau réveillon avec mes enfants!

Depuis l'an dernier j'ai fini par décider que la "magie" ET la vérité pouvaient co-exister lors des fêtes de Noël !

Ici donc tous savent qui fait quoi... et c'est avec joie et pensées vers leurs frères et sœurs (qu'ils n'hésitent pas à batailler quand ils ont des mésententes, soyons clairs) et ceux qu'ils aiment que mes 4 grandes et petites (mon 5e étant un peu petit encore pour comprendre grand-chose à tout ça mais demain matin, son incompréhension ne fera pas long feu ;) ) ont fait des cadeaux pour chacun et chacune... qu'elles m'ont même demandé de finir d'emballer par manque de papier de leur part et vu l'heure tardive (n'avaient pas pensé à m'en demandé, par ailleurs, avaient fait avec ce qu'elles trouvaient ou avec des feuilles dessinées par elles ou non...) ! J'ai donc pour mission de déposer leurs présents au pied du sapin... présents qu'elles ont chacune choisi avec soin, et auquel personne n'a induit d'idée ou de proposition quelconque...
Jamais je ne les ai senties aussi sereines pour aller se coucher une veille de Noël : elles savent... tout en ne sachant pas ce qu'elles auront ou non... elles savent que nulle loi arbitraire ne décidera si elles ont mérité ou non d'avoir des cadeaux, que nul père Noël (fort apprécié pour ses histoires, sa bonhomie et tout ça par ailleurs) ne pourra les oublier dans sa tournée... elles savent... qu'il y aura sans risque de se tromper des surprises au pied du sapin fait-maison ... et que chacun offre à ceux qu'il aime, quoiqu'il arrive de l'amour et un petit témoignage aussi... Donc, Joyeux Noël, je m'en vais bientôt pouvoir j'espère accomplir ma mission si toute la maisonnée est bien profondément endormie ! ;) car la magie c'est ici aussi de savoir mais de ne rien voir tant que la nuit n'est pas passée... de se réveiller et de découvrir les trésors petits ou grands qui attendent ceux qui débordent d'amour! Pas besoin d'y avoir beaucoup, mais si chacun offre un petit quelque chose à ceux qu'il aime, ça fait tout de suite chaud au cœur ! L'intention est le premier cadeau ; et même les cadeaux de la plus jeune de mes miss vont faire chaud au cœur de ses grandes sœurs !
Petits pas... ;)

Chacun ses choix, mais je ne regrette pas les miens car ma mission la plus importante est accomplie : conserver les yeux illuminés et pétillants de mes enfants dans l'attente du matin de Noël, et en même temps ne pas leur mentir... Ne pas savoir ce qu'ils vont avoir n'est-il pas déjà un merveilleux suspense ?

18 oct. 2011

Parent conscient : accompagner son enfant malade chez le médecin

Ou comment vivre un dilemme très violent pour soi et son enfant ! 

Explications : après un temps certain d'attente (quelques minutes pour les plus chanceux, une à deux heures pour les autres), avec un enfant malade, bien souvent fiévreux, fatigué, et comme toute personne sensée, n'aime pas spécialement passer autant de temps à attendre dans un espace de quelques mètres carrés, après avoir épuisé toutes les possibilités de jeux si l'enfant était encore en état de jouer, fait de nombreux câlins, lectures d'histoires, papoté, fait connaissance un peu avec les autres "patients" (oui, c'est vrai, il faut être très patient dans ces cas-là !!)...comment dire, votre enfant aimerait partir, mais comme ce n'est pas possible (ben oui, si vous êtes là, à "patienter" c'est qu'il y a une bonne raison, pas juste un rhume ou une petite gastro n'est-ce pas...), votre petit coeur aimerait sans doute pouvoir dormir sur vos genoux, tranquille, vu qu'il fait vraiment très chaud ici et que plus personne ne parle, que maman ou papa (si c'est maman, et que l'on est encore allaité, une petite tétée a sûrement déjà consolé un peu de cette attente interminable - et même qu'en voyant le sommeil fiévreux se pointer, elle s'est dite, pas d'autre tétée avant d'être sortis d'ici sinon c'est dodo assuré) ne veut manifestement pas partir pour l'instant... 

Vous pourriez laisser votre enfant s'endormir, n'est-ce pas? Sauf que... vous savez très bien que s'il s'endort, il va falloir le réveiller pour que le médecin l'examine, lui ôter quelques vêtements, chaussures ... et alors ce sont les cris assurés (même vous, au réveil, vous ne supporteriez pas spécialement ce genre de sensations, et encore moins si vous êtes malade!)! Donc, non. Pas de sieste possible dans cette fichue salle d'attente...

Crédit photo : ra-sante.com

Alors, en parent conscient que vous faites de votre mieux pour "être" , vous réfléchissez à ce qu'il peut y avoir de plus doux comme moyens de ne pas laisser votre petit malade s'abandonner au repos qu'il désire tant, et dont il a tant besoin alors qu'il est malade ! Caresses, petite bête qui monte (il n'y a pas d'âge, si si si je vous l'assure, quand ils sont malades...), position le moins allongée possible sur vos genoux, tout en restant confortable, petits doux tapotis sur les joues tendres, et d'autres encore qui marchent ou non, selon les poussées de fièvre ou l'humeur ou le caractère de votre enfant...
Mais c'est terrible de devoir lutter pour que son enfant malade (déjà quand ils ne sont pas malades et qu'ils tombent de sommeil, nous n'aimons pas ça du tout...) ne s'endorme pas. Comme il est terrible si jamais un de vos enfants se fait un jour hospitaliser, de ne pas lui permettre d'ôter les fils qui surveillent ses signes vitaux pendant la nuit... Frustration, remords, tendresse triste, et en même temps, comment faire autrement ??

Bon, c'est enfin le tour de votre enfant! 
Vous enlevez délicatement quelques vêtements à votre enfant, parfois avec son aide, bon ça va pour l'instant, ouf! 
Et là, le médecin de famille pose son stéthoscope jamais assez réchauffé (voire pas du tout) sur le torse et le dos brûlant (pour la petite histoire perso, le mien avait quand même 40,5 °C hier soir chez le médecin) de votre petit malade : c'est le début du véritable calvaire pour votre enfant et pour vous ! Les cris de refus sont clairs et tonitruants, mais quoi faire d'autre que permettre au médecin de faire son boulot, l'enfant dans vos bras chaque fois que cela est possible, vos mots tendres et rassurants qui n'ont aucun effet face à la panique et à l'inconfort qui brisent la confiance de votre enfant!?! 

Médecin et parent ont beau faire de leur mieux pour réduire au maximum l'inconfort et la durée du rendez-vous, votre soulagement au sortir du cabinet est presque aussi intense que la réassurance de votre enfant à quitter ce lieu désagréable à plus d'un titre, dans lequel vous l'avez accompagné (de votre mieux, et pour son mieux-être par la suite, mais avec quels sentiments d'impuissance, de frustration, et désagréments...) ! Comment faire pour adoucir encore cette situation une prochaine fois??

1 juil. 2010

Recherche de photos pour le blog

Si vous avez envie de partager vos plus belles photos de grossesse,  maternage proximal  - allaitement maternel, massages, cododo, naissance, AAD ... - écologie familiale - bébé ou pitchoun en couches lavables ou "en HNI" , enfants à jardiner seuls ou avec papa et maman  etc... - éducation respectueuse, pédagogies alternatives, IEF , les plus belles photos des papas avec leurs enfants, les plus beaux moments avec vos ados ... en bref tout ce qui est susceptible de correspondre aux thèmes de MMM aux jardins du maternage !
Je tiens à préciser qu'elles ne serviront que pour illustrer les articles du blog et les thèmes et activités proposées par l'association. Selon ce que vous souhaitez il sera précisé ou non l'auteur de la photo, et aucune photo ne sera modifiée (à part sa taille).
Merci !

15 juin 2010

définition de l'éducation "consciente" ou comment résumer autant en quelques mots

On l'appelle "éducation consciente" ou "éducation respectueuse" ou encore éducation non-violente ... en donner une définition ne se fait pas en deux ou trois mots, mais pour résumer l'essentiel, il s'agit de se donner des pistes pour éduquer nos enfants sans le recours à la  violence physique ou verbale ou psychologique (claques, fessées, menaces, chantage ...) , qui sont une éducation par la peur , et sont très loin de donner à nos enfants les bases solides de respect et d'amour (même si on dit les aimer) qui feront d'eux de futurs adultes bien dans leur peau et des citoyens respectueux d'autrui... Car l'éducation commence par l'exemple... en leur montrant comment nous les respectons, nous leur montrons comment ils peuvent respecter les autres !
Une maman m'a demandé d'expliquer ce que c'est, et c'est ce que je lui ai répondu (sur un forum), mais c'est difficile de mettre en quelques mots toutes les idées et possibilités qu'implique l'éducation respectueuse ! Car chaque famille adapte les solutions et il n'y a pas de recette magique, juste de nombreuses astuces qui à l'usage à court, moyen ou long terme facilitent le bien-être de chacun au sein de la famille, enfants comme parents ! Il n'y a pas de parent parfait, mais si nous prenions conscience de ce que nous faisons avec nos enfants chaque jour, mois, année, nous pourrions ainsi être les parents bienfaisants que nous souhaitons être au fond de nous : alors cessons jour après jour de nous laisser submerger par le stress du quotidien et VIVONS  AVEC  NOS  ENFANTS !
Oh, je ne dis pas que c'est facile ! Mais c'est si bon pour eux, pour nous ! Pour aujourd'hui ET pour demain !

11 juin 2010

Sommeil des bébés et cododo / cosleeping

Combien d'années faudra -t'il encore lire des âneries sur les dangers du cododo / cosleeping ? 
L'UNICEF est heureusement parmis les premiers à reconnaître les bienfaits du cododo, et en présente les règles de base pour justement éviter tout danger ! 

Car bien sûr, il ne s'agit pas de faire n'importe quoi... mais de simples règles de bon sens, comme il en va souvent ainsi lorsqu'il s'agit des nourrissons ! De même qu'on ne les porte pas n'importe comment dans les bras, ou qu'on ne leur donne pas n'importe quoi à manger (encore que là, ça ne soit malheureusement pas toujours le cas) , il y a des règles à respecter pour un sommeil serein et sain !

10 mars 2010

La semaine de 4 jours remise en question par les scientifiques !

On le sait depuis longtemps : les "rythmes biologiques"  de nos enfants sont malmenés par les rythmes imposés tout au long de leur scolarité ! La semaine de 4 jours pour les primaires et maternelles , dénigrée par les uns et acclamée par les autres serait scientifiquement parlant une très mauvaise option , pire encore que le précéndent rythme scolaire... On parle ici et là de revenir à l'école le mercredi matin, suite à un rapport du 19 janvier 2010 de l'Académie de Médecine sur la question. Faison un petit tour du dit rapport et des réflexions qu'il engendre...

"L’enseignement actuellement dispensé en France aux élèves du primaire dans le cadre de la semaine de 4 jours est donc réparti sur 144 jours de classe par an (36 semaines de 4 jours) correspondant à 864 h de cours annuel (et à 936 h de cours pour les enfants bénéficiant de 2 heures hebdomadaires supplémentaires « d’aide personnalisée »). Le nombre annuel d’heures d’enseignement est ainsi compris entre 864 h et 1 033 h selon l’âge des élèves ce qui place notre pays parmi ceux ayant le nombre d’heures d’enseignement annuel le plus élevé par comparaison avec des pays comme la Finlande (608 h), la Norvège (620 h), l’Allemagne (622 h). (...)
Pour tenir compte des données biologiques il faudrait une année scolaire de 180 à 200 jours (avec comme corollaire la réduction des grandes vacances), 4 –6 h de travail par jour selon l’âge de l’élève, 4 jours et demi à 5 jours de classe par semaine en fonction des saisons ou des conditions locales."
[ texte extrait du rapport de l'Académie de Médecine  Aménagement du temps scolaire et santé de l’enfant , par Yvan TOUITOU et  Pierre BÉGUÉ  Au nom d’un groupe de travail de la Commission X (Maternité - Enfance - Adolescence) (19 janvier 2010) sur le site à visiter ici  ]
 
Autrement dit, si l'on compare les rythmes scolaires dans les pays "industrialisés" d'Europe et du monde , tant  en durée journalière qu'en nombre annuel d'heures de classe, et quel que soit l'âge (niveaux maternelles, primaires ou secondaires), nos élèves français sont surchargés !
 
L'idéal pour l'apprentissage et la santé de nos élèves de primaires serait des rythmes adaptés à leur âge et n'excédant pas 4 à 5 h par jour du lundi au vendredi ! Le sujet n'aborde même pas les élèves de moins de 6 ans, on imagine aisément que leurs rythmes à eux sont très certainement loin d'être respectés, même si on le devinait déjà !
Bien sûr, il est toujours question, dans ces réflexions-là, de savoir comment gérer l'emploi du temps de l'enfant alors que ses deux parents travaillent et qu'il terminerait la classe vers 15h par exemple... Mais les parents français ne sont pas les seuls à travailler, alors si nous jetions un coup d'oeil aux parents japonais qui sont réputés pour leurs journées de travail à rallonge, ou bien à nos voisins allemands, hongrois ou islandais par exemple, si nous nous intéressions à ce qui se fait ailleurs, une fois n'est pas coutume !? Car les élèves dans ces pays-là ont des journées moins chargées, et moins d'heures de classe à l'année : il doit donc bien exister des solutions pour à la fois respecter les rythmes de nos enfants et les journées de travail des parents !! Pas de solution miracle, sans doute, mais c'est chose possible !
On semble encore loin de tout ça malgré les beaux discours de toujours qui n'aboutissent bien souvent qu'à des "solutions" "tape-à-l'oeil" , alors que bon nombre de parents et enseignants rêvent depuis longtemps d'un rythme qui respecterait les enfants, de cartables au poids humainement raisonnable, d'un programme vraiment enrichissant pour chaque élève ... non il ne s'agit pas d'utopies... juste de réels besoins !